PREMIÈRE LEÇON
CONCURRENCE DU PRINCIPE DE l/lNTÉRÊT ET DU PRINCIPE DE LA JUSTICE DANS LES QUESTIONS ÉCONOMICO-SOCIALES.
RÉSUMÉ DE LA l^c LEÇON.
Le professeur veut exposer la doctrine qui a été élaborée par son père et.pjar lui touchant la répartition de la richesse sociale entre les hommes en société.
V II y a actuellement, en économie politique, deux théories de la valeur d'échange : Tune qui fait dériver la valeur de Vîililité combinée avec la rareté; l'autre qui fait dériver la valeur des efforts et des services de rhomme. -^Hl y a aussi, en économiç.§ociale, deux théories de la propriété : Tune qui fonde la propriété sur la personnalité de rhomme^ et l'autre qui la fonde sur les nécessités de la production et de VépargnCj^
Ces deux théories de la propriété sont également insuffisantes :1 la première, parce qu'elle ne fonde la propriété sur des considérations de justice qu'à la condition d'identifier les deux idées de^ralêur et de travaij, ce qui est anti-scientifique ; Ta seconde, parce qu'elle ne reconnait la valeur de la terre^ qu'à la condition de fonder la propriété sur des considérations d'infg'r^^ ce qui est anti-philosophique, i^ '•-• " ^' ^'
Ces deuxJLhéories se donnent l'une et l'autre pour tâche d'aUcibuer, malgré tout, toutes les espèces de la richesse sociale, sans exception, à l'appropriation et à la jouissance individuelles et non communes. On s'efforcera plutôt, dans le système nouvellement proposé, de chercher une répartition de la richesse entre les hommes qui fasse à la fois la part à ïindimduj^2iV la propriété, et la part à la commummLé ou k VÉtat p^vjimpôl, conformfnient à l'intérêt social et à la justice sociale.
Les six premières leçons seront consacrées à l'examen de ces deux questions morales préliminaires : la distinction et la concordance de riaiérêLiît4e-4a jtreiice; la séparation et la conciliation de l'individu et de l'Etat.