‹ Recherche de l'idéal social: leçons publiques faites à ParisChapitre 27 sur 29 · CINQUIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

CINQUIÈME LEÇON

DE LA CO>COUDA>CE DE L'iKTÉaÉT ET DE LA JUSTICE.

RÉSUMÉ DE LA 5e LEÇON.

L'art, la science, l'industrie et les mœurs, le beau, le vrai, l'intérêt et la justice sont distincts et non identiques.

Sont-ils concordants ou contradictoires?

Pour démontrer leur concordance, il faut rattacher au fait de la division du travail les faits de la volonté libre, de l'entendement et de la raison, de l'amour sympathique et esthétique. H faut rattacher au fait de l'industrie les faits des mœurs, de la science et de l'art.

La division du travail exige la possession de soi-même par la volonté libre. Le fait général de la société et chacun des faits spéciaux de la proprietél de la famille, et du gouvernement s'expliquent à la fois par le fait de la personnalité de l'homme et par le fait de la division du travail. Uindtistrie suppose les mœurs. — La division du travail exige les notions de V entendement et les conceptions de la raison. Vindustrie suppose le langage et la science. — La division du travail exige les émotions désintéressées de Vam^our sympathique et esthétique. Vindustrie suppose Vart.

L'homme n'est donc apte à la division du travail qu'à la condition d'être une personne morale, et n'est une personne morale qu'afin d'être apte à la division du travail.

L'intérêt et la justice considérés, par le passé, comme contradictoires, doivent être considérés, dans l'avenir, comme concordants. Esclavage^ servage et prolétariat.

Page 1