S III
Nous avons plus d'éléments pour apprécier les procédés à l’Indol.
La réaction de l’indol se recherche très simplement en ajoutant à une culture — en eau peptonée — 1 cc. de solution de nitrite de potassium à 0,02 pour 100, puis 1 ce. d’acide sulfurique pur dilué au quart (réaction de Salkowski). On peut rendre plus évidente Ja coloration rose obtenue en la rassemblant à l’aide de quelques centimètres cubes d’alcool amylique.
Mais suivant que cette réaction nous donne un résultat positif ou négatif, pouvons-nous en déduire qu’il y'a ou qu’il n’y a pas de B. Coli ?
1° Positive, — Le staphylocoque blanc de l’eau, des bactéries putrides (dont la signification est sensiblement la même que celle du Colibacille) et des bactéries indologènes, n’ayant aucun point commun avec le Coli, la donnent. de
2° Négative. — Si nous nous reportons à nos résultats nous trouvons qu’une eau contenant 500 Coli (expérience n° 2) ne nous a pas donné d’Indol, une eau contenant certainemet du coli ($ IV) ne donne
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une réaction positive qu'aux tubes 10 et 1, enfin qu'une eau ne contenant pas de Coli (dernier échantillon) ne donne pas d’Indol. Nous y voyons aussi (n°1, n° 3) que cette réaction a été en concordance avec les résultats de l’isolement.
En examinant plus attentivement les résultats, nous voyons que pour l’analyse n° 4, la réaction de l’Indol qui n’avait été positive sur les premiers bouillons que dans les tubes 10° et 1, apparait sur les repiquages au tubes 100 et 10. L'expérience n° 2 nous montre que l’Indol qui n’apparaissait pas dans les premières cultures, peut être mis en évidence dans le tube 100 des repiquages.
Il semble que cette propriété indologène du Colibacille soit inconstante, mais que le germe cultivé longtemps — (d’où l'intérêt d'attendre 48 h. ou 4 jours) — récupère cette propriété qu’il avait perdu par son séjour dans l’eau.