SAV
Le procédé de Besson nous a donné, en général, des résultats un peu inférieurs à ceux donnés par l'isolement du colibacille ; mais il est des cas où il est franchement en défautsoit. qu'il pêche par excès
(dernier échantillon analysé) ou par défaut (eau: n° 2).
Remarquons que dans cette dernière analyse les
dd x LC
repiquages, en tubes B, donnent partout une réaction franche. à | |
Le colibacille en cause avait-il perdu ses qualités fermentatives et sa propriété de faire virer le rouge neutre ? ou bien est-ce parce que se trouvant à l’état pur et en quantité considérable, la seconde fois, que la réaction s’est produite facilement ?
I1 nous semble que l’on peut expliquer ces résultats par le fait qu'un colibacille qu’on retire d’une eau n’est pas analogue à un B. Coli cultivé au laboratoire. S’il se présente sous la même morphologie, les propriétés fermentatives ou la propriété indologène sont fréquemment absentes. Elles peuvent réapparaitre à la suite de passages sur divers milieux.
Le résultat le plus déconcertant que puissent donner les techniques simplifiées ou les méthodes qui visent à assimiler la colimétrie à une colorimétrie — et également les procédés franchement « truqués » au moyen d’antiseptiques — est la constatation d’un colibacille authentique et certain dans de faibles quantités d’eau ensemencées et son absence dans des quantités 20, 50 ou 100 fois supérieures.
Ce phénomène paradoxal peut ccbétdänt s’expliquer : |
Si le colibacille existe dans 20, 10 ou 5 cc. d’eau il existe sûrement dans 50 et 100 cc., mais l’abondance des germes associés le fait passer inaperçu. Comment quelques unités colibacillaïires parviendraient-elles à réduire de façon complète 200 cc. de bouillon au rouge neutre alors qu’elles se trouvent en concurrence vitale avec une profusion de microorganismes acidifiant le milieu ? Pourtant l’observateur concluera à l'absence du B. coli dans l’échantillon d’eau ensemencé et attribuera le virage intense obtenu dans une plus petite quantité à l'effet du hasard !
Cet inconvénient majeur, l’inconstance des propriétés sur lesquelles se base tout procédé posant le diagnostic dé présence du colibacille sur l’apparition de Fune de ses réactions biologiques, sous l'influence qui est supposé le contenir, nous feront rejeter de telles méthodes.
II ne sera qu’un moyen certain de diagnostic, c’est d'obtenir par l’isolement une souche du germe en cause, d’en étudier la morphologie et les affinités tinctoriales et, plus accessoirement, d’en rechercher les réactions de différenciation (elles sont plus constantes dans les repiquages que dans les premières culiures) sans s'attacher à en exiger la concordance. abso-
lue.