‹ Recherches à l'aide de l'Effet Raman sur les molybdates et tungstates simples et complexesChapitre 25 sur 69 · Lefort, An. Chim. Pyhs., 5° série, 17, 1879, p · texte numérisé non relu

Lefort, An. Chim. Pyhs., 5° série, 17, 1879, p

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b) Spectre Raman des cristaux.— Les cristaux étant extré-

. mement fins, les spectres sont difficiles à obtenir. Le nôtre stanalogue dans sa disposition à celui du tungstate neutre de sodium : un quadruplet avec les fréquences 924 cm-1,882 cm-!, 856 cmt, 839 cm:! et la bande dont le maximum a pour fréquence 334 cm1. Or le tungstate neutre de sodium est hydraté, tandis que celui de strontium est anhydre. Ajoutons que le fond continu gène beaucoup l'examen du spectre du tungstate neutre de strontium aux environs de la raie symétrique.

2) Tungstate neutre de Calcium : Wo‘Ca (Scheelite).

a) Généralités. — Etudié aux rayons X par Végard : « Tétragonalbipyramidal class ». La liaison élémentaire contient huit molécules de Wo“Ca (voir page 36).

b) Spectre Raman des cristaux. —— Nous avons essayé aussi d’avoir le spectre du tungstate neutre de calcium qui nous a été gracieusement procuré par la maison Rhône-Poulenc. Malheureusement, ce sel se présente sous forme de poudre blanche extrêmement fine, de sorte que nous avons rencontré énormément de difficultés pour prendre les specires Raman. La raie due aux oscillations symétriques du système est très nette sur les clichés que nous avons obtenus. Elle a pour fréquence 906 cm1. Il ne m'est pas possible d'étudier, sur les clichés que j'ai, la région à côté de cette raie et qui m'intéresse spécialement. Elle est noyée dans le fond con-

tinu. C’est pourquoi je ne donne que la fréquence des oscil-

lations symétriques du système et celles de la bande isolée

qui se dédouble en 332 et 344 cm’1, et ce n’est d’ailleurs pas __ ane exception pour ce sel.

Discussion : La question se présente comme pour les molybdates neutres : les ions WO#-, qu'ils soient hydratés ou en solutions aqueuses, ont une individualité bien définie.

Cette individualité ne doit pas être très diflérente de celle de l'ion WO#- anhydre. Les deux molécules d’eau de cristallisation de l'ion cristallin hydraté déforment peut-être moins d'édifice du groupement WO#- (anhydre) que ne le font | M. Théodoresco 3

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celles du groupement MoO #-. Cette hypothèse est la conséquence de ce que nous venons de voir.

En effet, la région la plus sensible aux molécules d'eau paraît être celle qui accompagne la raie symétrique“(le tout forme le paquet caractéristique). L’anion MoO®° cristallin hydraté ou en solution aqueuse a une large bande à cet endroit du spectre alors que l’anion MoO%- anhydre présente deux raies bien nettes à la place de la bande. La différence en est moins frappante quand on passe de l’anion anhydre WO#- à celui hydraté.

UT 1. Etude de la Dépolarisation des Raies Raman.

Les clichés et les enregistrements obtenus avec les vibrations iet I, séparément (tableaux I et Il), ont fini de nous fixer dans nos hypothèses sur l’état de l’ion cristallin hydraté et de l'ion en solution, par rapport à celui de l’ion cristallin anhydre quand il s’agit des molybdates et des tungstates neutres. Les trois états ne doivent pas être bien différents entre eux. Une structure de fond,commune, doit être plus ou moins déformée suivant que l'ion est anhydre ou hydraté à l’état cristallin, ou bien en solution. En voici les raisons : nous avons étudié la dépolarisation des raies de solutions de tungstate neutre de sodium, de molybdate neutre de sodium et de molybdate neutre de potassium. Noûs constatons une seule raie polarisée pour chacune de ces substances ; c’est la raie très forte comparable à une raie du spectre de mercure. Rappelons la fréquence de cette raie : 897 et 894 cm”? pour les molybdates de sodium et de potassium et 931 cm”? pour le tungstate neutre de sodium. L’examen approfondi des enregistrements. microphotométriques des clichés donnant séparément les spectres 1 et I nous a permis de constater que la bande qui se trouve à côté de la très forte raie polarisée est formée de plusieurs raies dont l’état de polarisation est différent. Ik en résulte que sur les clichés où les spectres sont la résul-

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