III. — Discussion
= Nous nous trouvons donc en présence de composés dif-- férents d’un sel neutre alcalin de TH, quoique peut-être: moins différents en ce qui concerne la structure du groupe: | — COO — que ne le sont les complexes borotartriques (chapitre VIIL) étant donné ce que nous venons de voir. D'après la littérature, les fréquences aux environs de- 1.000 cm1 sont attribuées aux oscillations C— C, les fréquences comprises entre 1.000 et 1.100 cm! sont dues aux oscillations C— O, les fréquences qui vont de 1.100 à 1.300
es QU ER
indiquent des oscillations de H perpendiculaires au trait de valence.
Si nous supposons que les liaisons internes ont lieu entre 10 du doublet OH (fonction alcool) parce-que c’est le plus déformable des deux atomes O et Hetles groupements WOS® ‘ou bien MoO5, le couplage OH deviendrait plus lâche ou nul et les oscillations de H perpendiculaires au trait de valence seraient facilitées. La fréquence 1137 cm! de TH° en solution donnerait une raie dont l’intensité serait renforcée dans le cas des complexes. Cette fréquence a sa correspondante pour un phénomène analogue quand on considère ies spectres des molybdomalates.
Très probablement, le groupe — COO — des complexes molybdotartriques et tungstotartriques subit une modification destructure. Sion admet que dans l'acide celle-ci est asy-
métrique, c’est-à-dire de la forme : — ué , On pourrait O—
supposer que dans les complexes elle deviendrait symé-
trique, c'est-à-dire de la forme : — a . L’atome C
“changerait avec chaque O trois électrons de valence au lieu de quatre. Le 4 électron de valence de O intervien- . Mrait dans la formation complexe.
Lorsqu'on compare les spectres des complexes du type {2TH2.A)Nat ou plutôt (2THNa.A) Na? à ceux du type {TH°.A) Næ, à condition que A représente le même groupement, on enregistre à peine quelques différences de fré-
quence pour les oscillations correspondantes. La fréquence
symétrique résultant des oscillations du groupement MoO® ou bien du groupement WO® subit une très légère modification (plus sensible dans le cas des molybdotartrates) quand on passe des complexes (2THNa.A) Na’ aux complexes (TE2.A) Na? correspondants. Pour arriver à ces complexes, nous sommes partis d'un molybdate et d'un tungstate neutres. Dans le cas des molybdotartrates, la comparaison des fréquénces permet de constater que la fréquence de la vibration