‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 131 sur 141 · DE LA PHTHISIE · texte numérisé non relu

DE LA PHTHISIE

d’une manière inverse : la péripneumonie occupe rarement les deux côtés de la poitrine, laphthisie existe presque toujours dans les deux poumons : la phthisie est moins fréquente chez l’homme que chez la femme, c'est l'inverse pour la péripneumonie. Sur soixantequinze malades atteints de cette dernière affection , et dont nous avons recueilli l’histoire dans les trois dernières années, vingt-trois seulement étaient du sexe féminin ; AH ont succombé , quinze PAT les hommes et trois parmi les Ra

469. Les mêmes réflexions s appliquent à la pleurésie. Nous l'avons rencontrée Fe souvent chez l'homme ae chez la femme , elle n ‘occupe ordinairement qu’un des côtés de la poitrine , et si plusieurs fois nous avons trouvé sur des sujets morts de pleurésie chronique des granulations tuberculeuses dans les poumons , il y en avait autant du côté où la pleurésie existait que du côté où elle n’existait pas.

47o. Ces faits sont, comme on voit bien , opposés à la doctrine de l'irritation. Nous ne prétendons pas néanmoins que la péripneumonie ne puisse avoir au-. cuné influence sur le développement des tubercules pulmonaires, car qui peut assigner les bornes du possible? mais cette influence nous paraît encore très-conjecturale , et nous ne croyons possible de la démontrer, si elle existe, qu'au moyen des tableaux de mortalité dont nous parlions tout à l’heure , et dans lesquels on comparerait les maladies d'individus morts dans des circonstances différentes et bien déterminées. Toutefois en supposant, dès à présent, cette influence aussi positive qu’elle est douteuse, on ne saurait la croire bien considérable , FREE sur un

526 CAUSES assez grand nombre de faits recueillis avec soin, noûs n'en avons point trouvé en sa faveur. |

6 1 dE #4 RE Influence du catarrke pulmonaire.

471. Cette influence ne nous semble pas mieux démontrée que celle de. la péripneumonie. , Des quatre-vingts malades qui avaient pu nous rendre compte des affections qu'ils avaient éprouvées antérieurement au début de la phthisie vingt-trois seulement étaient forts sujets. au calarrhe pulmonaire : cinquante-deux, ou les deux tiers environ , en étaient | rarement atteints. Que conclure de là ?.sinon. que la phthisie se développe indifféremment chez les personnes sujettes au catarrhe : pulmonaire et chez celles qui n’y sont pas exposées; que par conséquent

on ne saurait la considérer comme une des suites

de cette dernière maladie, qu'il n’y a pas de relation évidente entre elles. D mL On arrive encore à la même conclusion par un nouyel ordre de faits. Les femmes qui » d'après 110$ observations , semblent plus exposées à la phthisie que les hommes, sont moins sujettes au catarrhe pulmonaire, du moins à celui qui est assez fort pour exiger quelques, soins. Sur cent quarante-neuf cas de cette affection, recueillis par nous dans les trois dernières.années, cinquante-deux. seulement, ou le tiers environ, appartenaient aux femmes: . EL 472 Ainsi , soit, que l’on étudie l'inflammation du parenchyme pulnonaire, ou celle-de la membrane muqueuse des bronches , relativem ent. le phil sie; - On arrive au même: résultat : le sexe qui semble. le

* DE LA PHTHISIE. 5e plus exposé à la phthisie , est le moins sujet à l’une ou à l’autre de ces phlegmasies, et cela dans la proportion d’un à trois. (ii

Pour considérer désormais les tubercules pulmopaires comme le résultat de linflammation chxonique des bronches, du parenchyme pulmonaire ou des; plèvres, les considérations de toute espèce sont insuflisantes; la proposition qui précède ne peut être détruite que par une série d'observations plus nombreuses que celles que nous avons recueillies, et qui prouve que ke hasard avait amené les faits dans la proportion indiquée, |

473. Que si, contre toute vraisemblance, on. trouvait la différence de proportion des phthisiques dans l'un et Fautre sexe trop peu considérable pour en tenir compte, nos Li mt dé n’en subsisteraient pas moins, puisqu'il n'y aurait toujours aucun rapport entre: la fréquence de la phthisie et celle du catarrhe pulmonaire où de la péripaeumonie, chez l'homme et chez la femme. | |

474. Mais quand bien même on serait parvenu à démontrer, par une suite de faits bien observés, que ces deux affections exercent une influence, directe sw le: développement de la phthisie, on n'aurait pas encore prouvé qu'ellesen sont lacause nécessaire, que sans l'une ou l'autre d’entre elles, la phthisie ne saurait avoir: lieu; et nos: observations de phthisie aiguë nous semblent prouver directement le contraire. La première:est relative à une:jeune personne qui n'était pas sujette ausrhume (Obs. 33%}, n’avait jamais eu de périppeumonie, était parfaitement bien portante au moment où elle fut prise d'une fièvre assez forte ,

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