‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 15 sur 141 · QE A ST EE · texte numérisé non relu

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- ble 0) A0 . à Ki | : ÉPIGLOTTEL 40

S: IL Ulcérations de l’épiglotte.

57. Nous les avons observées sur dix-huit sujets, ou à-peu-près dans la sixième partie des cas, et cinq fois sans complication avec celles du rte et de la trachée-artère. Dans les autres cas, cette complication existait ; de manière que tous les exemples d’ulcérations énuinérés dans ce paragraphe et les deux précédens , ont élé recueillis sur quarante-quatre sujets, où environ les quatre dixièmes de ceux dont, nous analysons maintenant l'histoire. | 58. Quelquefois superficielles, les ulcérations de Pépiglotte avaient ordinairement une certaine. profondeur ;sans néanmoins (à deux exceptions près) reposer surle fibro-cartilage. Superfcielles,, la membrane muqtteuse quiles environne ne paraissait pas sensiblemeñt épaissie ; profondes, elle était un peu plus dure ét plusuépaisse: que dans l’état naturel, soit à leur pourtour, soit dans leur intervalle. Quelquefois aussi elle avait une couleur rose, et dans plusieurs cas le tissu quai.la sépare du rs était plus ou moins boursouflé.

58. Les ulcérations existaient, comme nous l'avons déjà dit, presque uniquement à la face laryngée de Pépiglotie, et le plus ordinairement;dans sa moitié

inférieure. Une seule fois nous en:avons rencontré

quelques-unes à sa face linguale. : (Obs: 12:) Leur largeur était d’une où deux lignes, souvent plus. Pans quelquesicas même la membrane muqueuse de, l'épiglotté at dans touté l’étendue-de;sa face laryngéé: (Obs. 08 sa4. 15) Dans d’autres. on, trouvait, rs ‘ |

5o ANATOMIE PATHOLOGIQUE.

avec les ulcérations, le fibro-cartilage détruit dans une partie de sa circonférence , et alors l’épiglotte semblait comme festonnée. Nous avons observé cette disposition sur quatre sujets. Un cinquième nous . a fourni l'exemple d’une destruction he de

l'épiglotte. tte 13.) | + #0

59. Nous n'avons rencontré dans aucun cas des granulations tuberculeuses dans l'épaisseur ou à-la - surface de l’épiglotte , du larynx ou de la trachéeartère ; en sorte que nous croyons devoir considérer l'inflammation comme la cause la plus fréquente des ulcérations qu'on y observe.

Un autre fait qu'il importe de remarquer, c st que ces ulcérations étaient beaucoup moins communes chez les femmes que chez les hommes, dans la proportion d’un à deux. Ainsi, bien qu’en nombre égal, les femmes n’offraient que six exemples de cette lé sion à l’épiglotte, sept au larynx et neuf à la trachéeartère, sur dix-huit, vingt-trois, et trente-un ‘cas de cette espèce ; et comme la proportion est ä-peu-près . la même pour les trois ordres d’ulcérations, il'est plus que probable qu'elle n’est pas l’effet du hasard.

60. En faisant un relevé exact de l’état de l'épiglotte, du larynx et de la trachée-artère, chez des sujets qui avaient succombé à desaffections différentes | de la phthisie, et principalement à des maladies chro- | niques, nous avons trouvé, sur cent quatre-vingts | “individus, un exemple d’ hide au larynx , et deux : autres de la même lésion existant à-la-fois at larynx F

ÉPIGLOTTE. 0 ! su 51.

et à la bé tu Dans lepr émiet cas ; le sujet avait succombé à une péripneumonie ; et les poumons n’offraient aucune trace de lésion organique. Dans les deux derniers, les malades étaient morts de cancer où de RAT du cerveau, et avaient des excavations tuberculeuses dans les poumons. D'où il suit qu'il faut considérer les ulcérations du larynx, et surtout celles de la trachée-artère et de l'épiglotte , cbtime des lésions propres à la phthisie.

À part trois cas d’un léger œdème de la glotte (Obs. 5e). les lésions qui viennent d’être décrites sont les seules que nous ayons observées chez les phthisiques 5 dans les organes dont il vient d'ètre 4 004

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