DU CŒUR ET DU PÉRICARDE
61. On a mis la phthisie au nombre des causes de Y anévrysme du cœur; mais cette opinion ne nous semble pas avoir le témoignage des faitsen sa faveur. Surcent douze sujets morts phthisiques , nous n’ayons “trouvé que trois exemples d’une augmentation manifeste du volume du cœur. Cette augmentation avait lieu aux dépens du ventricule gauche , pouvait être évaluée au tiers ou au quart du volume de l'organe,
et les malades qui en étaient l’objet n'avaient point éprouvé.les symptômes de l’anévrysme. Dans un bien plus grand nombre de cas, le cœur était. au-dessous ÿ de ses dimensions ordinaires, avait. à peine la moitié ou les deuxtiers du volume qui lui appartient, 4 * Ce dernier fait se conçoit sans peine, par suite de. Vémaciation, générale et de la diminution dela masse des liquides ; mais il n’en serait pas ainsi de la dilatation des cavités du cœur ; car les obstacles à la circulation pulmonaire auxquels on pourrait l’attribuer,, se. forment généralement avec lenteur, sont! par cela. même proportionnés à la masse des fluides, et.ne doivent plus être considérés comme une cause de dilatation. Âjoutons que s'ils devaient amener l’augmentation du volume du cœur, ce serait seulement du côté droit, ce qui n’a pas été observé.
62. La diminution du volume du cœur existait dans « la très-grande majorité des cas , sur des sujets dont la maladie avait marché avec lenteur, mais aussi chez quelques-uns de ceux qui en avaient été rapidement | les victimes ; dans l’espace de cinq mois, par exemple.
63. Le cœur avait généralement une fermeté convenable. Toutefois, nous l’avons trouvé plus ou moins flasque et mou dans la cinquième partie des cas environ,ret cette diminution de: consistance n’était en. rappork nicayec, la durée dela: maladie; nisavec l’âge . des individus. D’autres fois, il avait plus-de fermeté -quer'dans l'état ordinaire ; «ce qui avait principale- -ment lieu lors de épaississement,des parois, der kane | :ou:de l’autre; de:ses cavités. Fes
: 64: Get épaississement existait à un. degré. remarable sur, sept sue 51 Six: fois :pour,ile ventricule
GHRUR, TT LUS gauche, ét une fois seulement pour le vent icule droit : proportion inverse de celle qui devrait exister, si la cause de ce phénomène était un obstacle ‘à la circulation pulmonaire. Dans ces différens cas , la cavité du cœur était rétrécie, son volume n'avait pas changé d’une manière sensible ; ou bien il était moindre que dans l’état naturel, et alors on devait admettre qu’il y avait retour des parties sur elles-mêmes, et non'hypertrophie. C'était le même phénomène qu'on observe si AA sur les Lagstins quand ils sont resserrés.
35 feu amincissement des ventricules était plus rare. Nous ne l'avons observé que deux fois à droite et quatre ! fois à à gauche ; de manière que, sous quelque rapport. que nous envisagions les cavités du cœur, nous xoyons celles du côté droit conserver la disposition qui leur est naturelle , bien plus souvent qué celles du côté gauche ; et que tout ce qu'il est possible de conclure de l'influence de la ‘phthisie sur l'organe central de la circulation , cest qu'elle détermine l’'amoindrissement de son volume comme de celui des autres organes. |
66. Dans aucun cas nous n’avons trouvé dé lésion organique dans les : parois ‘de l’une ou de l’autre des cavités du Cœur ; ce qui indique que l'activité d’un organe « est loin, de pouvoir rendre compte dés altérations plus ou moins is fréquentes de tissu qu ‘on We observe. { | |
67. Nous avons rencontré deux fois l’adhérence du péricarde au cœur. Dans un troisième cas, ils étaient ta-
issés l’un êt l’autre par une faussemembraned’uneligne d'épaisseur , d’une consistance médiocre , au milieu
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de laquelle se trouvait une petite quantité de sérosité claire. Le sujet qui nous a offert cet exemple de péricardite (Obs. 19) eut beaucoup de palpitations., et son pouls fut d’une irrégularité extrême pendant les vingt-trois jours que nous l’observâmes. 1 Chez la dixième partie des individus , il y avait. dans le péricarde un épanchement de sérosité de Ja valeur | de cinq à dix onces. |
î # 68. A la suite des autres maladies chroniques , l'état : du cœur était à-peu-près le mème que chezles phthisi ques. Surquatre-vingtscasde cette espèce, nousl’avons trouvé plus volumineux que dans l’état naturel chez - cinq sujets. Neuf fois il était flasque et mou ; huit fois le ventricule gauche était hypertrophié ; sept fois nous l'avons trouvé aminci; tandis que l’hypertrophie et l’amincissement du ventricule droit n’existaient que dans un seul cas. Enfin le volume du cœur était bien moindre que dans l'état naturel chez trente sujets, ou un peu plus du tiers des individus ; c’est-à-dire , proportion gardée, plus fréquemment que dans la phthisie. Cette Rs à tenait aux affections cancéreuses et en particulier à celles de l'estomac et de
l'utérus, dans lesquelles la diminution du volume du | cœur était à-la-fois plus fréquente et plus marquée | qu'à la suite d'aucune autre maladie. , |
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