‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 2 sur 141 · XY} | AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

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théorie présentée! avec art n’était pas sans attrait pour nous ; lexactitude nous était moins nécessaires: et nous'mettions moins de temps à nous assurer; des faits. : Ces: dispositions , si contraires à la bonne observation , tenaient à-la-fois à l’âge et au défaut: d’expérience : peu de personnes y En Le et nous croyons , par cela même, qu'on devrait , généralement , accorder. moins de confiance aux :observations recueillies pariles: trop jeunes gens, surtout ne pas les chargertex2 Clusivement de cetravail. Car, outre les inconvéniens de l’âge, ilestencore vrai dedire-qu’on: ne peut observer pour les autres avec le même. zèle, la même assiduité , a même exactitude:

qu’on-mettrait à observer pour son propre:

compte. D’ailleurs, voyons autour de nous:

le physicien-qui veut contribuer:auxtprogrès . de la science fait-il faire ses expériences par ‘un autre? Le chimiste confie-t-il le soin: de: ses analyses à celui qui entre dans la carrière? Et si, comme cela est en effet, il y a une analogie parfaiteentrelemédecinquiobserve;: le physicien qui ‘expérimente , et le chimiste» qui analyse, pourquoi suivraient-ils une:mar= che différente ? Ce n’est pas assez desavoir qu'il faut des observations particulières en médecine, si l’on n'est convaincu que; ‘pour en

AVERTISSEMENT: js XVI} recueillir de:bonnes , il faut beaucoup de zèle; de temps et: d'habitude: Il faut:de l’habitudé:, car; ‘recueillir des observations est aussi unmétier qui, comme tous les autres À s’ ‘apprend etne se devine pas. tie

- Oninous pardonnera peut-être d’ avoir‘in< sisté” sur: le soin. que nous: avons mis à recueillir nos observations, et sur la défiance avec: Fine il faut recevoir une ne de celles eo publie journellement, si l’on réfléchitque l'édifice de la médecine repose tout entier ‘sur des faits; et que la vérité ne peut sortir qué de ceux qui ont été bien! et complètement observés. Alors ;et seulement alors, on Pannes ou PR LE PS F HR el il. VA trouver té: ro SRI et comme én mathématiques cette: valeur ne change pas avec les personnes qui s’octupent dela solution du ‘problème, on doit nécessai: remént'aussi, én médecine , obtenir des ré:

sultats identiques de l'analyse des mêmes: observations ; s seulement; là où un espritordi:

‘näiréneitrouvera qu'un pétit nombre defaits généraux ui esprit supérieur en découvrira uñ grand nombre, parce qu'il aura examiné les faits: ‘particuli érs sous : des :aspeêts plus variés ? ipnais illest inévit able que des ob: b

xviil AVERTISSEMENT. | | servations exactes, étudiées sous le. même point® de vue, conduisent à des conclusions identiques ceux qui s’en occupent. Tout n’est donc pas obscurité ou incertitude en méde- “cine, quand on étudie des observations € exac- # tes”; : d'u quels résultats obtenir de la consi- | dération de faits douteux , incomplets ou.

faux ? F SAT (I D'ailleurs, la marche à suivre pourarriver à lasolution du problèmen’a,commeonsait, rien d’arbitraire et d’incertain ; elle consiste presque uniquement à rapprocher les symptômes qui décèlent le trouble d’une même fonction , et si le sujet succombe, à les comparer. à l'état de l’organe qui en ést chargé. Si cet organeest plusou moins profondément lésé, si,sa lésion, par son caractère et par son étendue , explique le dérangement des fonctions, et qu'aucune autrerne puisse en rendre compte, son. la considère comme la. cause des symptômes observés ; si, au contraire, la fonction a été troublée sans que l'organe ait subi d’altéra- hi tion appréciable, il faut bien alors rapporter le trouble à une influence sympathique, ou à un état général du sujet. Ainsi, par exemple, hier que l’anorexie soit un des, symptômes de la gastrite, comme on l’observe asséz souvent chez les phthisiques ; sans que la

AVERTISSEMENT. | vx membrane muqueuse de l'estomac offre de lésion appréciable , ; fobce test de Conélure À dans ce cas, que l anorexie ést sympathiques ou dépenddél'état général du sujet, comnié de la fièvre’, et qu’une fonction peut être dérangée, même pendant un espace de temps considérable, sans qu ‘ily ait altération de structure de l'organe qui en est chargé.” |

‘Rien de ue simple ; mais aussirien de plus Pret que cette méthode ; ‘car , que de tableaux , que Grp particulières n'exiget-elle pas P Et c’est presque uniquement à ce travail, tout à she y que nous avons réduit le nôtre sur l’ensemble des faits que nous avons recueillis , persuadé que l'ouvrage le plus utile’ serait l'analyse la plus fidèle" du plus grand nombre possible d'observations exactes sur un objet déterminés" ©

Gélles dont nous offrons aujourd’hui le résultat sont au nombre dé cent vingt-trois.

Cinquante d’entre elles ont été placées, comme pièces justifféatives, dans le cours de l’ouvrage: ;! et comme dans notre manièréde voir l’histoire ‘d’un malade n’est véritablement complète qu'autant qu’elle donnefuñe idée ; au moins succincte, de l’état de toutes les fonctions, nous avons décrit, avec autant de briéveté qu'il nous a été possible, dans nos

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observations , l’étät de souffrance ou. de liberté des différens organes. Celà nous à semblé d'autant plus ha pénsable ;quepresquetoutès sont des exemplés de complications. plus où moins nombreuses, qu'il fallait savoir à quoi | s’en tenir sur leur influence mutuelle ; que si nous nous fussions borné à un seul. ordre de symptômes, nous aurions dû aussi! dans l'exposé des lésions ; nous réduire à: un seul ordre d'organes; ; “qu’une pareïlle, méthode aurait privé nos observations d’une partie de l'intérêt qu’elles peuvent offrir ; qé’on aurait pu lés croire recueillies avec négligence. Ajout tons que nos récherchés , portänt:surun'assez grand nombre d'objets, plusieurs d’entre:eux auraient paru manquer-derbase; Si ; dans chaque observation, nous n’eussions donné de détails que ‘sur un seul point:;: 442 058% Pour que la lecture n’en fût pas tropifatigänte;-nous les avons rédigées sur un même plan, de la manière suivante. Dans'un pré?

miér alinea, nous ExpesO Ds l'état'des mi avant. l'entrée du::sujet!à Fhôpitals à: partir dujour où ila cessé d’être bién portant; dans un autre, nous disons. ce qu’ellesloffraient de remarquable le jour.où nous avons vusle mi fade, pour. la, première fois; et dansi-autant d'alinea, séparés; nous Taisons. l'histoire! de

AVERTISSEMENT. | RAS chacune d'elles. depuis ce dernier jour jusqu’; à la mort : enfin, pour ce. qui regarde les lésions anatomiques; nous exposonS'aussi, dans autant d’alinea , ce'que l'état extérieur Ja tête, lecou, Ja poitrine et le ventre nous ont offert d’important., De cette manière, la, confusion est évitée, chaque objet de la, descrip- .tion a une place à part, et si l’on veut revenir sur les symptômes. qu appartiennent à telle ou:telle lésion, il n est besoin de relire qu'un.alinéa. .,, | su + Dans Lirdpotsibilité de Éüve connaître toutes Léo: observations qui servent de base à nos recherches, nous avons suivi, dans l’exposition des faits, une marche un peu différente dé celle.que nous aurions adoptée dans toute autre-circonstance.. Nous avons divisé notre iravailen deux parties ,,et comme l'anatomie est, le plus ferme appui de la pathologie, nous avons commencé; l'analyse..des. faits pan; la description générale des, lésions des viscères. Ain$i;nous avons exposé successivement celles des-poumons;; des bronches, des, plèvres, !

de-la: trachée-artère ,. du. larynx, de: l'épis glotte ;» puis mous nous sommes occupé. de celles; de l'appareil. digestif. etc. etc... Et comme. il nous importait , non-seulement.de décrirestoutes les lésions, mais; encore de sa-

& Ld

xxi] AVERTISSEMENT.

voir si celles qui existaient hors des poumons étaient propres à la phthisié , nous avons re- ‘cherché ce qui avait lieu à cet égard chez les sujets morts de toute autre maladie chronique dont nous avons recléill l'histoire ;' nous avons comparé les faits entre eux, et de ce nouveau travail est résultée la connaissance de quelques faits généraux qui ne sont Due être pas sans importance. HE, HG CRIS

Nous avons donné le rapport dant Leqiéel chacune des lésions avait été observée; en sorte que notre ouvrage est, dans toutes /ses parties , une sorte de statistique de la “phthisie. | | er À la suite de la deseription de presque toutes les lésions , nous avons examiné les causes qui pouvaient les avoir amenées. ©

- Enfin, dans un résumé rapide, nous avons mis sous les yeux du lecteur l’ensemble des faits de cette première partie. ÔVE

La seconde est consacrée ‘à l'histbites des symptômes. Nous l’avons commencée par l'exposition de ceux de la phthisie dégagée de complications, ét nous avons insisté sur son diagnostic dans sa première période; puisnous nous sommes occupé des symptômes qui accompagnent les ulcérations de l’épiglotte; du Jarynx et de la trachée-artère ; de ceux'qui

AVERTISSEMENT. : xxiij appartiennent aux différentes lésions de la membrane muqueuse. de l'estomac, ete. , ete.

De là nous sommes passé à l’étude des anomalies que présente la phthisie dans sa marche aiguë ou latente, à la description des accidens qui se manifestent lors de la perforation du parenchyme pulmonaire , par suite dela fonte d’un tubercule ouvert dans la cavité des plèvres ; nous avons exposé plusieurs cas de mort subite : nous avons cherché , par le rapprochement des faits, à apprécier la valeur de quelques-unes des causes auxquelles on attribue le développement des tubercules pulmonaires, et nous avons fini par exposer d’une manière très-succinte le traite- . ment des malades dont nous avons analysé » l'histoire. | Notre premier dessein était de ne donner à notre travail que l'étendue d’un simple mémoire, et, par conséquent, den’exposer qu’un petit nombre de faits particuliers ; de cette manière, plusieurs de nos propositions seraient demeurées sans preuves , et nous aurions manqué au devoir le plus essentiel de celui qui écrit sur un sujet quelconque. C’est par le conseil de M. Chomel que nous avons: été porté à donner plus d’étendue à nos recherches ; ses avis nous ont encore été utiles sous

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d'autres rapports dans la rédaction de l’ouvrage , et nous sommes heureux : ‘de: pouvoir luï en témoigner ici nôtre reconnaissance. | Enfin j'ét nous le disons avec le sentiment d’uné: ‘profonde conviction, ‘uné main plus habile aurait su répandre plus d'intérêt sur la Jongue série de lésions et dé symptômes que nous avons décrits, mais'elle n*y aurait is ni plus d’ ds ae ni plus: d'éxactis arr 1). oo OIL. : MT tecor ob. legs

"(*) L'ouvrage que nous publions a été présenté à l'Académie royale de Médecine, et le rapport qui lui en a été fait se trouye en.éntier dans la Revue Médicale , n°. de Sept. 1825.

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