‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 3 sur 141 · ACADÉMIE R ROYALE DE MÉDECINE · texte numérisé non relu

ACADÉMIE R ROYALE DE MÉDECINE

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Yet moi, de vous. Hsireun rapport surun maruscritdé M.-Louis, intitulé : Recherches # natomico= Pat hologiques sur la: Phthisie. Cesujet aété traité d’une müäñière si profonde. pañ:Bayle, que celui-qui tente après lui d'écrire, sur Ja, même! matière sera presque inévitablement l’objet d’une prévention défarorable; mais cette prévention cesse bientôt, quand on voit

N quelles tirconstances, ont porté M. Louis à écrire. sur.cetté matière,, : et à quels résultats ses, observations l’ont conduit. Paryenu, à. l’âge .où la plupart. des médecins ,cessent! de suiyre les hôpitaux, et'surtout de recueillir des. observations, pour selivrerexclusivement à la pratique , M. Louis a.quitté

la pratique pour, se consacrer entièrement à Pétude,des faits! Depuis le,moïs, d'octobre 1821.jusqu’à l'époqué actuelle,

» ila recueilli avec un soin scrupuleux l’histoire: de tous:les malades admis. dans les salles Saint-Jean et, Saint-Joseph de l'hôpital de la Charité. Le nombre de ces malades s'élève

à 1960, entre lesquels 358. ent succombé.. Parmi.ees-defniers

127. FRA TAPIE PRNIAIGUES 0 +! et.40 autres ; qui ontété] em ‘à

(n out put cru faire plaïdir au léctéur én lui offrant ce Rapport, qüé inôus avons extidit de la Revue Médicile , vuilia été ibn! ‘Uang le nuniéro de septehbre:a8a5. 2011 110 eui(Les LR Rai.)

portés par des maladies différentes , avaient des tubercules dans les poumons. Cette lésion existait donc chez presque la moitié des sujets qui ont succombé et elle a été chez un tiers d entre eux la cause principale , Sinon exclusive, de la mort. Le rapprochement d’un aussi grand nombre de faits ? qu'iln “avait d’abord recueillis que pour sa propre instruction,

a présenté à M. Louis des résultats assez importans pour Le ait cru devoir en faire hommage à l’Académie.

. Son travail est divisé en deux parties : la première est consacrée à l'examen des lésions anatomiques , observées dans les poumons et les autres organcs ; la seconde, à l'exposition des symptômes qui se rattachent à chacune deices lésions. L'auteur y a joint quelques considérations relatives à l’histoire générale de la phthisie , à ses causes, à sa durée ; et parmi les observations qu'il a recueillies , et qui forment la base de son travail, il en a choisi cinquante, qu’il a rapportées comme pièces à l'appui des résultats qu’il présente.

C’est seulement de la phthisie tuberculeuse qu’il traite : il pense; avec M. Laennec, queles granulations de Bayle ne, ” sont que des tubercules commençans ; et quesle cancer , l’ulcération , la mélanose et les calculs des RÉRRESEE doivent être rapportés à d’autres ordres de maladies. 1 © 110: Première partie. Les lésions anatomiques “obsérvées dans les pouménsont été si bien décrites par Baylé ét par M. Läennec; que l’auteur s’est borné à uné descriptiOn très-suécincte dans laquelle on trouve néanmoins plusieurs remarques qui . lui sont propres. Il a remarqué, par exemple, quenon-seu: lement les tubercules affectent spécialement, comme! on là dit, le sommet des poumons , mais encore que dans le cas où ils envahissent leurs divers lobes, : ceux qui occupent ‘le sommet sont plus nombreux et plusegros, et qu’ils se ramollissent à une époque où ceux de la base sont encore durs. Il fait ainsi observer que les, différences relatives au-nombre;, au volume ,et à l’état plus ou moins avancé des tubercules;

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s'appliquent plus nu au lobe supétiéur comparé à, l'inférieur, qu’au sommet comparé à à la base, Il a. plusieurs fois rencontré le. lobe supérieur TR A désorganisé , et à la même hauteur, les parties correspondantes du lobe inférieur encore, perméables à l’air. et parsemées seulement de quelc ues tubercules: À la suite de ces remarques yiennent deux observations curieuses , l’une dans laquelle une large excavation était remplie par un caillot fibrineux,, l’autre dans laquelle un fragment de tissu pulmonaire , parfaitement MT en apparence, était renfermé. dans une caverne, sans adhérence d'aucun côté äkes parois. ME Te Sol

Le conduit aérien à offert. à M. Louis des lésions: qui

n'avaient été ‘qu'incomplètement décrites par Bayle.. Sur cent sujets, ce: médecin n’ayait trouvé, de lésion au Jaryax que dans dix-sept cas; les ulcérations “de la trachée-artère sont. bien, plus rares , selon lui, etiln ‘indique même-pas,la proportion des cas, dans lesquels il les a rencontrées; 5 : HA 1e dit rien de. celles de, l’épiglotte. Sur 1o2,sujets , M. Louis a trouyé dix-huit fois l’épiglotte ulcérée ,:,le. larynx, vingt- “trois, et a, trachée-artère trente-une, Dans plusieurs.cas, il,a

vu les ulcérations de. la trachéesartère occuper.toute sa por2 tion charnue , etchez un sujet plusieurs. CErCeaUux cartilagineux complètement détruits dans une partie de leur étendue par les progrès de l’ulcère. Quant.à la membrane muqueuse des bronches , elle ne Jui a offert. le plus seuvent. aucune altération dans le. voisinage des tubercules crus ; tandis que : près des excavations, et surtout, de , celles, qui sont :trèsgrandes, et qu’il est naturel. de considérer comme anciennes, cette membrane est presque toujours épaissie et rouge. fl en conclut ( que, l'inflammation de à muqueuse bronchique,, étant postérieure à à Ja, fonte des tubercules, ne peut.être, considérée comme la cause qui BI cès RSrRIRrS » mais bien, plutôt

tière que les excavations Y6rsen Ë, sr ces ET ee

ssition des ulétr A déla trächéé, qui sont plus noinbreusés et plus larges à° sû paroi postérieure ; celle dés uléérations de Pépiglotté , qui occupent à-péu-pres exclusivément la surface laryngée ; donnent lieu de croire, suivant M. Louis, que l’'irritation déterminée sur ces parties par le contact des

crâchats est une des causés qui les produits 7 7 "Chez le dixième des sujets, le parenthÿime pulmonaire é était le siège d’une inflammation aiguë survénué Bané ee El derniers jours de l'existence. Modeste re ne he Les adhérences de la plèvre, qui sont si communes pos les phthisiques ,; ont particüliérément attiré l'attention de l’auteur. Il n’a trouvé qu’un seul cas’ où les’ deux poumons fussent parfaitement libres. T1 a observé généralement une sorte dé ‘proportion éntrê les adhérences et le désordre - “intérieur : quand les eu étaient faibles ‘et légères , le amen des poumons n’offrait que de “très-petites excaŸations ; quand les poumons étaient partout ét fortement adhérens , ils-présentaient présque toujours de vastes caverñes. ‘Où a fait depuis lông-témps l'observation que les tubercules ‘$e‘ développent souvent däns plusieurs organes à-la: fois, et que chez les phthisiques, en particuliers ilsen rencontrait fréquëémiment dans d’autres parties ; èn mére À temps que dans les poumons. Bayle avait constaté la présencé de la matière tuberculeuse dans les intestins ; “mais personne avait encore présenté les résultats numériques qué contient l'ouvrage de M. Louis. Il'a reconnu la présence des tube cules où/de la matière tuberéuleuse , FF 20) ADD, #5 Dans l'intestin grêle , chez près du tiers des sujets. Dans le gros intestin , ‘chez le neuvièmèe.

Dans les glandes mésentériques, chez le quart. "P FA Dans Tes’ ‘glandes cervicales, chez le dixième. * ! L + Dans les glandes lombaires, chez un douxiète. | ui ‘Dans K prostate , chez un treizième. LL ‘Dans la rate ; Chez un + ENMIRREMNE dis Se cb

(5) . Dans les oyaires , suœun vingtième. F ct deshün atèt: Dans les reins ;, sur un quarantième. Ë Dans la matrice , le cerveau, .

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