‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 4 sur 141 · EST · texte numérisé non relu

EST

le cervelet 21 SR 66 chez un seul sujet. | Ja moelle allongée , Jes uretères »

Ces pr à p faites avec ‘un soin presque minutieux, à ont conduit M. Louis à un résultat fort important. Aucun des 358 sujets qu'il a ouverts n'a présenté de tubercules dans un organe quelconque , qu il n’en eût aussi dans les pou mons. Les concrétions tuberculeuses qui se forment dans les inflammations chroniques des membranes séreuses n'ont pas même fait exception. L'examen attentif des poumons a fait reconnaître, dans tous les cas de ce genre qui se sont PRenles à M. Louis, l'existence de tubercules dans ces.organes. ‘Chez un seul individu , mort de fièvre grave , et dont les poumons ont paru sains , les glandes mésentériques Contenaient quelques grains tuberculeux, {Cette observation ». faite sur plus de 350 sujets ; âgés de plus. de, quinze ans, sera-t-elle applicable aux enfans ? C’est ce que de nombreuses QuRertures de cadavres pourront seules décider. ,

‘L'étude anatomique des organes qui ne sont,.pas le siége spécial de la phthisie a fourni à M. Louis plusieurs autres

faits intéressans. |

Le cœur n’a offert d'augmentation de volume que. sur trois sujéts , et cette augmentation avait lieu dans le ventricule gauche. Dans le petit nombre de cas où le cœur, a offert quelq e Changement d'épaisseur, c était aussi presque, toujours du côté gauche que cette lésion existait. Ces faits montrent la valeur des suppositions théoriques de quelques autéurs , qui considèrent l’endurcissement tuberculeux, des poumons comme ur des causes les plus actives des maladiés du cœur en général >, et particulièrement des cavités

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droites. Chez Ja plupart des phthisiques , M. Louis à trouvé le cœur diminué dans la même proportion que les autres viscères. L’aorte, mesurée comparativement , et dans toute sa longueur, chez les phthisiques etchez lès sujets qui avaient succombé à des affections différentes, s’est trouvée plus étroite. chez les phthisiques que sur les individus morts d’affections aiguës > mais moins étroite que chez. ceux qui avaient sucéombé à des affections cancéreuses. Chez un quart des: sujets, l'aorte a présenté une rougeur remarquable de sa face in= terhé ’ mais sans changement de consistance æ d'épaisseur dans sès membranes. Ces lésions n’ont pas été signalées par Bayle, non plus que celles du pharynx » de l'œsophage. et

de l'estomac , dont il est ensuite quéstion. | Les ulcérations de l’œsophage et du pharynx se sont présentées deux fois seulement. L’œsophagea offert, de plus, chez trois sujéts,un amincissementavec ramollissement de ses membranes à à son extrémité cardiaque. Les ulcérations du pharynx et de l’ésophage n'ont été rencontrées chez aucun “des indi- -vidus qui ont succembé à d’autres maladies chroniques: elles né sé sont montrées que chez dés phthisiques et chez des

sujets morts de fièvres graves. FLE.

Sur quatre-vingt-seire sujets dont l'estomac ‘a êté examiné aveé soin ; M. Louis sa trouvé neuf fois le volume | de ce viséère double lou triple de ce qu'il est ordinairement ; Ja GrAtER courburg descendait au niveau de la, crête di de L 08 des ilés! Le même changement, dans 1 la grandeur « et Ja position de l’éstomac, ne est rencontré que deux fois chez les sujets qui avaient suécormbé ‘à d’autres. maladies. Mais bien que ce phénomène soit ‘assez remarquable, l'estomac offre däns, sa strücture desllésions beaucoup plus i impor täntes, et qui déà ont été signalées ‘dans le Mémoire de |’ auteur sur le Ramollissément avec amincissement de la membrane muqueuse. de lestomac. Celte membrane , attentivement examinée chez quatre-vingt-seize phthisiques, a offert chez soixante-dix-

Ds C7 sept d’entre eux des lésions notables , telles que le ramollissement avec amincissement, la rougeur avec épaississement, un aspect mamelonné , etc., : dans deux cas , elle a présenté des ulcérations sans aucun, changement de structure ou de couleur. Gette même membrane examinée comparativement. chez. ram mile à-peu-près égal de sujets qui avaient succoimbé à d’autres maladies chroniques, n’a offert d’altérations que dans la moitié des cas: ces altérations étaient moins considérables ; le ramollissement avec amincissement, qui , sur quatre-vingt-seize phthisiques , s’est rencontré dix-neuf fois, n'a été chservé que six fois parmi quatre-vingt-quatorze individus morts de maladies chroniques autres que la phthisie. Les lésions de l'estomac ont ainsi été beaucoup plus … fréquentes:et beaucoup plus graves chez les phthisiques. : Le duodénum a présenté trois fois des ulcérations , et dans un certain nombre de cas une "bare de Yaene de ses AA muqueuses. : 6.5. /na NOTE PE L'étude des lésions anatomiques dont les intestins grèles sont fréquemment le siége ; a conduit M: Louis à fixer son attention sur les plaques olténig ME ronds par l’agglomération des’ cryptes muqueuses dont quelques anatomistes ont parlé ; tamais auxquelles on :n’a-pas généralement sattaché l'iportañce qu’elles méritent. M. Louis a reconnu que:ces plaques qui existent dans l’état sain ,.et qui sont situées à

lopposite du mésentère ; ne participent que fort peu aux

lésions de la membrane muqueuse qui les entoure, et sont

souvent: le siégeide lésions auxquelles cette membrane n'a

point de part. Ces plaques-sont le siége le plus ordinaire. des lcérations soit chez les phthisiques, soit chez les sujets

atteints de fièvres graves. M. Louis a trouvé ces ulcérations chez les cinq sixièmes des phthisiques, ce qui porte à croire . qu'ila examiné ces organes avec plus dé soin encore que ne l'avait fait le scrupuleux Bayle, qui n'avait trouvé de lésions des intestins que chez les deux tiers.des sujets. Ces ulcères

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