‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 59 sur 141 · Quelquefois les frissons , qui avaient lieu · texte numérisé non relu

Quelquefois les frissons , qui avaient lieu

journellement à la même heure , incommodaient

FIÈVRE oh, assez les malades pour qu'on cherchäât à les supprimer. On y parvenait ep id. et quelquefois : aussi on parvenait seulement à les diminuer ; mais alois la Chaleur restait toujours plus ou moins forte ; etles frissons , après avoir été suspendus: ou supprimés pendant ün:éspace de temps plus ou moins considés rable , reparaissaient les mêmes qu'avant l’adiministras tion du fébrifuge. On conçoit d’ailleurs qu'à raison de l’état plus ou moins inflammatoire dans lequel se trouve fréquémment l'estomac des phthisiques, l’emploi du sulfate de quinine exige des ménagemens.

206. Les frissons étaient orlidiahense suivis de chaleur et. de sueur, Nous disons ordinairement, ‘car les sueurs manquaient dans plusieurs cas, chez la dixième partie des-individus qui avaient des frissons. À leur tour!i,.elles venaient quelquefois sans ces dér2 niers ; ‘ét presque constamment la nuit, au milieu du sommeil; Elles étaient si abondantes et si. incommés des, chez certains sujets , qu'ils craignaient de’se lie vrer au repos. Elles ne recevaient aucune influence de l'état des autres organes, et coïncidaient .ordinairement avec la disehée; qui était parfois” trèsforte, tandis qu elles-mêmes étaient très-copieuses et obligeaient les malades à changer une où plusieurs fois de linge pendant la nuit. En vain nous avons multiplié les questions à dessein de savoir s’il n’y aurait pas quelque correspondance entre ces deux phéno-= mènes, sils ne seraient pas supplémentaires l’un de l'autre ; nous n’avons jamais pu nous convaincre de cé balancementsde fonctions enseigné par les auteurs? Nous avons bien vu, dans le cours des sueurs plus où moins copieuses, la diarrhée devenir.moins forté pénis

dant deux où trois jours; mais elle reparaissait ensuite

aussi considérable qu auparavant , de manière que bien évidemment iln y avait eu entre ladiminution des selles et les sueurs qu’une simple coïncidence. : 257. On dira peut-être que si le balancement

dont il s’agit n’est pas réel chez les phthisiques, il

n’en existe pas moins chez des sujets atteints d’autres

maladies. Mais nous l’avons encore inutilement cher-

ché dans les fièvres , les rhumatismes, et en général toutes les fois qu l’un des deux symptômes, la diarrhée ou la sueur, survenait, l’autre existant déjà : nous

n’avons pu nous convaincre qu'ils s'influençassent .

réciproquement, qu'ils fussent dans une dépendance mutuelle ; en sorte que nous croyons pouvoir dire

que si le rapport dont il s’agit existe quelquefois ,

c'est sans douté d’une manière ‘accidentelle: et seulement comme exception. Ce fait n’est peut-être pas sans importance, vu que la plupart desmédecins con- . sidèrent le balancement des fonctions comme une

donnée certaine sur laquelle ils appuient leur pra-

tique.

258. Les sudamina qu’on observe si fréquemment à la suite des sueurs dans le cours des fièvres continues, sont beaucoup plus rares , toutes choses égales d’ailleurs, chez les sujets atteints de toute autre espèce de maladie. Nous en avons vu quelquefois chez les phthisiques, mais jamais en ‘aussi grand nombre que dans le cours des fièvres graves, où le soulèvement de l’épiderme, qui constitue cette espèce d'éruption , est quelquefois si général, qu’on l’enlève au moyen d’un léger frottement de presque toute la surface du corps.

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