PAR LE NA DS DIS
259. Observons que ces sueurs si copieuses indiquent un dérangement desfonctions de la peau, aussi remarquable par son : deffé que par sa durée; que ce dérangement, qu'il soit sympathique ou dû à une ‘autre cause, n’en est pas moins réel, et a lieu sans altération sensible de la structure de l’organe qui en: est le siége ; qu’ainsi, une fonction peut être plus ou moins profondément altérée pendant long-temps , sans que l’organe qui en est chargé offre de changement appréciable dans sa texture. Remarquons encore, qu'à défaut de faits qui prouvassent d'une manière directe que le dévoiement peut ävoir lieu sans lésion appréciable de la membrane muqueuse de l'intestin , cela serait à présumer, à raison de l’analogie qui existe entre des sueurs copieuses et une diarrhée plus où moins forte. Nous ne disons pas évident, parce que, daus notre manière de voir, l’analogie ne peut servir qu’à indiquer de nouvelles recherches, à aller à la rencontre des faits et jamais à les suppléer; autrement, ce serait conclure de la possibilité d'une chose à son existence , ce qui est absurde. KE
Enfin, nous remarquerons pour ceux quine veulent reconnaître de cause du dérangement des fonctions que l'inflammation, qu'il serait difficile, quelque bonne volonté qu’on eût, de la croire pour quelque chose dans la production des sueurs chez les phthisiques, dont Ja peau reste pâle et flasque au milieu de ces énormes déperditions. ap
260. La soif présentait, comme les autres symptômes, des variations fort remarquables; manquait dans la quatrième partie des cas, était plus ou moins
considérable chéz le reste des sujets ; n'avait der rap- port constant ni avec l’é
de l'estomac, ni avec ce=
lui du canal intestinal { avec la diarrhée; était
bien plus ordinairement proportionnée à la fièvre,
se montrait presque toujours en même temps qu’elle, suivait ses progrès, augmentait dans ses redoublemens du soir et de la nuit ; en avait été précédée de re temps chez un petit nombre de sujets.
261. Appétit. Nous verrons, en parlant des symp= tômes relatifs à l’estomac, les nombreuses variations
de l'appétit, car il était trop fréquemment en rapport
avec l'état de la membrane muqueuse de ce viscère, pour qu'il soit possible d en parler spieoRine ailleurs. Tu 262, La diarrhée était si AE on , qu'il nous semble convenable de la considérer moins comme une com-
plieation que éomme un symptôme de la maladie; et
cette Considération nous engage à en parler ici. Sur cent douze sujets, cinq seulement y avaient échappé.
Elle offrait de nombreuses variations relatives à sa
(1) Daus la plupart des cas où la soif manquait, la membrane muqueusè
de l’estomac était dans l’état ‘naturel, etle dévoiement n’avait eu lieu que
dans les derniers temps de la maladie, quelquefois trente, querante , cinquante jours avant la mort : deux fois seulement il avait existé avec quelques intermitfences neuf mois ou deux ans. Chez les sujets dont la soif avait êté plus ou moins vive, la membrane muqueuse de Pestomac était plus ou moins parfaitement saine, ou n’offrait que des lésions ré-
centes, dans un peu plus de la moitié di cas, ét la diarrhée avait eu
lieu dans presque tous; mais la soif la devançait d’un temps plus ou moins considérable, quelquefois de vingt mois et au-delà chez les deux cinquièmes des individus. Ghez les autres sujets, elle avait débuté aves elle ou lui était postérieure ‘en date, alors même que la diar-
* rhéé avait toujours été furte. (Obs. 4) Elle fut très - vive chez deux suisse dont la mémbrane muqueuse gastro-intestinale était saine, et qui n’a-
vaicnt pas eu de dévoiemens, | Ù