‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 6 sur 141 · DES POUMONS · texte numérisé non relu

DES POUMONS

PAF À avai divisé la phthisie en autant: des: | a qu'il peut y avoir de lésions organiques des poumons, capables , selon lui, d’amenèr la-mort, par suitel.de leur développement. Il admettait: des phthisies tubereuleuse ,:granuleuse ; cancéreuse , mé-

2 | CHS M (ÉATHALOGIQUE. ce

lanée , calculéuse ét'u Céréuse. M. File pense, au contraire, quil n’y a qu’une seule espèce de phthisie, la phtHisie tübérculeuse | C'est-à-dire une seule lésion organique des poumons, qui puisse conduire à la mort par tous les degrés du dépérissement et avec tous.les symptôm Tags duisappartiennent à la phthisie.\"Depuf si “plu! e trois ans que ous avons

GS avec soin. MERE de tous les sn admis

ss nous n’avons obsegvé aucun sujet, mort SH sique , dont les poumons ne nous aient offert, comme lésion principale , ‘un: plus où moins grand nombre d’excavations tuberculeuses , de tubercules, ou de .granulations grises demu-transparentes ;;en sorté que nos observations confirment celles de M; Laenmec» et que, pour nous comme pour.lui, « Fexisteacerdes ». tubercules, dans les. poumons est la causé.et conss » titue le caractère propre de la phthisiez»!,.09gns !

3. Lestubercules sont, comme on sait, des tumeurs d’un blanc jaunâtre , d'un aspect mat, REA COnsistance variable, qui se ramollissent après un certain temps, se vident dans les bronches;tet donnent lieu à des excavations plus ou moins considérables.

4. Presque toujoursils étaient plus nombreux, plus gros , Fr avancés danseur GVELOpPERRE au sommet qu'à la base des poumons ;.de, manière que, sur les cent RAT Hois cas de phisiee dont nous faisons

l’analyse;snousin’avons :imouvé que deux Sens

à cetterrèglem{(Obs:33.) : ‘045 * 1m9q up es0gg :

3, des! tuberculés étaient accompagnés d'une pro duétion d'uri aspect très-différent; nous voulons par: . lei de, ces petits corps plus ioumoins arrondis ; homo“!

POUMONS. ” ! : 3 gènes , -Ruisans', d’une dureté assez éonsidérable, du volume d’un pois x cehuii d’un grain de millet, désignés sous le: pe So ii deinitranspa rentes. | Ces granlations PRE d'après les belles res cherches de M. Laennec ; lé premier degré des tubereules, célai par lequel ds doivent passer avant de revêtir les caractères qui léur' sont propres. Comme les tubércules ; nous les avons trouvées plus groséés, plus nombreuses au sommet qu’à la base dés pour môns, et limitées à leur sommet quand elles Un. täient pas dans toute leur étendue.

: À une certaine époque de leur existènce elles dirai ‘un point jaune et 6paqué au centre; ce point avait d'autant plus de: largeur qu'elles étaient rapprochées du sommet des poumons ; en sorte qu'en examinant ces viscères de bas en: haut, 6n y trouvait ordinairement , dans Fordre suivant : des granulations grises dit trerdpidrétites , des granulations louches et jaunâtres à l’intérieur, et enfin des granulations d’un blanc jaunâtre dans toute leur épaisseur c'est-à-dire complètement tuberculeuses. Ces ah) étaient ordinairement les seules qu’on obsérvât au sominet des poumons.

6. Il était rare de ne trouver dans les poumons que des tubercules, ou! des granulations grises. demitransparentes. Le premier de’ces cas ne s’est offert que! deux fois à nos recherches. Nous avons observé: le second sur cinq sujets, encore y avait-il alors quel ques granulations Lt ou I OÏNS ste et rt au centre. drorhnisrAitdinte

Ces faits nous DT TET établir d’une: filtre in

Lo

contéstable, la transformation des granulations grises A ane TE en matière tuberculeuse.

7. Ces granulations, ordinairement disséminées , étaient aussi, dans bien des cas , rapprochées par petits groupes , ou même formaient des masses d’une forme irrégulière, plus ou moins considérables.

Le plus souvent on les trouvait à'une certaine distance de la plèvre. D’autres fois (chez le tiers des sujets environ) elles n'étaient pas moins multipliées

sous cette membrane, immédiatement , que dans a

profondeur de l'fbane: Nous avons même rencontré

un cas dans lequel, le poumon étant libre dans toute son étendue, elles étaient plus nombreuses à sa su-

perficie que partout aïlleurs. (Obs. 17.) Ainsi disposées, lesgranulationsdonnaïientaux poumonsun aspect inégal. Devenues tuberculeuses, puis ramollies, elles étaient remplacées par des abcès qui formaiént une saillie plus'ou moins considérable à l'extérieur, se vidaient quelquefois dans la cavité des plèvres, etdonnaient lieu à des\accidens que nous indiquerons au chapitre de la perforation des poumons. |

8. Le temps nécessaire aux granulations pour acquérir le volume d’un petit pois (celui qu’on observe le plus ordinairement); est, sans doute, très-variable et presque toujours impossible à détérminer, Néanmoins, quelques faits de phthisie aiguë semblent indiquer que leur développement est parfois trèsrapide, qu ‘elles peuvent atteindre le volume dont il s’agit en trois ou quatresemaines seulement. (Obs. 34.) D'un autre côté, un assez grand nombre d’observations donne à croire qu ‘elles peuvent encore être fort petites long-temps après leur début. Ainsi, nous

IPOUMONS? 011 “1 5 avons rencontré! plusièurs individus’ ‘qui Loussatent sans interruption, avaient eu ‘des: hémoptysiésPdepuis plusieurs années, .etc:, et‘qüui, pour toute lésion du | parenchyme pulmonaire , offraient des granulations grises du volume Las ‘ou même: bien: au-dessous, : 1:11) 110 LG qe

. 9: La matière sains FA An se inoûtrait encore sous üneïautre forme , était fréquemment en | masses irrégulières, quelquefois considérables ; d’un, deux, trois pouces:cubes environ. (Obs. 20.) Comme dans les: cas où elle avait la forme arrondie, elle était brillante, homogène:, sans structure distincte. Chez plusieurs.sujets on voyait, au milieu dés masses con il.s’agit;lun plus oumoins grand nombre de‘points miliaires , d’un blanc:jaunûtre , d’un aspect mat; véritablement.tuberculeux. Chez d’autres , la transformation. était-presque complète , et l'en ne trouvait plus que quelques parcelles de matière grise auanilieu d’uné masse de. matière tuberculeuse. dos

Ainsi, que la matière grise se présentât sous tin

de granulations: où de! masses irrégulières: plus’ ou moins boñahkärables ; clé se; transforimait. tôt ou tard en1matière. tuberculeuse.

40% Nous. avons rencontré ; bien que rarement, la matière grise dans d’autres organes ; et Ja, comme -dans les poumons ; elle nous: a paru susceptible ‘déda transformation: tuberculeuse. Nous citerons , à cet égard, le sujet:de la septième observation , chez kequel nous trouvâmes, au milieu d’une grande quantité: de-matière tuberculeuse déposée dans le grand épiploon.et le mésocolon, des masses plus ou moins considérables de, matière grise demi- transparente,

N'est-il pas probable que cette dernière. eût du tôt. où À mg transformation tuberculeuse?. ju | PR 11. Suivant lagnemanque de M. CE on ne | inouväit pas, ou l'on trouvait rarement , des vaisseaux dans les masses de ‘matière grise. Nous nous en sommes assuré plusieurs fois au moyen de l'injection. (Obs. 29:) 42.11 y avait presque constamment autour desiexcavations tuberculeuses un peu. considérables’; ume certaine quantité de. cette même matière: Souvent it.de toutes parts des granulations louches. et jaunâtres , des réunissait en: une masse compacte plus ou moins grande. Dans ce cas ;nôus l'avons vue affecter une disposition très-singulièresur trois sujets, et se présenter sous forme de zones. Celles-ci étaient au nombre de trois , parallèles entre elles , placées horizontalement , occupaient toute l'épaisseur des poumeksg avaient un-pouce de haut, et se trouvaient séparées les unes des autres pariune tranche de tissu pulmonaire de: là même: NET:

(Obs, 46.) : | | al oup Jeu

. Gomme les granulations, # matière grise en masse se trouvait fréquemment près de la superficie des poumons , sous la plèvre immédiatement, (Obs::20155.)

19; Dans les cas où la marche de la phthisietavait été rapide, on pouvait croire que la:matière tuberculeuse m'était pas le produit d’une transformation de la matière grise ; qu’elle s'était développée primitivement sous cette forme ; car le temps!nécessaire à cette. transformation semblait avoir: manqué. Tel serait de cas d’une. jeune fille qui fait l'objet de la trente-cinqnième observation , et chez laquelle nous trouvâmes unetrès-grosse masse de: matière tuber-

à POUMONSLL 0: à NA 7 lie FR et en partie vidée ;! ai: trente-cinquième jour, de da maladie: } Toutefois: il convient d'observer que dans le cas dont il s’agit il y avait | dans le même peurñon,;-de lamatière tuberculeusé et de la matière! grise ;que, chez plusieurs autres! sujéts dont. da. maladie. a encore marché ! très-rapidement (Obs. 56),.on trouvait, au milieu d’un des'lébes su périeurs, » Presque entièrement transformé én inatière

tuberculeuse ramollie, une certaine quantité de nia- Resugelse #r bien x ‘elle, ait Fu se sh ht)

het a est: pas moins: sc eu ‘en sorte A il doit nécessairement restér des doutes sur la rare he ‘aë die dans, ces différenseas. ge

Néanmoins ,ilest d'autant plus probable qué Ja matière. tuberculeuse se: développé ARLES" priwitivement telle-dans les poumons , qu’à deux exceptions. près, elle nous aïtoujours paru- affecter \ ce mode.de. développement-dans les autres organes. :

M4 Nous.avons encore rencontré, dans lés pou | mons des. phthisiques, et: chez eux seutémient , ‘ane | matière moins ferme, plus transparente que ‘celle qe nous, venons: de décrire, d'une couleur roussâtre , quelquefois assez pâle j'ayantiplus où mins l aspeët des gelées: (Obs. 2.) Cette matière , que M. Laennec a décrite, me.nous a jamais offert de grains tuberculeux. Est-elle. de vs nature: as la matière grise demi-transparente?. : + srrek-2 3 MO

19, Presque de sil y. avait ‘une plais ou! sites grandeiquantité de tubercules dansles deux poumons. Néamgoins, nous avons Vu cinq fois cette lésion bornée au poumon gauche ,.et deux fois seulementià celui

du côté droit. Ge dernier serait-il un‘ peu moins favorable que l'autre 6 M A be la inatière tuberculeuseà {14 2 ue

116. Nous avons dit que les tibéréilei affectaient unesorte.de préférence pour lesomurét des poumons; qu’ils-y étaient: plus: gros’, plus avancés} ét proportionnément plus nombreux que dans:le' reste de leur

étendue. Cette remarque s’appliquerait plus éxactementencore au lobe supérieur, comparé à l'inférieur ,

qu'aux poumons en général, Car, outre lés rahaig

excavations qui, dans presque tous Te cas, existent au sommet du lobe supérieur éxclusivement , es granulationsgrises, les tubercules, les petites extaP RE > EtC:; sont encore plus nombreuses! et plus ‘rapproéhées dans le reste de son étendue que dans là partie correspondante du lobe inférieur. Souvént nième nous avons trouvé tout le :lobe -supérieur ‘transfortié ‘en excavations et en matière grise ou tüberculeuse ,

impérsenle à l’air dans toute son: éténdué: ; RG

qu'à la même hauteur nous renconttions toujours

dans le lobe inférieür une partie plus ou moins considérable du parenchyme pulmonaire, capable d'entretenir la respiration, et rarement des excavations tuberculeuses. : Une ‘de nos observations ‘dé phthisielaiguë est unexemple de la disposition mOrbide qui nous occupe. (Obs: 56.) Nous l'avons rencontrée. telle à-peu-près qu'il viént d’êtré dit, ‘sur trente-huit sujets, dans la troisième partie des cas environ, vingt-huit fois à gauche, et dix fois seulement à droite. Ce fait semble encore indiquer que le poumon gauche est plus favorable que le droit au développement destubereules ; et est d'accord avec

de - kr w ” + 0 POUMONS. 017 9 celui que nous avons notédans le paragraphe précédent, L'histoire de la perforation du POSTES phimanaite (424) n’est pas moins: favorable” à cette manière de voir , puisque , sur huit cas de cette espèce de lésioni(les seuls'que nous ayons RCE sept ont été observés du côté ‘gauche. ; Toutefois, il-est : des cas où une’ partie de la ma- ‘tièré grise du lobe’supérieur des poumons paraît être, comme: M. ‘Chome mous en:a fait la‘ remarque , k produit d'une inflammation chronique. Alors , il est vrai, on he lui trouve plus l'aspect grenu qui , d': après l'ob$ervation: de M. Laennec ; forme le caractère anatomique le la péripneumonie au deuxième où au troisième : legré ; mais ‘élle a un ‘coup-d’œil louche qu'on ne peut attribuér aux°gränulations miliaires quisn'existent pas ; elle est traversée par des cloisons celluléuses blanches et épaisses, aussi distinctes que dans la péripneumonie ; elle est plus compacte que la matière grise ordinaire ;'et ces caractères, quand ils soñt:bïen prononcés, nous paraissent suffire ‘pour distinguer les deux espèces de lésions. Et, relativement;au manque d’aspectgrenu dont nous avons parlé. rien n'empêchede penser qu'il soit l'effet du temps (1),

Fi

(1) Cette opinion appartient à M. Andral fils. M. Andral pense aussi que la péripneumonie a son ‘siége dans les vésicules bronchiques, ce qui donnerait ,une explication. toute simple de l'aspect grènu des poumons dans cette maladie. Cette idée ingénieuse nous semble plus qu'une hypothèse. Car, quand on injecte les bronches et que l'injection a été poussée moîlement #on trouve dans les poumons une infinité de petites masses qui >äprès avoir été divisées, offrent précisément l’aspect grenu dont il s’agit; mais si l'injection a été poussée avec plus de force , les poumons n'offrent plus qu’une masse compacte, où l'aspect grenu est presque entièrement effacé, Cette double expérience ne‘sémble-t‘elle pas

qui modifie, altère et chang ge les caractères de: toutes les lésions. 1! uoftesobot «1 sb ete FA tes 17. Nous. n'avons "PARU qu’une seukésfois des | tubercules enkystés. Hs étaientau sommetides lobes supérieurs , et on les. séparait éme issu

qui les environnait. (Obs. 5 P41ÿ" swaseado rh 4ao MS Le ramollissement dés toléré s’ pete es y à époques ès-variées : dins quel ssh, du vingtième

au quarantièmefjout, à compter du: début de:

ladie (Obs. À 33). ordinairement à üne époq id beaus coup plus. éloignée. I suivait la même marché quela transformation de la matière grisé! entmatière tubérculeuse, commencait par leicentre dé latuméus; S Rpecut du: sommet à la base des poumons ;'en sorte qu’en des parcourant dans cette direction, on trouvait, à différentes hauteurs, des excavations, des tuberéulés ramollis, des tubercules erus -et ‘des pr ce grises démpirtransparentes!| |

Au lieu de s'opérer d’une manière successive! le: ramollissement avait quelquefois lieu simultanément dans une étendue considérable ; et tout un lobe con: verti.en matière tuberculeuse ; se trouvait à-peu-près également mou et friable dans toute son étendue! Ces. cas étaient rares, et appartenaient exclusivemént à. ceux de De aiguë, RE de sk Encore y SR lobe supérieur | dont rh reste était nbéreuléux * ef. presque également ramolli, 1 se

démontrer à- la fois la cause de lPaspect grenu | des poimüns dans la. péripneumonie : aiguë ,” et de sa disparition quand'Ja. papa rx a “passé a. . l’état chronique? :

dr

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