‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 7 sur 141 · POUMONS · texte numérisé non relu

POUMONS

.49-:Nous n'avons pas rencontré j.d excavations tu- Houleuses entièrement vides avant la fin du troisième mois ou le commencement du quatrième, àpartir du débutde/’ affection. Acetteépoque,les parois des cavités étaient or dinairementmolles et tapisséesparune fausse . membrane: peu consistante , qu'on enlevait avec fa-

cilité.. Bien rarement le tissu. puhnonhiré était à nu. Quand la maladie remontait à-une-époque plus éloi. gnée , que les excaÿations étaient plus anciennes (ce qu'on pouvait recnnnaîtré par d'histoire; exacte des symptômes, et surtout par les résultats: ‘comparés de l’auscultation) , leurs parois:étaient presque constamment plus ou moins dures ; formées‘par des tubercules, de la matière grisé demi-transparente, et’ quelquefois de la lu Ces différentes lésions, séparées parun peu de tissu pulmonaire sain’, ou continues entre elles , étaient M ee ddl: La méme:

brane-qui tapissait l'excavation: était dense ; grisâtre , presque demi-transparente , semi-cartilagineuse d’un tiers àun quart de ligne. d'épaisseur: quelquefois moins, etordinairement récouverte d'uhe autre meétnbrane. fort molle, jaunâtre ou blanchâtre, rarement continue à elle-même. Dans la quatrième partie ‘des cas nous n'avons rencontré ni l’une ni l’autre mem brane, et alors de tissu! never ; plus où ioins profondément altéré', était à nu. "4

20. Grandes ou petites, récentes ou'ancienhes Îles excavations communiquaient avee les bronches par-un plus ou: moins grand mombre d'ouvertures. ‘La’men-brane muqueuse des unes et la fausse Meitbrâäne des autres éläient uniés d’une manière intimé à l'entrée de lexcavation. Quand les paroïs de celle-ci étaient

rouges; On ne réconnaissait leurs Ms A ‘au pes derla-dissection.sl lists a3hir Jasrasséties aserol oi wr21. Les excavations anciennes différatent Méoé de celles qui: étaient récentes, en ce qu’elles étaient inégales, anfractueuses ; et comiiuniquaient ordinairement ayec d'autres excavations plus petites. 12° Souvent des bridesles traversaient en différens-sens. Plus ou moins longues et étroites, inégalesy d’une’ à deux lignes de doagueur, elles'étaient formées de matière grise, parséemées:de tubercules:, plus minces à leur partie: moyenne qu’à leurs extrémités’: rarement on y trouvait quelques ramifications vasculaires: Nous y en avons observé néanmoins , sur cinq sujéts / avée QULSBnE le secours de (Éd ERS (ObE:"6 1/}2h -ænitr 22. L’ existence de quelque ramification vasculaire au, milieu. des brides supposait la destruction d’une partie .quelconque. du: tissu environnant, , et: cette circonstance sulflirait pour montrer ‘qu'il n'existe pas de grandes. éxcavations sans destruction: ‘préalable d’une portion plus ou moins grande du parenchyine pulmonaire. La rupture des vaisseaux bronchiques au. pourtour de, ces excavations , J’oblitération des vaisseaux près de. leurs. parois : leur: diréctioniqui, dans plusieurs .cas , indiquait leur: passage: àïtravers l'espace. qu'elles occupaient , en sont de nouvelles preuves. | +9 #8 moton peut. se faire , ainsi que l’a dit M. Liebe que les granulations se développent dans les interstices du parenchyme pulmonaire ; mais quandelles se trouvent plus ou moins rapprochées , qu’elles. ont provoqué autour d'elles le développement d’une matière grise demi-transparente qui. les réunit ; bien évidemment

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il y a encore iei destruction. Le parenchyme compris entre les granulations a disparu ; on ne le retrouve pas : en sorte que les excavations d’un volume peu considérable supposent, comme les grandes , la destruction d’une partie quelconque du tissu pue naire. | | Cf

23. Les grandes excavations th S vob; du: lobe supérieur étaient plus Tapprochées du bord postérieur que ‘du bord antérieur du poumon, et dans-beaucoup. de cas nous avons trouvé leurs parois presque uniquement formées , dans le premier sens, par une fausse membrane a SEEN ,; d'une ligne à une ligne et demie d'épaisseur , qui environnait. le sommet de l'organe. Inférieurement, elles n'étaient quelquefois séparées de la plèvre qui tapisse la scissure interlobulaire , que par une petite épaisseur du tissu du poumon , Die ou moinsaltéré (Obs. 28) : ou même leur paroi se. trouvait détruite dans ce point , et elles communiquaient avec une autre excavation plus ou moins’‘considérable , placée dans le lobe inférieur et en arrière ; Car il est à remarquer que dans aucun cas nous n’avons rencontré de grandes excavations au centre du lobe inférieur.

L'observation suivante est un exemple bien remarquable de la disposition qui vient d’être indiquée, et de la grandeur à laquelle peuvent parvenir les excavations tuberculeuses.

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Une fille âgée de vingt ans, d’une constitution ‘un ee ‘délicate , mais habiniellement bien pottante FER Le vint

à hôpital dé la Charité lé 3% août. 185%, Elle n n avait pas cessé de grandir, et était accouche heureusement dépüis plus de huit mois: À part quelques douleurs x Fépigastre, dont elle’ sé plaignait déjà pendant s sa grossesse ; ‘elle jouit d'une bonne santé durant les deux premiérs mois qui suivirent V'âccouchement ; après quoi elle éprouva tous les symptômes de la phthisie. La toux et les! crachats avaient débuté en mêine temps , étaient devenus plus incommodes depuis deux mois. À cette augmentation des deux principaux symptômes s'étaient jointes. une PP D assés forte, des douleurs éntre les’ épaules et à partie Moyenne du stérnum. Die ÿ avait eu que de très-légères hémoptysies. La voit s'était affaiblie dans les dermiers quinze jours, et avait fini par disparaître entièrement. L’appétit avait été variable dès le dé but, alternativement faible ét assez prooncé ; les r nausées fréquénites , l'abdomen plus : où imoÏns douloureux; et depuis vingt-quatre jours la maladé vomissait quel quefois spontanément. Dans les quatre ‘derniers mois la diarrhée avait été constante, la chaleur forte, les sueurs assez copieusés pandide la nuit, A ment progressif, Des frissons s'étaient manifestés dès les premiers temps , et avaient reparu presque tous les Jours dans la suite. J

k 1010 POBMIASS UOTE 19 «Le 25 avril, figure pâle ét fatiguée , céphalalgie peu able. insomnie comme depuis trois imois ; intégrité. dolintoligedbe. = Toux médioeréméent fréquentes crachats verdâtres, imparfaitement' pelotonnés,-peu abondäns , nauséabonds comme l’haleine de la:malade : voix faible et légèreient altérée : per cussion sonore sous’ les deux eläviculés ; ardeur pectorilôquie ; tintement métallique péndant: là toux, l'inspiration et P expiration , ‘au-dessous de’ celle ds côtétdroit. = Langue dans l'état naturel} anorexié incomplète : pesantéur à lépigastre imimédiatéthent après l'ingestion dés alimens : douleur habituelle dans cette région , sensibilité x l'hypogastré; laveille, trois sellés accompagnées de coliques. — Pouls petit et faibley extrêmement accéléré; chaleur peu élevée; sueurnocturne. = Faiblesse extrême , dernier dégré dé Be pr La malade était véntie à l'hôpital abandonnée au désespoir, et éxprimait vivément le désir de pre Elle se tenait “couchée : à gauche. nd Le r7, elle accusa une douleur assez forte au côté’ droit de la poitrine , etle 18, x trois heures dé l'aprèsmidi, elle: mourtt presque sans ägonié , AR con servé sa connaissance ii # ha fin. 4

Ouver ture das de Re heures ee la mort. à p\taelaet-cen Dernier des de inäräsme. Riën!

autre choge-de rémarquablé. | ñ Tête. Deux petités, énillerées de sétodité dans, l'Hbrttenle supérieure ; jpie-mièré un pêu rouge ; | cervéah sain sune Done désérosité claire Hans “ia venitriéate latéral 2 107 0000020 TION

16 | ANATOMIE, PATHOLOGIQUE. ÿ

Co ou. L'épiglotte, le; Jarynx ét la tr achée-artère dans

état naturel. Carr os

Poitrine. Le poumon droit sdhésis slt biel à son sommet, et,en: arrière, «dans la plus grande: partie de son étendue, . à. la plèvre costale ‘au: moyen d’une. fausse. membrane ferme et. médiocrément! épaisse. Sa. face externe, au lieu: d’être convexe!, comme dans l'état naturel, offrait une concavité large et profonde, résultat d’une énorme ,excavation:;tquel nous évaluâmes former les trois. quarts ou les qu'tre inquièmes du volume total des. poumons, Elle. s'éten:. dait du sommet à la base de, l'organe, äjtrois: quarts: de pouce de laquelle elle finissaitstet du bord: posté rieur, jusqu'à un demi-pouce, ou à-peu-près,, de l’antérieur. Elle contenait une, matière.trouble,, médico! crement épaisse, grisâtre, et. brunâtre ;. d’une; odeur fétide, analogue à: celle des matières. animales mises: en macération depuis quelque temps. Sesparoisétaient: extrèmement anfractueuses;. .offraient dansiplusièurs. . points des, lambeaux, de substance. pulmonaire profondément altérée , prêts à s'en détacher; n'étaient, point tapissées par une fausse membrane; avaienti, à: leur partie externe , d’une à trois lignes d'épaisseur; et quelquefois DOTE moins. Au niveau de la scissure interlobulaire l’excayation était divisée en deux: parties inégales, aü moyen d’une cloison percée de plusieurs larges ouvertures , et formée ;. commetle reste de son pourtour, par une matière! grisé, quel-. quefois bleuâtre et demi-transparente, semée, de itubercules. La bronche droite.s'ouvrait -dans:-cettet énorme excayation presque aussitôt son. entrée dansle ‘ poumon, après un trajet d’un.demi-pouce, et était.

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