‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 67 sur 141 · Sans doute les faits du genre de celui qui nous à · texte numérisé non relu

Sans doute les faits du genre de celui qui nous à

2/0 ie SYMPTÔMES.

“occupe sont rares, et bien des années se passeront peut-être sans que nous en observions un autre en tout semblable ; mais il n’en est pas moins digne d'attention, puisqu'il est une preuve de la difficulté du diagnostic, dans les cas en apparence les plus faciles, et qu'il relève l'importance de quelques syÿmptômes locaux et surtout de la percussion. Il est bien probable, en effet, comme nous l’avions pensé d’abord, qu’une affection tuberculeuse , qui aurait duré dix ans, aurait donné lieu à quelque endurcissement des poumons, et que la résonnance de. la poitrine. eût été altérée dans le point correspondant. (1)

284. La pectoriloquie n'existait pas toujours au niveau des excavations tuberculeuses , alors même qu'elles communiquaient avec les bronches et avaient un volume considérable. Quelquefois aussi le retentissement de-la voix n'était pas très-marqué ; mais

ordinairement, alors, il y avait du gargouillement, la respiration était trachéale dans un même point ; en sorte que quand ces deux symptômes existent, surtout immédiatement au-dessous des clavicules , là où se trouvent les grandes excavations tube ae ils équivalent à la pectoriloquie, et indiquent. comme elle une excavation. | dun à 285. Aux symptômes précédens se.joignait, dans quelques cas, le tintement métallique. Ce tintement, que nous avons observé trois fois (Obs. 1), annonce,

(1) Nous n’ignorons pas, comme M. Laennec lé remarque avec-raison, que l’endurcissement du poumon autour des excavations tuberculeuses n'empêche pas toujours la sonoréité de la poitrine; mais alors l’excavation est très-grande, le désordre très-éténdu , et ce n’est plus le cas dont il s’agit. (Obs. 1 ; 28.)

DIAGNOSTIC. DT ‘comme l'a dit M. Laennéc, une grande éxcavation tu- ‘berculeuse , remplie d'air ét dé liquide di communi- ‘quant avec qu bronches. Il existe aussi, ‘à la suite" de Ja sis âtion du parenchyme pulmonaire} par suite de l'évacuation d’un tubercule fondu ‘dans les plèvrés (424, etc. ) ; mais ces deux cas sont faciles à “distinguer; car, sile tintement alieu dans une'cavité tuberculeuse, “il y a en même temps pectoriloquié et respiration trachéale, ce qui n'est plus quand il se manifeste ‘dans une autre circonstance. : | OR Nous ne nous arrêterons pas aux symptômiés généraux qui, dans aucun cas, ne peuvent suffire au diagnostic d’une-maladie locale ; ais nous remiarquerons que ceux qui annoncent les ulcérations de l'épiglotte et du larynx méritent quelque attention, puisque, d'après ce qui a été dit dans la première partie de cet ouvrage (60), ces lésions: paraissent propres à la phthisie | n ‘existent que chez les sujets ee en sont atteints.

et TI. | à

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