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POUMONS. | 17 beaucoup plus large que celle du côté opposé. Le reste de organe contenait beaucoup de granulations grises et tuberculeuses , en sorte que la partie perméable à l'air formait à à peine Je dixième de son volume. Le sommet du poumon gauche adhérait faiblement à la plèvre costale, offrait une petite cavité capable de contenir une noix, entourée de matière grise demitransparente, surtout de tubercules, Auü-dessous, le lobe supérieur contenait beaucoup de shélalatione grises demi-transparentes, réunies en petites masses, dont plusieurs étaient voisines de la plèvre et formaient extérieurement des bosselures très-marquéés. Ily en avait fort peu dans le lobe inférieur. — Le cœur était sain, l'aorte rouge! dans toute son étendue ; et cette rougeur se continuait, en perdant de son intensité, dans les artères carotides et fémorales. pr mr ét la consistance des tuniques artérielles
’étaient pas sensiblement altérées.
Abdomen. Foie volumineux, d'une couleur fauve, recouvrant une. partie de l’estomac; d’une ie consistance, un peu gras. La bile de la vésicule épaisse ét filante. — L’estomac était bleuâtre à l’extérieur, dans la partie correspondante au grand cul-de-sac. Il avait un volume convenable. Quoique séparé avec
les plus extrêmes ménagemens dé la rate et des parties adjacentes, il offrait, un peu à gauche du cardia ét en arrière, üne ouverture de près d’un pouce de diamètre, à bordé extrêmement minces et pâles { formés par le péritoine et une lame très-ténue de tissu sous-muüqueux, À l'intérieur, la partie la plus
«considérable du grand cul-de-sac et de la face anté: rieure était d’un blanc bleuâtre. offrait des veines lar-
gement dessinées. La membrane muqueuse correspondante était molle comme du mucus, et mince comme
une feuille de papier Joseph. Elle offrait encore la
même lésion, sous forme de bandes de trois à quatre
lignes de largeur, dans le reste de son étendue ; était
d’un rouge assez vif, et d’une médiocre consistance
dans les intervalles. La membrane muqueuse de l’in-
testin grêle était parfaitement saine , à part dix très-
petites ulcérations voisines du cœcumm. Entre elle et
la tunique sous-muqueuse se trouvait, dans le même
point, quelques boutons blanchâtres, un peu plus gros
que des grains de millet, non évidemment tuberculeux. Dans le gros intestin, cette membrane était
pâle, sans ulcération, un peu épaissie, et molle comme
du mucus. — Les glandes mésentériques étaient saines ; la rate un peu molle; la matrice très-petite,
en sorte qu’elle n'avait que quinze lignes d’étendue
d'un côté à l’autre, — Le-reste dans l’état naturel.
2/4. La sonoréité de la poitrine au-dessous de [a clavicule droite, la pectoriloquie, le tintement métalque dans le même point, tout annonçait dans cette partie une vaste excavation remplie d'air et de liquide (285). Cependant nous étions loin de la croire aussi considérable. Sans doute, si latfaiblesse de la
malade ne nous eût empêché d'étudier les phé-
nomènes de la respiration en arrière, nous aurions pu recueillir de nouvelles données pour apprécier avec
plus d’exactitude la grandeur de l’excavation ; mais ”
il est bien probable qu'alors même nous n'’eussions
POUMONS. 19 pas complètement évité l'erreur , et qué nous aurions attribué à un grand nombre de cavités communiquant les unes avec les autres , les phénomènes qui avaient leur cause dans une cavité unique. La cloison incompoète qui éxistait dans sa partie supérieure, était formée par l’agglutination des parties correspondantes des lobessupérieur , moyen et inférieur, réduits, dans ce point, à une très-petite épaisseur. Les lambeaux à demi-putréfiés qui adhéraïient encore aux parois defl’excavation , l'odeur du liquide qu’elle contenait, en tout semblable à celle des crachats, ne sont pas moins remarquables que son étendue. Il faut en dire autant de l’élargissement et de la brièveté dela bronche qui s'y ouvrait ; et l'on conçoit que , dans un tel état de chose, des lambeaux de poumon altéré puissent être rendus par l’expectoration. Des renseignemens donnés par la mère de la malade semblaient même indiquer qu'on avait vu quelques débris de tissu pulmonaire dans ses crachats, quelques jours avant son admission à l'hôpital. Mais les malades, et ceux qui les entourent , observent avec trop de. prévention , pour qu'on puisse, sur leur simple témoignage, considérer un fait de ce genre comme certain.
Remarquons encore que , malgré la grandeur du désordre , il n’y a eu que de fort légères hémoptysies; que la marche de la maladie a été rapide ; enfin, que cette observation est un exemple de l'inégalité qui existe assez souvent entre la lésion de l’un et F autre poumon chez les phthisiques. |
25. En effet , bien que, chez le plus grand nombre des individus. il existât des excavations tuberculeuses
dans les deux poumons ; celà n'était pas constant. pr . la sixième partie des cas, il n’y en avait qué de l’un
ou de l’autre côté; et Doit on en trouvait à droite et à gauche, elles y étaient ordinairement de grandeur différente, Chez un peu moïns du dixième dés sujets , elles étaient également vastes des déux côtés; etchez un autre dixième , leurs diniensions;moyeééb ou petites, étaient les mêmes à droite et gauche.
26. Par excavations vastes, nous entendons celles dont la capacité représentait le volume d’uri œuf d’oie ;, du poing du sujet, et quelquefois au-delà. Elles existaient , soit à droite, soit à gauche, dans la moitié des cas à-peu-près ; dans la même proportion, de l'un ou de l’autre côté. Les excavations moyennes étaient du volume d’une pomme de reinette et au-dessous ; les petites, de celui d’une petite noix ; les unes et lés autres se partageaient: rh égale le reste des sujets. 143 dpi
27. La matière contenue: dans les excavations variait d’après plusieurs circonstances, dont les princi= ” pales. étaient relatives à leur ancienneté , à leur 'struc= ture, peut-être aussi à l'embarras plus ou moins prolongé de la circulation dans les derniers inomens de la vie. Quand elles étaient récentes , la matière dônt il s’agit était épaisse , jaunâtre , pareillé aü pus ordi naire. Anciennes, et surtout anfractueusés et dépourvués. de fausse meunbrane , le liquide était verdâtre et grisâtre, d’un aspect sale et désagréable , ténu, d'une consistance moyenne , quelquefois souillé de sang, ou même fort rouge. Cette dernièré coloration survenait, sans doute, , quelques heurés avant la short
LPODMONS TEEN dun: (4 seulement ; car elle n’était pas rare, et il l'était au contraire Lnd de voir des, crachats rouges le dernier ou les deux derniers jours de l’existence.
Ordinairement sans odeur, la matière des excavations avait quelquefois celle des substances animales misés enmmnacération depuis quelque temps. Cette odeur était + pes Es ‘de l'étendue des cavités ; carmousen avons vues qu’on 3 estimer à la qua: trième ‘ou à la cinquième p rtie du. volume total de l’un des poumons ; sans qu’elle existât. Elle ne dépendait pas davantage de l’action , du moins unique , de l'air, puisqu'il yen avait toujours une plus ou moins grande quantité dans les excavations , et que nous ne Pavons observée que dans trois cas. Dans l’un, celui qui fait l'objet de l'observation précédente , elle semblait être le résultat de la mortification de quelques lambeaux de matière grise incomplètement détachés des parois de la cavité. Dans les deux autres, cette particularité n'existait pas ; les excavations étaient
plus-ou moins anfractueuses, et n’offraient rien autre chose de remarquable. :
26. Au lieu d’air et de pus, nous avons trouvé, dans un cas; une matière fibrineuse déjà organisée, rem-. plissant uné cavité tuberculeuse de moyenne dimension. Ce fait nous semble assez curieux cie devoir - trouver place ici.
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