‹ Recherches anatomiques, cliniques et expérimentales sur la nature et les causes de l'emphysème pulmonaire (asthme continu des anciens). 1re partie. Anatomie pathologiqueChapitre 4 sur 9 · POUM. DR. POUM. GAUC. POUM. DR. POUM. GAUC · texte numérisé non relu

POUM. DR. POUM. GAUC. POUM. DR. POUM. GAUC

1° Diamètre du poumon à sa face ex-

pOUCOH.

pouces.

pouces.

pouces.

terne

2° Diamètre à sa face interne. . .

5° Diamètre de l'épaisseur. . . .

4° — transversale à la racine

î>u — à la base

On doit comprendre tout ce qu’il entre d’arbitraire dans de semblables calculs. Les résultats varieront en effet suivant la quantité d air contenu après la mort, c’est-à-dire, selon l’état plus ou moins sain de l’organe; ou bien, ils seront en rapport avec la quantité d’air insufflé par l’expérimentateur pour donner aux poumons un état de

plénitude qui simule celui de la plus grande inspiration. Ces divers modes de mensuration laissent donc beaucoup à désirer.

Estimant le volume des poumons d’après les diamètres des cavités pleurales qui le renferment, j’ai mesuré ces cavités chez huit femmes ayant succombé à des affections étrangères aux organes respiratoires et chez lesquelles ces organes nous ont paru sains à l’autopsie. La longueur du corps était, terme moyen, pour ces cas, de un mètre trente-six centimètres ; l’âge variait de 35 à 40 ans.

La cavité pleurale offrait en moyenne :

À. Diamètres verticaux.

1° Le diamètre vertical, pris du sommet le plus élevé de la cavité et tombant sur la partie la plus saillante de la base, 0m,I84.

2° Le diamètre vertical oblique partant du même point que le précèdent et aboutissant à la partie la plus inférieure de la cavité. Celle-ci répond aux cartilages des fausses côtes, vers le milieu de la partie latérale de la base de la poitrine, 0m,280.

B. Diamètres antéro-postérieurs, pris suivant l’horison et allant de la partie concave de la cavité à son angle antérieur près du bord sternal.

1° Le diamètre parlant en arrière de l’espace qui sépare la dixième côte de la onzième et passant sur le sommet de la convexité diaphragmatique ; 0ra,145.

2° Le diamètre partant de la sixième côte ; 0ni,120.

5° Partant de la quatrième et aboutissant en avant au cartilage de la première ; 0m,080.

C. Diamètres transverses mesurés suivant un plan vertical qui passerait au-devant de la colonne dorsale et partagerait la cavité pleurale ou le poumon on deux segments, dont l’un postérieur représenterait un demi-cône, et l’autre antérieur offrirait l’image d’un coin sphérique. Ce sont les plus grands diamètres transversaux de la cavité; l’un d’eux mesure l’épaisseur du poumon de sa racine à sa (ace convexe.

1° Le diamètre inférieur passant sur le sommet de la convexité du diaphragme, 0m,090;

2° Le diamètre répondant en dehors au corps de la septième côte, 0m,005 ;

3° Le diamètre répondant en dehors à l’espace qui sépare la cinquième côte de la sixième, 0m,100

4° Le diamètre répondant en dehors au corps de la quatrième côte, 0,n,080.

D. Diamètres obliques partant du point qui correspond à a racine des poumons. Ceux qui aboutissent à la base de la cavité sont les plus longs. Les deux principaux sont, l’un antérieur, l’autre postérieur.

■]° Le diamètre oblique antérieur aboutissant à l’angle inférieur et antérieur de la cavité, 0m,215.

2° Le diamètre postérieur, 0m,193.

Nous ferons remarquer la longueur du diamètre qui s’étend de la racine du poumon à son angle antérieur et inférieur, c’est-à-dire, au point où l’on rencontre le plus fréquemment l'emphysème et où il se montre ordinairement le plus prononcé lorsqu’il est général.

Si l’on réfléchit que le volume des poumons varie selon l’âge, le sexe, la taille, le développement osseux et musculaire des sujets, que les états morbides même étrangers à cet organe ont sur lui une action marquée, il paraîtra évident que l’on ne peut arriver à la moyenne de ce volume que par un grand nombre de mesures prises sur des sujets parfaitement sains et en tenant compte des circonstances indiquées. Pour une semblable détermination, les mesures qui précèdent ne peuvent servir que de simples renseignements.

On sait que dans l’état normal le volume des poumons est en rapport exact avec la capacité du thorax et qu’il varie comme cette capacité. D’autre part, ce n’est pas tant le volume absolu des poumons qu’il importe de connaître, que les moyennes de ses principales dimensions, moyennes qui permettent d'apprécier les modifications que l’état morbide fait subir à ces organes. Il en résulte que les moyennes des principaux diamètres et des principales circonférences du thorax étant déterminées chez l’homme bien conformé, ces mesures peuvent servir à évaluer, même pendant la vie, le développement normal ou anormal des poumons.

MM. Quetelct et Gluge ont fait sur ce sujet des recherches intéressantes. Ce dernier en a publié les résultats sous forme de tableaux d’où nous extrayons ce qui suit (1) :

(1) Poids et mesures des organes de l’homme dont l’état a été constaté par l’inspection nécroscopique des tissus, par M. Gluge. Extrait du tome XX des Mémoires de l’Académie des sciences de Belgique. 1847.

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