‹ Recherches anatomiques, embryologiques, histologiques et comparatives sur le poumon des OiseauxChapitre 20 sur 28 · C.dp · texte numérisé non relu

C.dp

Rdp.

O.dp.

Caudal

F1G. XIV. — Schéma montrant les rapports des sacs aériens et de leurs orifices avec la face ventrale du poumon chez le Poulet. Gr. — 1 x 1,5.— B, bronche extra-pulmonaire ; O. d. p., canal direct du sac diaphragmatique postérieur ; C!. à, canal du sac interclaviculaire ; Z,, E,, E,, E,, première, deuxième, troisième et quatrième entobronches ; Mes, mésobronche ; O. ab., orifice direct du sac abdominal ; ©, c., orifice direct du sac cervical; ©. d. &., orifice direct du sac diaphragmatique antérieur ; C. d. »., orifice direct du sac diaphragmatique postérieur ; R. ab., orifices récurrents du sac abdominal ; R, d. &., orifice récurrent du sac diaphragmatique antérieur ; R. d. p., orifices récurrents du sac diphragmatique postérieur ; R. 2., orifice récurrent du sac interclaviculaire.

craniale. Il s’étend aussi un peu en arrière sur la partie médiale de la pente caudale comme on l’a vu plus haut. Le sac interclaviculaire occupe la moitié latérale de la pente craniale en dehors du sac cervical. Il est limité en arrière par la lame résultant de l’accolement de sa paroi caudale avec la paroi craniale

du sac diaphragmatique antérieur, lame qui s’insère sur la crête séparant les deux pentes du poumon. Le sac diaphragmatique antérieur est en rapport avec la plus grande partie de la pente caudale qu’il recouvre sur toute son étendue, sauf un petit espace situé du côté médial et qui est occupé par le prolongement caudal du sac cervical, et un petit espace triangulaire situé vers l’extrémité caudale et à l’extrémité latérale de cette pente : cet espace est occupé par le sac diaphragmatique postérieur. Cette grande extension du ‘sac diaphragmatique antérieur est très particulière et ne se présente avec de telles proportions chez aucun des animaux que nous avons étudiés, sauf chez la Perdrix rouge Perdix. rubra (Brisson) et la Caille Coturnix commuriis (Bonnaterre). RoCHÉ a signalé (1891, p. 69) le grand développement des sacs diaphragmatiques antérieurs chez certains Gallinacés (Faisan), mais, d’après le même auteur, il est d’autres Gallinacés où les deux sacs diaphragmatiques sont moins différents l’un de l’autre, et où le sac diaphragmatique postérieur couvre aussi une certaine partie de la pente caudale. J’ai observé le même fait sur certaines espèces appartenant au type moyen, par exemple chez la Gallinule Gallinula chloropus (L.), la Chevêche Noctua minor (Briss.), l’'Effraye Strix flammea (L.) où les deux sacs diaphragmatiques se partagent presque également le revêtement de la pente caudale (fig. 16). Le sac abdominal n’est, à proprement parler, pas en rapport avec la face ventrale dont il est séparé par une arcade saillante suivant le bord caudal de cette face. IL n’est en rapport qu'avec le bord caudal et seulement dans la partie de ce dernier qui confine avec le territoire du sac diaphragmatique postérieur.

B. Type réduit. — Ce type, que nous avons rencontré chez des Animaux appartenant à des ordres différents : Charadriiformes (Pigeon), Cuculiformes (Perruches) est caractérisé par l’absence de bronches récurrentes dans le sac interclaviculaire. A côté de ce fait essentiel, la description plus détaillée du Pigeon permet de bien caractériser ce type (fig. xv, et 17, 18, 20 a).

Les orifices des sacs aériens présentent la disposition suivante :

19 l’orifice du sac cervical, unique, n’offre rien de spécial ;

29 l’orifice du sac interclaviculaire est unique ; il est repré-

senté par l’orifice du canal interclaviculaire C. +. analogue à celui

du Poulet, et né comme chez ce dernier sur le conduit direct

du sac diaphragmatique antérieur près de son insertion sur

la troisième entobronche. Cet orifice est placé en dedans de la bronche extrapulmonaire. Il n’y a pas d’orifice récurrent ;

39 le sac diaphragmatique antérieur examiné sur le frais, paraît posséder un seul orifice, placé en dedans de la bronche extra-pulmonaire et répondant à l’orifice figuré par Vocr et YunG (1894, fig. 36, p. 815).

Mais en examinant d’un peu

FIG. XV. — Schéma montrant les rapports des sacs aériens et de

leurs orifices avec la face ventrale du poumon chezle Pigeon Columba livia dom (L.) Gr.=1 x 2,5. — B., bronche extrapulmonaire ; C.d.p., canal direct du sac diaphragmatique postérieur ; C.1., canal du sac interelaviculaire ; £,, E., E,, E,, première, deuxième, troisième et quatrième entobronches ; Mes., mésobronche ; O.ab., orifice direct du sac abdominal; O.c., orifice direct du sac cervical; O.d.p., orifice direct du sac diaphragmatique postérieur; R.ab., orifices récurrents du sac abdominal; R.d.a., orifice récurrent du sac diaphragmatique antérieur ; R.d.p., orifices récurrents du sac diaphragmatique postérieur.

près cet orifice on voit que le cercle qui l’entoure n’est en quelque sorte qu’un cadre commun pour deux trous parfaitement distincts dont l’un placé sur le prolongement du conduit direct est situé du côté médial O. d. a. tandis que l’autre, placé latéralement, conduit dans une bronche transversale se dirigeant

vers le côté latéral, parallèiement au rameau transverse de la quatrième entobronche, et qui ne tarde pas à se ramifier en parabronches (À. d.a, fig. xv). Placée immédiatement sous le diaphragme ornithique cette bronche n’est point saillante sur les pièces simplement fixées à l'alcool, mais sur les moulages métalliques elle fait saillie à la face ventrale du diaphragme qu’elle repousse au-devant d’elle et son mode de distribution, aussi bien que sa diminution de calibre à partir de son origine, indiquent clairement que c’est une bronche récurrente (voir en particulier fig. 17). Nous trouverons du reste une bronche récurrente de même forme, mais plus étroitement dépendante du canal direct du sac diaphragmatique antérieur chez le Canard. Les moulages : figures 17, 18, 20 a représentent assez nettement cette disposition pour en permettre une étude plus complète. Dans la figure 17, cette bronche est encore réunie au moulage du sac diaphragmatique antérieur qui a été enlevé en partie à la scie. Dans la figure xv, les deux orifices direct et récurrent sont un peu trop écartés l’un de l’autre ; je n’ai pas pu les représenter autrement, pour la clarté du dessin, s’il m'avait été possible d’indiquer sur un semblable schéma les reliefs, je les aurais placés tous les deux aux extrémités du diamètre d’un cercle légèrement déprimé représentant l’orifice unique décrit par les auteurs ; 4 l’orifice du sac diaphragmatique postérieur est voisin du bord caudal du poumon dont il est cependant un peu moins rapproché que chez le Poulet, à cause de la plus grande étendue du sac diaphragmatique postérieur en rapport avec la face ventrale du poumon ; il appartient au type polybronchique mixte. Son canal direct ©. d. p., né sur la mésobronche, s’élargit distalement comme on peut s’en rendre compte sur certains moulages où ce canal étant très superficiel, il est aisé d’en suivre le trajet ; 59 l’orifice du sac abdominal est un orifice polybronchique mixte il ne présente rien de spécial. Les bronches récurrentes du sac abdominal À. ab, sont très faciles à suivre sur lies moulages. La figure 20 b en particulier le montre venant du

bord caudal du poumon pour s’étaler et s’anastomoser sur la face dorsale avec les circuits latéro-caudaux.

Le territoire des sacs en rapport avec la face ventrale offre une disposition intermédiaire entre celle du Poulet et celle du Canard, en ce sens que le sac diaphragmatique antérieur occupe une plus grande étendue de la pente caudale que chez le Canard, mais recouvre moins complètement cette face que chez la Poule : le sac diaphragmatique postérieur s’étale sur le tiers caudal de la face ventrale dans toute son étendue transversale, comme le montrent encore certains moulages (fig. 18) où la crête transversale qui divise en deux la pente caudale répond à la cloison séparatrice des deux sacs diaphragmatiques.

La Perruche à collier Palaeornis torquata et la Perruche ondulée Melopsittacus undulatus (Shaw.) présentent la même structure (fig. 21 a, 22 a).

C. Type augmenté. — Il y a plus de sept orifices. Dans ce cas, observé chez onze espèces et par conséquent dans la moitié de celles que j’ai étudiées, l’augmentation du nombre des orifices est variable et nous distinguerons deux cas.

a La structure ne diffère de celle observée chez le Poulet que parce que le sac diaphragmatique postérieur occupe une grande partie de la face ventrale du poumon en arrière de la traché (fig. xvi), et que l’orifice (polybronchique mixte) qu’il présente chez le Poulet est ici dédoublé en deux orifices distincts, l’un pour le canal direct placé plus médialement, l’autre pour les bronches récurrentes qui sont situées tout à fait latéralement, empiétant même sur la face dorsale du poumon. Cette disposition à été rencontrée chez le Geai Garrulus glandarius (L.), le Moineau, Passer domesticus (Brisson), le Bruant ÆEmberiza cirius (L.) le Verdier Ligurinus chloris (L.), le Pinson Fringilla caelebs (L.) le Traquet- Motteux, Saxicola œnanthe (L.) (Passeriformes) le Martinet Cypselus apus (L.) (Coraciiforme), la Cresserelle Falco tinunculus (L.) (Falconiforme). Nous donnerons pour ce cas la description du Geai. Les orifices des sacs aériens présentent

chez cet oiseau la disposition suivante : (fig. xvr et 23 a). 1° l’orifice cervical O.c. est unique et ne présente rien de spécial ; 20 Je sac interclaviculaire possède deux orifices très nets. L’ori-

fice direct est à l'extrémité du canal interclaviculaire C. à. qui

rattache ce sac à la troisième entobronche. Cet orifice est placé sur le bord interne de la bronche extrapulmonaire.

L'autre, récur-

rent, À.1., poly-

bronchique simple, est placé sur le bord latéral du poumon, immédiatement en avant de la cloison qui sé-

pare le sac dia-

F1G. XVI. — Schéma montrant le rapport des sacs aériens et de leurs orifices avec la face ventrale du poumon chez le Geai, Garrulus glandarius (L.) Gr.=1 x 2,5. — B., bronche extrapulmonaire ; C.d.p., canal direct du sac diaphragmatique postérieur ; C!. à. canal du sac interclaviculaire; £,,'E,, E,, E,, première, deuxième, troisième et quatrième entobronches ; Mes., mésobronche ; O.ab., orifice direct du sac abdominal ; O.c., orifice direct du sac cervical. O.d.a:, orifice

direct du sac diaphragmatique antérieur; O.d.p., orifice direct du sac diaphragmatique postérieur ; R.ab., orifices récurrents du sac abdominal; R.d.a., orifice récurrent du sac diaphragmatique antérieur ; R.d.p., orifices récurrents du sac diaphragmatique postérieur ; R.1., orifice récurrent du sac interclaviculaire.

phragmatique antérieur du sac interclaviculaire ;

30 le sac diaphragmatique

antérieur pos-

sède lui aussi deux orifices, l’un direct, rattaché à la troisième entobronche et situé comme toujours en dedans de la bronche extra-pulmonaire, O. d. a. ; l’autre, récurrent R. d. a, situé en dehors de cette bronche, donne accès dans une grosse bronche transversale placée sous le diaphragme ornithique et qui émet, surtout du côté caudal, une série de parabronches entrant dans la constitution du réseau de la pente caudale. Cette bronche répond indubitablement à celle décrite chez le Canard et le Pi-

geon. Mais elle a pris d’une manière beaucoup plus frappante le type récurrent. Son orifice est du type monobronchique simple ;

49 le sac diaphragmatique postérieur contrairement à ce qui a été vu jusqu'ici possède deux orifices : un orifice direct O. d. p. monobronchique simple et un orifice récurrent polybronchique simple. Le premier est formé par le canal direct C. d. p." né sur la mésobronche comme chez les autres Oiseaux. Mais ce canal au lieu de se prolonger sous la forme d’un long tube évasé à son sommet venant s’ouvrir au voisinage des bronches récur-. rentes, est court, également calibré sur tout son trajet, et s’ouvre à la surface ventrale, très peu en dehors d’une ligne verticale menée par le milieu du poumon, et à une grande distance de l’orifice des bronches récurrentes lequel est toujours placé sur le bord latéral même du poumon. Cet orifice des bronches récurrentes À. d. p. appartient au type poylbronchique simple. Sur les moulages métalliques il est remplacé par un gros conduit large et court, rattaché au sac diaphragmatique postérieur, et d’où l’on voit s'échapper un bouquet de bronches récurrentes passant en partie sur la face dorsale. Cette disposition qui n’est plus apparente sur la figure 23 b, le moulage ayant été brisé en ce point, est au contraire très nette sur les moulages de Verdier (fig. 26), de Traquet-Motteux (fig. 27), de Martinet (fig. 28) ;

59 l’orifice du sac abdominal est polybronchique mixte. Les bronches récurrentes R. ab. s’étalent sur la partie caudale du poumon et l’une d’elle plus volumineuse, très nettement indiquée sur la figure 23 a, suit le bord latéral jusqu’au point d'insertion des bronches récurrentes du sac diaphragmatique postérieur. Cette disposition se voit aussi très bien sur les figures 24, 26, 27, 28.

Le poumon du Geai est un des moins allongés que nous avons rencontrés et présente de ce fait certaines particularités qui le distinguent aisément de ceux qui ont été étudiés jusqu'ici.

Les territoires des sacs qui s’étalent sur la face ventrale sont en effet assez particuliers.

Le sac cervical occupe toujours le sommet de la face ventrale. Par suite du racourcissement de la pente craniale les rapports du sac interclaviculaire avec cette dernière sont un peu différents de ce qu’ils étaient chez la Poule et chez le Pigeon. Il occupe seulement une bande transversale étroite de cette pente, entre le bord latéral et le bord médial. Le sac diaphragmatique antérieur est également très étroit et ne s’étend que sur le quart antérieur de la pente caudale du poumon. ROCHÉ (1891, p. 75) à déjà signalé chez les Passereaux cette inégalité des sacs diaphragmatiques antérieurs et postérieurs et la prépondérance de ces derniers. Le sac diaphragmatique postérieur occupe en effet la presque totalité de la pente caudale. Cette disposition s’observe aisément sur les moulages des poumons et des sacs aériens du Moineau, du Verdier, du Traquet-Motteux et du Martinet .

b. Dans un autre type observé seulement dans le genre Larus (Charadriïformes) (fig. xvIr et 29 a et b), le nombre des orifices monte à neuf par l’apparition d’un sac aérien nouveau, qui n’a point été signalé jusqu'ici, le sac cervical latéral qui naît un peu en dehors du sac cervical typique, par un orifice direct rattaché au rameau latéral de la première entobronche. Mais l’apparition de ce sac n’est pas l’unique différence qui sépare ces Oiseaux de ceux du groupe précédemment décrit. La distribution des orifices des sacs diaphragmatiques présente aussi des différences importantes. Le sac diaphragmatique antérieur, plus développé que dans les Passereaux et qui couvre à peu près la moitié de la pente caudale, présente ici trois orifices : un orifice direct ©. d. a. rattaché au canal du sac interclaviculaire et deux orifices récurrents distincts R. d. a : l’un est placé à peu près au milieu de la face ventrale un peu en dehors de la bronche extra-pulmonaire, caudalement à l’orifice récurrent du sac interclaviculaire, l’autre est placé tout à fait latéralement, empiétant en partie sur la face dorsale.

D'autre part le sac diaphragmatique postérieur moins développé que chez les Passereaux, et qui recouvre seulement à

peine la moitié de la pente caudale, n’a plus ses orifices direct et récurrent séparés comme dans le type précédent. Ces orifices sont au contraire réunis en un seul orifice polybronchique mixte comme c’est le cas pour la Poule, le Pigeon et le Canard. Cette réunion de deux sortes d’orifices du sac diaphragmatique postérieur compense le dédoublement de la

FIG. XVII, — Schéma montrant les rapports des sacs aériens et de leurs orifices avec la face ventrale du poumon chez la Mouette rieuse. Larus ridibundus (L.) Gr. = 1 x 2. B., bronche extra-pulmonaire ; C.d.p., canal direct du sac diaphragmatique postérieur ; C'1., canal du sac interclaviculaire ; £,, E,, E,, E,, première, deuxième, troisième et quatrième entobronches ; Mes., mésobronche ; O.4b., orifice direct du sac abdominal ; O.c., orifice direct du sac cervical; O’.c’., orifice direct du sac cervical latéral; O.d.a., orifice direct du sac diaphragmatique antérieur ; O.d.p., orifice direct du sac diaphragmatique postérieur ; R.ab., orifices récurrents du sac abdominal; R.d.a., orifices récurrents du sac diaphragmatique antérieur ; R.d.a., orifices récurrents du sac diaphragmatique postérieur : Z.5., orifice récurrent du sac interclaviculaire.

bronche récurrente du sac diaphragmatique antérieur observé dans le type précédent a et fait qu’en définitive il n’y a que neuf orifices, le nouvel orifice étant dû au sac cervical supplémentaire. Ces dispositions ont été observées chez la Mouette rieuse Larus ridibundus (L.), chez le Goéland argenté Larus argentatus (Brünn) et chez L. fuscus (L.).

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