‹ Recherches anatomiques, embryologiques, histologiques et comparatives sur le poumon des OiseauxChapitre 5 sur 28 · AROH, DE Z00L. EXP, ET GÊN, — 5° SÉRIE, — T, IX, — (II · texte numérisé non relu

AROH, DE Z00L. EXP, ET GÊN, — 5° SÉRIE, — T, IX, — (II

bon de débarrasser le plus possible le poumon des viscères qui l'entourent (cœur et foie), mais il faut éviter d’essayer d'extraire du moulage la colonne vertébrale et les côtes auxquelles le poumon adhère si étroitement qu’on ne saurait les séparer sans danger pour le moment. La pièce ainsi préparée et comprenant le poumon, les petits sacs aériens (diaphragmatiques antérieurs, interclaviculaire et cervicaux) et la colonne vertébrale avec la portion dorsale du thorax est maintenant portée dans une liqueur acide destinée à décalcifier le squelette. Cette liqueur est préparée avec :

Acide chlorhydrique pur 30 centimètres cubes

Ba rpm LA AU ….

L'action de cette solution, pourvu qu’elle ne soit pas prolongée au delà d’un quart d’heure, n’attaque pas l’alliage et suffit pour permettre d'enlever impunément les os qu’elle ramollit suffisamment et pour pousser assez loin le dégagement du moulage pulmonaire. Il ne reste plus, pour obtenir ce dernier à son état parfait, qu’à digérer les parties molles envelcppant le moulage et en particulier le parenchyme pulmonaire. On arrive très facilement à ce résultat en portant les pièces dans le mélange suivant :

Pepsine amylacée titre 20,......:-.... 0,20 centigranrmes Eau distillée 2 AL. As LISE .. 120 grammes Acide chlorhydrique dilué à 30 % ...... 3 grammes.

La pièce est mise dans un cristallisoir avec la quantité de liquide suffisante pour la recouvrir et le tout est porté dans une étuve à 500. Il est très important de ne pas faire reposer directement le cristallisoir sur le fond même de l’étuve qui peut avoir une température supérieure à 50°: pour cela, on interpose un corps peu conducteur comme une boîte en carton. Au bout de quarante-huit heures la digestion est achevée ou, en tout cas, suffisamment avancée pour que l’on puisse nettoyer complètement le moulage métallique en le lavant sous un faible filet d’eau et en le brossant très légèrement avec une brosse à dents savonneuse. On rince ensuite dans l’eau courante pour

enlever tous les débris et pour faire disparaître les traces de savon qui pourraient oxyder ultérieurement les moulages.

Les restes de squelette qui n’avaient pas été enlevés après la première décalcification sont maintenant faciles à extraire et la conservation de la pièce est définitive.

J’ai pu constater d'autre part que l’attaque de l’alliage par le liquide acide employé pour la digestion était nulle : en effet la liqueur acide, après un contact de plusieurs jours à l’étuve avec de petits fragments de la masse à injection, ne présentait aucune réaction sensible des composants de l’alliage.

La méthode de Wood donne des résultats vraiment remarquables, son emploi est très facile sur des animaux pris vivants et préparés comme il à été dit. Cependant comme je le faisais remarquer déjà au commencement de ce chapitre, les oiseaux tués à la chasse, ayant presque toujours leurs sacs aériens déchirés et leurs poumons envahis par le sang, sont impropres à ces injections. Il paraît nécessaire d’autre part pour le succès de cette méthode que le corps de l’animal soit encore chaud, car plusieurs essais faits sur des animaux tués depuis quelques heures ne m'ont point donné de résultat. 11 est probable qu’une fois le refroidissement du corps produit, la masse se prend même dans les gros troncs pulmonaires et arrête la pénétration de l'injection. Mais dans les conditions sus indiquées, elle doit être préférée à toute autre, VIALLETON et A. JuIL- LET (1911).

Ceci fait surtout allusion à la méthode des injections à la photoxyline et à la celloïdine dont se ‘servait G. FIiscHER (1905). Cette méthode, très longue, donne des résultats incontestablement inférieurs. Les pièces doivent être conservées dans des mélanges d’alcool, de glycérine et d’eau distillée et sont moins aisément maniables. Elles se prêtent moins bien aussi à la photographie que les moules métalliques.

J’ai essayé également les injections au collodion, mais je n’ai pas poursuivi leur étude devant les résultats infiniment supé-

rieurs que me donnait l’alliage de Wood. J’ai cru devoir néanmoins signaler la méthode employée par G. FISCHER, parce qu’elle est applicable à des pièces de collection conservées dans l'alcool.

Page 1