b. Caudal
Fi. 11. — Schéma montrant les rapports des sacs aériens et de leurs orifices avec la face ventrale du poumon chez le Poulet. Gr. = 1 x 1,5. — B. bronche extra-pulmonaire ; C.d.p., canal direct du sac diaphragmatique postérieur ; C.&., canal du sac interclaviculaire ; E,, E», E,, E,, première, deuxième, troisième et quatrième entobronches ; Mes. mésobronche ; O.ab., orifice direct du sac abdominal; O.c., orifice direct du sac cervical; O.d.a., orifice direct du sac diaphragmatique antérieur ; O.d.p., orifice direct du sac diaphragmatique postérieur ; R.ab., orifices récurrents du sac abdominal; ÆR.d.a., orifice récurrent du sac diaphragmatique antérieur; R.d.p., orifices récurrents du sac diaphragmatique postérieur ; R.i., orifice récurrent du sac interclaviculaire.
cœur au poumon, et qui comprend : l’artère pulmonaire cranialement, la veine pulmonaire du côté caudal et entre les deux la bronche extrapulmonaire qui pénètre avec les vaisseaux dans le poumon. De plus elle est incomplète, puisqu'elle présente comme on l’a déjà dit un orifice, le conduit aérien du sac
interclaviculaire, qui mène dans ce dernier et fait communiquer les deux sacs interclaviculaire et diaphragmatique antérieur (voy. fig. III). Pour voir cette communication, on coupe les gros troncs artériels transversalement au niveau de la bifurcation de la trachée et on les relève de façon à mettre en évidence ce qu’ils cachaient.
On aperçoit alors la face dorsale du péricarde séparée des bronches extrapulmonaires et des organes sous-jacents à celle-ci par un espace appartenant au sac interclaviculaire. Cet espace continu et impair dans sa portion craniale qui fait immédiatement suite à la bifurcation de la trachée, est au contraire cloisonné dans sa partie caudale par une lame médiane qui s’attache d’une part au péricarde, d’autre part au tube digestif. Du côté caudal, cet espace se prolonge par une sorte de canal ou de tunnel, qui passe dorsalement à la veine pulmonaire et qui vient s’ouvrir dans le sac diaphragmatique antérieur au niveau de son orifice dont il semble constituer en quelque sorte la continuation. C’est le conduit aérien du sac interclaviculaire ou canal interclaviculaire. IL a été décrit pour la première fois par CAMPANA (1875). On le voit bien sur la fig. 17 où il se présente sous la forme d’une tige verticale placée en dedans de la bronche extra-pulmonaire. Il est représenté également d’une manière schématique dans les fig. XV, XVI et XVII.
Pour terminer la description de la paroi caudale du sac interclaviculaire, il ne reste plus qu’à mentionner sa partie médiale située en dedans du canal interclaviculaire et qui est constituée en majeure partie par la portion craniale de la base du péricarde.
Il est à remarquer que la bronche extrapulmonaire passe librement en avant de cette paroi, ce qui, étant donnée l’indépendance de la bronche du côté dorsal, indique que cette bronche a du être enserrée entre deux bourgeons du sac interclaviculaire placés l’un dorsalement, l’autre ventralement à elle, et qui ont été certainement indépendants durant un certain temps, avant l’accroissement des cavités qu’ils renfer-
maient et leur confluence autour de la bronche qu’elles enve-
loppaient.
L’embryologie confirmera d’ailleurs cette interprétation. SAC DIAPHRAGMATIQUE POSTÉRIEUR. — Le sac diaphrag-
matique postérieur a, sur les coupes frontales une forme triangulaire avec une base tournée cranialement, et un sommet caudal. La base est formée par l’accollement de la paroi caudale du sac diaphragmatique antérieur avec la paroi craniale du sac diaphragmatique postérieur. Elle n’est autre que le bord postérieur du rhomboëèdre précédemment décrit. Le bord médial est formé par le diaphragme thoraco-abdominal, le bord latéral par la paroi thoracique. La voûte de ce sac r’est en rapport, comme il a été dit, qu'avec une étendue très restreinte de la face ventrale du poumon et en particulier avec un petit espace triangulaire dont la base est tournée du côté de la paroi thoracique et dont le sommet est sur le bord caudal du poumon (voy. fig. ITT).
‘. Sac ABDOMINAL. — Le sac abdominal, situé dorsalement par rapport à ceux qui viennent d’être étudiés jusqu'ici, n’a aucune relation avec la face ventrale du poumon et se trouve tout entier sur le bord caudal de cet organe. Il est séparé du sac diaphragmatique postérieur par une crête fibreuse saillante qui s’attache au bord caudal de la face ventrale du poumon : puis il s’étend de là en arrière et perd presque immédiatement contact avec le tissu pulmonaire ; il n’a par conséquent pas d'intérêt au point de vue où nous nous sommes placés.