‹ Recherches anatomiques et clinques sur le glaucomeChapitre 15 sur 53 · CORPS CILIAIRE · texte numérisé non relu

CORPS CILIAIRE

Corps ciliaire.

Henri Millier avait déjà signalé une atrophie irrégulière du corps ciliaire. Schmidt-Rimpler la signale également.

La théorie du refoulement de l'iris par les procès ciliaires gonflés paraît venir de Weber (1).

Knies, dans son article déjà cité, résume ainsi nos connaissances actuelles à ce su jet : Au début du glaucome le corps ciliaire est infiltré de cellules, puis survient une atrophie rapide du muscle ciliaire, atrophie qui est tout à fait de règle dans les glaucomes ayant eu une certaine durée. L'atrophie des franges ciliaires est beaucoup plus tardive et ne va jamais aussi loin que celle du muscle. Quant au refoulement de l'iris par les procès ciliaires gonflés, les ligures de Weber n'en démontrent nullement la réalité. Du reste, l'examen anatomique des cyclites fait voir que les procès ciliaires gonflés s'érigent en arrière et en dedans et s'éloignent de l'iris au lieu de le pousser vers la cornée.

Brailey a signalé à plusieurs reprises la dilatation du grand cercle artériel de l'iris et des artères du corps ciliaire. Birnbacher et Czermak considèrent ces données comme très difficiles à vérifier, et trop douteuses pour pouvoir servir de point de départ à aucune théorie.

Au contraire Ulrich considère les observations de Brailey comme exactes ; il faut dire qu'il y est directement intéressé par sa théorie sur le développement du

(1) Les causes du glaucome (Archives de de Grœfe, 1877).

Iris.

C'est encore Henri Mùller qui a le premier signalé en 1858, bien que d'une façon peu explicite, la soudure qui se produit dans le glaucome entre la périphérie de l'iris et la bandelette réticulée. Il dit que « par son bord ciliaire l'iris adhère solidement au bord cornéen, tandis qu'il se détache très facilement du corps ciliaire. En ce point il est atrophié, presque tous ses vaisseaux paraissent obstrués ».

Schmidt-Rimpler dit que l'iris, souvent épaissi au début de la maladie, s'atrophie progressivement dans ses couches antérieures, qui se transforment en une lamelle translucide ; la zone périphérique peut s'appliquer intimement à la cornée.

C'est à Knies (1) que revient le mérite d'avoir démontré la constance de la soudure irienne périphérique dans le glaucome et d'avoir ainsi donné une base en apparence solide aux théories du glaucome par rétention. Tous les auteurs qui ont examiné microscopiquement des yeux glaucomateux ayant trouvé cette môme lésion sauf dans certains cas au début déjà cités, il n'y a aucun intérêt à analyser leurs travaux en détail. Seul Schnabel, dans le VIe volume des Archives de Knapp et Scheiwgger, cherche à démontrer que la soudure irienne peut exister sans augmentation du tonus et inversement.

Nous aurons à revenir sur cette opinion de Schnabel, à laquelle il doit d'avoir eu sur la pathogénie du glaucome des idées particulières et qui le classent à part, en dehors de la tradition Graefienne.

(1) Archives de de Grœfe, 1876.

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