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RÉTINE ET NERF OPTIQUE

dromiques. L'artère ophtalmique était beaucoup moins malade qu'à droite et sa lumière parfaitement libre. Sur les vaisseaux de la rétine, le processus athéromateux était aussi beaucoup moins évident.

En 1858, Henri Millier démontra à la fois la forme de l'excavation glaucomateuse, l'atrophie des fibres nerveuses au niveau de l'excavation, ce qu'il attribue à la traction subie par ces fibres; l'extension du processus atrophique à toute l'étendue de la couche nerveuse de la rétine, tandis que le reste de la membrane demeure intact.

11 a vu également l'atrophie du nerf optique. Il a même signalé que l'on peut trouver quelques vaisseaux rétiniens oblitérés. En somme il nous a appris tout ce que nous savons être essentiel et constant dans les altérations optico-rétiniennes du glaucome.

Mùller attribue l'excavation à la pression exagérée du vitré; déjà il tient compte des différences de résistance de la lame criblée suivant les sujets, et indique même qu'avec une tension intraoculaire normale une excavation peut se produire si la lame crillée perd de sa solidité. C'est la théorie mécanique de l'excavation admise par tous les anciens auteurs, de Graefe, Donders, et plus ou moins modifiée de nos jours par l'idée d'une névrite glaucomateuse.

Schmidt-Rimpler est d'avis que les fibres nerveuses sont normales au début de l'excavation et ne s'atrophient que plus tard.

Poncet, dans son Atlas, en 1879, admet une sclérose générale du nerf optique avec diminution de vascularisation de la papille, tandis qu'au contraire les petits vaisseaux sont très nombreux et gorgés de sang immédiatement en arrière de la lame criblée.

Nous avons déjà signalé que Fuchs, en 1884, n'avait trouvé çlans son double cas de glaucome traité par l'iridectomie qu'un certain degré d'atrophie du nerf optique sans excavation.

Schnabel, l'année suivante (1), admet dans le glaucome une maladie particulière du nerf optique, indépendante de la pression, une névrite glaiicomateiise (glaucomatôse Sehnervenleiden). Dans son travail de 1892, déjà cité à propos des altérations névritiques des glaucomes récents, il fait ressortir que l'observation clinique démontre l'existence d'une névrite rétrobulbaire dans une série de cas de glaucome.

Un nombre considérable d'yeux glaucomateux présentent, avec un champ visuel à peu près intact, un scotome central ou paracentral ; d'autres ont un champ visuel rétréci de tous les côtés et une bonne acuité centrale. Cela tient à des localisations diverses des foyers d'atrophie dans le nerf. Enfin, dans le glaucome chronique, la décoloration de la papille peut être longtemps le seul signe de la maladie ; on trouve aussi des cas où l'un des yeux étant glaucomateux, l'autre, sans signes apparents de glaucome, présente cependant une décoloration gris verdâtre de la papille. C'est là un fait parfaitement réel et que nous avons pu constater un certain nombre de fois.

Birnbacher et Czermak se rattachent à la théorie mécanique deMùller : l'atrophie de la papille est due à la distension des fibres nerveuses par suite du recul de la lame criblée ; de ce point le processus atrophique suit une marche descendante du côté de la rétine et ascendante du côté du nerf optique. La disparition des éléments nerveux

(1) Arch. f. Augenlieilk., 1885.

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n'est pas due à une prolifération conjonctive, c'est le contraire qui a lieu.

Knies (1890) dit que les altérations du nerf optique sont précoces et caractéristiques ; dans un cas récent il a trouvé une forte hypérémie.

Brailey a trouvé de la névrite interstitielle ; celle-ci, très fréquemment visible à l'ophtalmoscope, paraît être l'état habituel du début, on l'a trouvée dans tous les yeux glaucomateux examinés avant la période de l'excavation. Beaucoup d'auteurs ont indiqué que celle-ci, dans les cas avancés, pouvait être tapissée par une membrane conjonctive néoformée plus ou moins épaisse. Plusieurs auteurs également ont indiqué un épaississement scléreux de l'adventice des vaisseaux optiques.

Au sujet des lésions rétiniennes, rappelons que Fuchs, dans sa double observation déjà citée, a trouvé d'épaisseur normale la couche nerveuse delà rétine malgré une certaine atrophie du nerf optique. Il ne parle pas des vaisseaux rétiniens.

Birnbacher et Czermak ne font que confirmer l'existence de l'atrophie de la couche nerveuse, ils parlent de l'épaississement de la paroi des vaisseaux rétiniens sans plus de détails et seulement dans les cas anciens.

Ils n'ont jamais observé de dégénération hyaline des vaisseaux de la rétine.

Knies considère la rétine comme normale au début. Il n'admet d'athérome des vaisseaux rétiniens que dans le glaucome hémorragique.

Nerfs ciliaires.

Magni (1862-65), dans des cas anciens de glaucome simple, dit avoir trouvé une atrophie complète des nerfs

ciliaires, atrophie qui serait la cause des lésions de nutrition du côté des membranes de l'œil. Au contraire, Birnbacher et Czermak ont trouvé les nerfs ciliaires généralement sains, sauf dans un seul cas où il existait de petits foyers de névrite interstitielle au niveau du trajet intrascléral de ces petits troncs nerveux.

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