KÉSUMÉ DE NOS OBSERVATIONS CLINIQUES. J
Actuellement la vision est nulle, le tonus élevé, la sclérotique rigide.
La partie supérieure de la cornée est transparente ; mais la partie inférieure exposée à l'air est recouverte de dépôts blanchâtres superficiels d'apparence calcaire.
VII. — Pièce anatomique recueillie à Bicêtre. Pas d'observation clinique. La présence de deux iridectomies supérieures fait supposer un double glaucome, ce que confirme l'examen anatomique.
VIII. — Femme de cinquante-neuf ans. L'œil gauche a été, il y a vingt mois, le siège de symptômes de glaucome prodromique; puis ont apparu des phénomènes congestifs et douloureux et la vue s'est perdue, après quoi l'œil aveugle a cessé de souffrir pendant près d'un an. Les douleurs ont ensuite reparu très violentes, une iridectomie ne les a calmées que pendant quelques jours.
Au moment de l'énucléation, aspect glaucomateux banal sans autre chose à noter qu'une diminution apparente du diamètre vertical de la cornée. Tonus élevé. Pas de perception lumineuse.
L'œil droit, hypermétrope de 3 dioptries, ne présente aucun signe de glaucome.
Glaucomes hémorragiques. — IX. — Homme de soixante-seize ans. La vue aurait commencé à s'affaiblir il y a cinq ans. Mais c'est seulement deux mois avant l'énucléation qu'un abaissement subit de la vision engagea le malade à faire examiner son œil droit, dont la rétine fut trouvée criblée d'hémorragies. Le tonus était alors un peu augmenté, mais il n'y avait pas d'excavation papillaire.
Panas et Rochox-Duvigneaud. 8
Un mois plus tard des douleurs se déclarent ; l'œil, examiné à nouveau, est dur, inexplorable par suite du trouble cornéen caractéristique du glaucome; toute sensibilité lumineuse a disparu. L'énucléation est pratiquée.
Le malade a toujours eu une bonne santé ; mais il est arthritique avec artério-sclérose marquée ; on entend à l'auscultation du cœur un bruit de galop; les urines ne contiennent ni sucre ni albumine.
X. — Femme de soixante ans. Examinée huit mois avant l'énucléation pour des troubles de la vue récents. Son œil droit est trouvé atteint de taches hémorragiques disséminées de la rétine. Pas de tonus. Artério-sclérose généralisée.
Un mois plus tard survient une attaque aiguë de glaucome. Plus tard encore on pratique une iridectomie; les douleurs persistant, on a recours à l'énucléation.
XI. — Femme de cinquante-huit ans. Huit mois avant l'énucléation une paralysie faciale gauche accompagnée de fourmillements et de sensation de lourdeur dans le bras et la main du même côté, est survenue brusquement et n'a pas persisté. C'étaient là sans doute les symptômes d'une petite hémorragie cérébrale. Le lendemain de ces accidents la vue de l'œil droit s'est brusquement perdue. Plusieurs mois après, ont apparu des douleurs oculaires et périoculaires qui portent la malade à réclamer l'énucléation.
A ce moment la vision est nulle, l'œil inéclairable, la chambre antérieure diminuée de profondeur, la cornée peu sensible, le tonus fortement augmenté. Des hémorragies spontanées se sont produites dans la chambre antérieure quelques jours avant l'énucléation.