CHAMBRE ANTÉRIEURE
épithélium se desquame au moindre frottement au centre de la cornée ; on reconnaît alors que celle-ci est parfaitement transparente et que tout le trouble siégeait dans l'épidémie.
Chambre antérieure.
La diminution de profondeur de la chambre antérieure, par suite de la propulsion de l'iris et du cristallin en avant, est un fait très fréquent dans le glaucome. Cependant il n'est pas constant et par conséquent il n'est pas un phénomène nécessaire. C'est ainsi qu'il faisait défaut dans nos observations nos III, IV et VI. malgré que l'augmentation de tension existât d'une façon très nette au moment de l'énucléation. Remarquons que dans l'observation III la chambre antérieure était même plus profonde que normalement : l'iris, en effet, au lieu de présenter une surface convexe en avant, formait un diaphragme plan ne touchant le cristallin qu'au niveau du bord pupillaire.
Indépendamment des cas où il existe des hémorragies dans la chambre antérieure, on sait que l'humeur aqueuse des yeux glaucomateux paraît limpide à l'examen clinique. Il est cependant rare que l'étude microscopique n'y décèle pas la présence d'éléments figurés.
Les observations I, VIII, X, XI signalent la présence de sang dans la chambre antérieure. Dans les cas X et XI il s'agit de glaucomes hémorragiques types. Le n° VIII avait subi une iridectomie récente qui était la cause probable de l'hémorragie. Enfin le n° I était un glaucome chronique congestif ne présentant d'autres hémorragies que celles survenues quelques jours avant l'énucléation dans la chambre antérieure.
L'humeur aqueuse des glaucomes peut présenter des
globules rouges à l'examen microscopique sans que cela ait été cliniquement appréciable. Tel est le cas pour les observations I et II.
Enfin il est presque constant de trouver quelques leucocytes généralement farcis de granulations pigmentaires, accolés à la membrane de Descemet ou accumulés dans les parties déclives de l'angle irien. Ces cellules migratrices ne faisaient défaut que dans les observations n0SIII, VI et XI.
Ces migrations de leucocytes n'ont rien de spécial au glaucome. Tout œil qui est le siège d'un processus irritatif quelconque (inflammations des membranes profondes, tumeurs) en présente également. Les granulations pigmentaires que renferment ces leucocytes proviennent très probablement des diverses cellules pigmentaires de l'iris, toujours altérées dans les cas de glaucome.
Iris et angle irien.
L'accolement de la périphérie de l'iris à la cornée (soudure de Knies) ou en d'autres termes l'oblitération de l'angle irien étant un phénomène à peu près constant dans les glaucomes — nous dirions même volontiers constant dans les cas ayant eu une certaine durée, — nous aurons à étudier séparément la partie libre, flottante de l'iris et la région périphérique souciée à la cornée.
Partie libre. — Dans la seule observation IX, glaucome hémorragique type, l'iris était à peu près normal ou du moins ne présentait que des lésions aiguës, non définitives, consistant dans un peu d'infiltration cellulaire de quelques gaines vasculaires.
A part cela, les vaisseaux, examinés avec attention au point de vue de la théorie d'Ulrich, n'étaient vraiment