‹ Recherches anatomiques et clinques sur le glaucomeChapitre 47 sur 53 · REMARQUES CLINIQUES · texte numérisé non relu

REMARQUES CLINIQUES

Pronostic et traitement du g Home.

En désignant sous le nom de gliomes les cinq tumeurs précédentes, c'est leur seule origine rétinienne que nous voulons désigner par là, gliome étant devenu synonyme de tumeur maligne de la rétine. Certainement la question se pose, de savoir si, parmi ces néoplasmes rétiniens, les uns sont d'origine neuro-névroglique, ectodermique, vrais gliomes au sens histoiogique du mot, les autres d'origine conjonctivo-vasculaire, mésodermique, c'est-à-dire en réalité des sarcomes de la rétine ; d'autres enfin d'origine mixte.

Mais en présence des discussions qui montrent l'histologie impuissante à établir des caractères absolument distincts entre les gliomes et les leucosarcomes embryonnaires, nous croyons que toute étude des tumeurs intraoculaires doit être basée tout d'abord sur l'origine rétinienne ou choroïdienne de la tumeur, et non sur sa structure, qui, dans nombre de cas, nous pose un problème actuellement insoluble.

Sans doute, la question d'origine n'est pas tout, la nature de la tumeur peut avoir une grande importance même au point de vue clinique (pronostic), c'est le cas par exemple pour les sarcomes embryonnaires comparés aux sarcomes fuso-cellulaires. Mais ne voit-on pas que dans l'impossibilité où nous sommes d'établir une distinction

histologique convaincante entre les sarcomes globocellulaires et les gliomes, c'est à V origine de la tumeur qu'il faut s'en rapporter comme au seul caractère indiscutable permettant de la classer dans telle ou telle catégorie?

Nous en trouvons une preuve dans l'intéressant ouvrage de M. Lagrange sur les tumeurs intraoculaires. L'auteur pense que nombre de tumeurs oculaires des enfants, généralement considérées comme des gliomes de la rétine, sont des lencosarcomes de la choroïde, qu'il faut rétrécir Je cadre du gliome pour étendre celui du sarcome blanc. Il appuie son opinion de l'examen de quatre yeux contenant des tumeurs sans pigment, déjà avancées dans leur évolution, et qui sont pour lui des leucosarcomes de la choroïde. Or la lecture attentive des quatre observations de Lagrange ne nous a nullement convaincus qu'il s'agisse ici de tumeurs choroïdiennes, et cela justement parce que la désorganisation complète de l'œil rendait la rétine et la choroïde méconnaissables au point que, dans la plupart des cas, l'auteur lui-même n'a pu discerner ce qu'était devenue la rétine. Dès lors la base essentielle à la démonstration, l'origine de la tumeur, fait défaut et l'auteur, malgré tout son talent et sa conviction personnelle, ne peut arriver à nous convaincre qu'il s'agisse ici de leucosarcomes de la choroïde plutôt que de vulgaires gliomes rétiniens.

Quand l'origine rétinienne ou choroïdienne nous échappe, par suite de la trop profonde désorganisation de l'œil, nous devons nous adresser à d'autres caractères pour le diagnostic de la nature du mal : c'est-à-dire aux particularités histologiques sans doute, mais aussi à l'évolution, au mode de propagation et de généralisation du mal. Il y a à ce point de vue des différences entre les

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