DL.PH» L OPERATION
T Pli. m * i /-« ii*
Lawford et Treocher Collins.
19 ans.
Landsberg
16 ans.
Knapp
15 ans.
H. Noyés
14 ans 1/2.
Bruno Woltî
12 ans 3 mois.
11 ans 1/2.
Agnew
9 ans {double énucléation
successive).
Bruno Wolff
8 ans 9 mois.
Sinclair
6 ans (double énucLéntinn
successive).
Bruno Wolfl'
5 ans 9 mois.
5 ans.
4 ans 1/2.
4 ans 1/2.
Panas et Rochon-Duvigneaud.
4 ans 1/2 (Obs. III).
4 ans.
4 ans.
4 ans.
jUonnes comme guensons
„ ( définitives par Leber in
j \ Grœfe-Sœmisch.
Guérison définitive après
curage de l'orbite pour
une première récidive.
3 ans.
3 ans.
3 ans.
3 ans.
Weber (dp Darmstadt1)
3 ans.
3 ans.
3 ans.
2 ans 1/2.
2 ans.
Panas et Rochon-Duvigneaud.
2 ans.
Hulke
2 ans (Obs. IV).
1 an 7 mois.
1 an 6 mois.
384 GLIOMES
blement un peu faible, mais nous avons préféré ne citer que les observations probantes.
Ce relevé était fait quand a paru le travail si important du Dr Hugo Wintersteiner (Das Neuroepithelio?na Retinœ, 1897), qui est pour le gliome delà rétine ce que l'ouvrage de Fuchs a été pour le sarcome choroïdien. Par des recherches bibliographiques que l'état des bibliothèques françaises ne nous permet guère de faire aussi complètement, Wintersteiner a pu établir que le nombre actuellement connu des gliomes guéris est de 68, si l'on considère la guérison comme définitive deux ans après l'énucléation. Nous aurons à revenir sur cette dernière question.
Dans ce relevé on trouve 14 guérisons de 20 à 10 ans, 22 de 9 à 5 ans, 19 de 4 ans 1/2 à 3 ans, 13 de 3 à 2 ans.
Le chiffre total des cas de gliome rétinien que H. Wintersteiner a pu trouver dans la littérature médicale est de 497 ; il y faut ajouter ses 31 cas personnels et les 5 cas que nous avons rapportés plus haut; en tout 533 cas.
Si nous faisons sur la statistique générale de l'auteur le travail de critique auquel nous avons soumis celle de Fuchs, nous trouvons que sur les 497 faits de la statistique générale le sort définitif des opérés est connu dans 326 cas et que dans 171 on ignore ce que sont devenus les petits malades.
Les 326 cas comprennent 68 guérisons de deux ans et plus (Voy. plus haut), 13 guérisons de un an, 1 S récidives (la plupart suivies de mort sans doute) et 230 morts constatées.
Ces chiffres étant établis, deux autres éléments nous sont nécessaires pour poser le pronostic du gliome sur des bases solides. Ce sont, A) le temps au bout duquel après énucléation de l'œil malade le gliome peut être
considéré comme guéri au triple point de vue des récidives locales, de la propagation par continuité à l'intérieur du crâne et des métastases ; B) le temps après lequel on n'a plus à craindre le développement du gliome dans le second œil. Car le g Home double successif est relativement fréquent. Hirschberg l'avait estimé à 18 p. 100 des cas; Wintersteiner, tablant sur un nombre de faits bien plus considérable, a porté sa fréquence à 24 p. 100.
A) A cause de l'extrême rapidité des récidives orbitaires Wintersteiner estime qu'après un an la guéri son peut être en général considérée comme définitive 11 critique le cas de Vetscb, dans lequel 3 ans après l'énucléation d'un gliome se développa dans la parotide une tumeur adhérente au maxillaire, qui, opérée à son tour, guérit rapidement et deux mois et demi plus tard n'avait pas donné de récidive. Wintersteiner ne croit pas, malgré l'opinion de Vetscb, qu'il s'agisse ici d'une récidive de gliome. En tout cas ce serait là un fait exceptionnel, les récidives du gliome étant en effet des plus rapides en général, se manifestant au bout de quelques mois au plus, et souvent après quelques semaines et même quelques jours. Cependant si l'on recherche dans la statistique même de l'auteur viennois les cas de mort tardive à la suite du gliome, on trouve 7 ou 8 faits dans lesquels la mort n'est survenue que 2, 3 et même 4 ans après l'énucléation. Sans doute, bien avant la mort, des récidives ou des métastases étaient devenues cliniquement appréciables, mais dans plusieurs de ces cas tout au moins, un an et plus s'étaient écoulés avant toute apparence de récidive, et cela nous démontre que si après un an de bonne santé l'opéré de gliome a déjà de très grandes chances de guérison définitive, il est plus prudent d'attendre la Panas et Rochon-Duvigneaud. 25
386 "GLIOMES
fin de la deuxième année pour affirmer que le mal ne reparaîtra plus.
B) Mais ici intervient la possibilité du développement spontané d'un gliome dans l'œil qui reste au malade. Le gliome double successif est fréquent. Wintersteiner Fa même reconnu plus fréquent encore que ne le croyait Hirschberg. Il donne du reste diverses estimations à ce sujet (de 19 à 24 p. 100). En somme, dans 1/5 à 1/4 des cas le gliome est bilatéral. Nous devons rappeler à ce sujet que sur nos 5 cas de gliome, un enfant a été atteint successivement aux deux yeux.
D'après les renseignements que Wintersteiner a pu reunir, c'est surtout dans la première année que le deuxième œil risque d'être atteint. Dès la deuxième année le développement d'un gliome dans le second œil est beaucoup plus rare. En général donc les deux gliomes successifs d'un même sujet apparaissent dans un intervalle de temps qui ne dépasse pas une année. Cependant Grolmann a cité le cas exceptionnel d'un second gliome développé 4 ans après le premier.
On voit donc pendant combien de temps il convient d'être réservé sur le pronostic de cette redoutable affection.
On trouve du reste à côté des cas de mort par double gliome un certain nombre de cas de double émicléation successive suivis de guérison définitive (Agnew-Eno 1 cas, Brailey 1, Morton 1, Treacher Collins 3).
Ces guérisons montrent bien que le second gliome n'est pas l'expression d'une généralisation de la tumeur; il s'agit de deux gliomes 'primitifs successifs. Cette notion est très importante au point de vue du pronostic opératoire.
Si pénible que soit la seconde émicléation, on ne peut
douter qu'il est du devoir du chirurgien d'y décider les parents du petit malade. Livreraient-ils à la mort leur enfant aveugle ? Ils ne feraient cependant pas autre chose en refusant l'opération du second œil. Si elle n'offre qu'un certain nombre de chances de survie, la conservation de l'œil gliomateux est au contraire la mort certaine.
Les 68 cas de guérison que Hugo Wintersteiner a pu constater sur les 497 gliomes relevés par lui, représentent une proportion de 13,7p. 100. Cette proportion devrait même être plus forte, si, comme nous le croyons, il est préférable d'établir le pourcentage en comparant le nombre de guérisons non pas au nombre total, mais bien au nombre des cas suivis jusqu'au bout (morts ou guérisons définitives). Car parmi les malades énucléés et non suivis il peut y avoir à côté des morts nombreuses quelques guérisons. En d'autres termes, parmi les opérés non suivis tous sans doute ne sont pas morts et comptent cependant comme tels dans le calcul proportionnel de H. Wintersteiner.
Si cependant l'on réfléchit que les guérisons sont plus volontiers publiées que les morts, il est possible que cela rétablisse la balance et même la fasse pencher en sens inverse, c'est-à-dire fasse paraître la proportion des cas guéris plus forte qu'elle n'est réellement. En cela paraissent les défauts inévitables des statistiques faites à l'aide des documents bibliographiques. Elles se rachètent en partie parle nombre considérable de faits qu'elles permettent de réunir. D'autre part les statistiques personnelles en ce qui concerne le gliome, affection rare, sont forcément assez restreintes, et les derniers malades ont presque toujours été observés trop peu de temps. Ainsi H. Wintersteiner a pu réunir par lui-même 31 observations de gliome, ce qui est un nombre considérable. Mais il ne