II. - LA CHORDE DORSALE
Nous rapprocherons de la dégénérescence épithéliale la régression de la chorde, dont tous les détails rappellent assez exactement tout ce que nous avons vu jusqu'ici.
D'une façon générale, la structure est la même : une masse épithéliale reposant sur une vitrée, l'enveloppe conjonctive externe ayant même son homologue dans la couche dense de même nature! qui renforce la (basale de la peau. Au point de vue de la
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résistance aux agents destructeurs, les conditions sont aussi les mêmes. La solidité de Tenveloppe oppose un obstacle qui ne disparaît qu'aux derniers derniers stades de la régression ; on trouve alors que la chorde, dont la dégénérescence suivant la longueur n'a pas suivi celle des autres tissus, est condensée dans un court espace, présentant des replis, des étranglements, et finalement, des solutions de continuité.
Dans lé tissu à larges mailles et à noyaux aplatis qui constitue la masse centrale (Gallertkôrper des Allemands), la dissociation permet mieux de suivre les phénomènes que la méthode des coupas.
Ici encore, on assiste tout d'abord à un gonflement du noyau.
Le nucléole se gonfle également et devient excentrique. Il fmit par avoir la forme d'une sphère pleine ou légèrement évidéé qui se détache du noyau : celui-ci pâlit à mesure que le processus s'accentue (PL II, fig. 22). Cette sphérule dont la masse doit conserver, comme nous l'avons vu pour l'épithélium, une certaine vitalité, est susceptible de grossir ; elle fournit une assez grande quantité de granulations ayant d'abord les mêmes réactions qu'elle, et donnant enfin des grains de pigment. Les colorants nucléaires agissent sur ces produits comme sur ceux de la dégénérescence épithéliale. De même que, dans la peau, nous avons vu se dessiner entre les cellules des espaces vacuolaires, de même, nous assistons ici à une dissociation des éléments qui s'isolent de plus en plus facilement. La régression totale entraînant une réduction de la masse primitive, les cellules de la chorde deviennent également plus petites. Sur leur paroi, les produits colorables dont nous venons de parler s'amoncellent, et l'on peut obtenir, libres dans une dissociation : des éléments en pleine destruction, mais àparoi encore nette et remplis de pigment ; d'autres cellules, dont l'enveloppe semble simplement renforcée à la face interne par des épaississements chromatiques en voie de régression pigmentaire (PI. II, fig. 23). . ■
Dans la couche périphérique qui, comme l'extrémité, présente une structure cellulaire plus nette parce qu'il y reste du protoplasma,