‹ Recherches anatomiques et expérimentales sur la métamorphose des amphibiensChapitre 15 sur 45 · HIST0LY8E · texte numérisé non relu

HIST0LY8E

nous avons eu la bonne fortune de retrouver des productions chromatiques allongées qui, quoique plus déliées, rappellent assez bien les boyaux chromatiques épithéliaux vus précédemment. Ce sont plutôt ici des virgules dirigées également vers la basale. On trouve aux mêmes points des granules pigmentaires ; mais l'origine et la destinée des corps chromatiques sont plus difficiles à suivre parce que ces corps sont plus petits. L'amoncellement des noyaux dans cette zone externe s'explique, comme ailleurs, par le fait de la condensation. Ajoutons que, la, charpente centrale se dissociant, une partie de ses éléments constitutifs peut venir s'appliquer contre la paroi. Barfurth et Loos ont signalé, dans la zone centrale, cet épaississement des parois cellulaires par des bosselures locales colorables au carmin. Loos parle aussi d'un émiettement des noyaux périphériques. Il y a là, suivant lui, deux ordres de productions bien distincts.

Pour nous, nous ne voyons dans, les différente^ zones de la chorde que des corps chromatiques de môme origine, identiques par les réactions, quoique présentant des colorations plus ou moins intenses suivant qu'ils sont plus ou moins gonflés, avec de^ variétés de forme rappelant celles que nous ayons vues dans la peau (PI. IL fig. 21).

En même temps, la limitante externe de la vitrée, couche particulièrement dense et colorable, présente des échancrures, s'altère graduellement et disparait. La vitrée proprement dite se gonfle et sa striation transversale présente des plissements qui s'accentuent. Des aréoles apparaissent dans sa masse, qui conduisent à des altérations locales permettant l'introduction des leucocytes. En effet, la couche conjonctive dense qui renforce extérieurement la gaine propre de la chorde s'altère de bonne heure ; et, dans les replis de l'appareil condensé, viennent s'accumuler les éléments migrateurs qui ont envahi la presque totalité de l'espace occupé primitivement par les tissus conjonctif et musculaire. ; ;

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