‹ Recherches anatomiques et expérimentales sur la métamorphose des amphibiensChapitre 21 sur 45 · UNIVERSITÉ DE LYON. ^ U. A · texte numérisé non relu

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66 MÉTAMORPHOSE DES AMPHIBIENS ANOURES

blancs, qui ne sortiraient des vaisseaux qu'en proportion minuscule. Il est clair qu'à ce point de vue, le tissu conjonctif, à cause de sa moindre densité, doit offrir un sujet d'études préférable au muscle ou à tout autre tissu. Des observations faites sur l'animal vivant montrent plus nettement la diapédèse des hématies que celle des leucocytes. Mais des coupes convenablement colorées montrent, en beaucoup de points, des amoncellements de globules blancs d'une évidence parfaite. Telle est notre coupe figure 44 (PI. IV).

Les leucocytes, très nombreux en ce point, ne sont pas accompagnés par une seule hématie; et il est impossible d'admettre qu'une quantité aussi considérable d'éléments puisse être rap portée aux cellules migratrices normales. Mais il est d'autres cas très nombreux où les leucocytes sont véritablement amoncelés, des cas également où l'accumulation au contact d'un vaisseau ne peut laisser aucun doute sur la diapédèse. Nous renvoyons aux figures 38, 39, 41 (PI. IV), 42 (PI. V) sans insister sur les détails.

Ces cas s'obseryant partout, dans la muqueuse buccale, le long du tube digestif, à la base de la queue, etc., nous avons démontré par le fait môme et d'une façon suffisante, que la diapédèse est un fait général au stade dont nous nous occupons.

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