VII. ~ GLANDES SEXUELLES
1. Aperçu général. — Les glandes sexuelles, pendant la métamorphose, offrent peu d'intérêt au point de vue de leur évolution propre. En effet, les modifications qu'elles subissent alors sont inappréciables, ou du moins, nous ont paru telles. L'indifférence semble complète pendant toute cette période ; la totalité de la glande ne présentant que des ovules primordiaux semblables plus ou moins avancés dans leur développement.
Mais, Texamen cytologique nous a fourni des données intéressantes sur les processus de Tovogenèse chez les Amphibiens, en même temps qu'il nous a conduit aux observations les plus curieuses relativement à la cinèse nucléolaire et môme à la phago- . cytose. Nous développerons tous ces points, saufà sortir quelquefois de la période dans laquelle nous voulions nous renfermer. Car les rapports morphologiques évidents, qui existent entre ces faits et les phénomènes histolytiques généraux de la métamorphose, imposent à Fesprit une relation physiologique. Et les modifications fonctionnelles que nous avons signalées au début de ce travail pourraient conduire peut-être à des recherches intéressantes sur la physiologie de la maturation de Tœuf et de la vitellogenèse.
Chez la grenouille au stade que nous étudions, les follicules irrégulièrement distendus et constitués par une mince enveloppe à noyaux aplatis, contiennent des ovules dont le protoplasma est peu abondant. Le noyau présente un intérêt particulier parce que le filament nucléinien y est des plus nets : or, on sait que dans Tœuf ovarique de l'adulte, la vésicule germinative a toute sa chromatine condensée en un nombre variable de taches germinatives. De là un premier point à élucider : le passage du premier au second de ces deux états.
D'autre part, certains de ces noyaux se présentent très volumineux, irrégulièrement bosselés. Souvent ce sont, dans le même élément, des pelotons distincts, à membrane d'enveloppe peu nette, et l'on croit assister à une fusion graduelle. Ajoutons que Ton