‹ Recherches anatomiques et expérimentales sur la métamorphose des amphibiensChapitre 26 sur 45 · VIII. - RÉSULTATS GÉNÉRAUX DE CETTE ÉTUDE HISTOLYTIQUE · texte numérisé non relu

VIII. - RÉSULTATS GÉNÉRAUX DE CETTE ÉTUDE HISTOLYTIQUE

Après avoir montré, par l'exemple de la glande sexuelle, que les phénomènes histologiques de la métamorphose ne sont point isolés, il nous a paru intéressant de rechercher les conditions physiologiques dans lesquelles se produisent des modifications aussi marquées et aussi générales. Le travail, fait pour la métamorphose, pourra susciter sur des points analogues des études également intéressantes.

Mais d'abord, résumons, en quelques propositions, les résultats fondamentaux de cette étude histoly tique.

/• Uhistolyse n'est pas localisée dans la queue et f appareil branchial^ elle est générale.

?• La diapédèse^ qui Raccompagne ordinairement^ est aussi générale.

5" Les seuls produits histolytiques dont on puisse suivre la destinée ultérieure sont des éléments figurés^ chromatiques^ ayant pourpoint de départ la substance nucléaire pltis ou moins condensée en masses qui ne se distinguent pas du nucléole. Le protoplasma cellulaire intervient probablement aussi dans leur formation. Cer^ tains de ces produits, par leur identité complète avec le filament de la cinèse et par les conditions dans lesquelles ils s'observent^ ^gèrent des idées théoriques sur le rôle possible du nucléole dans la cinèse régulière.

t* Ces produits donnent directement naissance au pigment qui s* amoncelle dans t histoly se ; ou bien sont pris et élaborés par les

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globules blancs; ou bien, enfin^ sont entraînés à F état de liberté dans le torrent circulatoire j pour subir finalement la même transformation. Ce mode d'origine peut rendre compte de la présence du pigment en des points où elle suscite de grosses difficultés : dans rintérieur de la cavité générale^ le long des parois vasculaires^ etc..

5" Les fragments résultant de fhistolgse musculaire {sarcolytes) n'ont qu'une existence transitoire; mais ils donnent une netteté par^tictdière aux phénomènes de phagocytose qui, ailleurs^ ne s'exercent que sur des produits cT origine méconnaissable.

G" Enfin, la masse des tissus subit, dans la dégénérescence, une condensation spéciale qui semble avoir son point de départ dans la stibstance du muscle, dont les faisceaux ou les fibres se trouvent raccourcies.

V On peut expliquer^ par cette action mécanique du muscle, la coexistence des phénomènes de multiplication et des phénomènes de destruction, et, particulièrement, la localisation curieuse des figures karyokinétiques qui s'observe dans les épithéliums.

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