‹ Recherches anatomiques et expérimentales sur la métamorphose des amphibiensChapitre 31 sur 45 · UNIVERSITE DE LYON. — IL A · texte numérisé non relu

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114 MÉTAMORPHOSE DES AMPHIBIENS ANOURES

du courant sanguin dans les pattes postérieures. En rapport avec cette dérivation, nous indiquerons un fait anatomique facile à constater chez TAlyte. Au début de la métamorphose, se développe considérablement, sous la chorde, la masse cartilagineuse qui donnera le pygostyle. Or, cette masse refoule en bas et en arrière, dans un plan vertical, Taorte qui primitivement se continuait dans la queue suivant une direction rectiligne. Cette déviation dans le cours du sang, jointe à un ralentissement, peut diminuer considérablement rapport dans la queue, au profit d^ iliaques.

Notre explication physiologique de la métamorphose tourne la difficulté h laquelle se butte Thypothèse de Barfurth et de Loos, car elle nous permet de comprendre que la queue des Urodèles persiste. Le développement précoce des pattes, la respiration par des branchies ex ternes y mettent ici la larve dans des conditions toutes différentes. Les modifications fondamentales subies par la cavité branchiale chez les Anoures, et auxquelles nous rapportons tous les faits qui nous ont occupé, ne peuvent se présenter chez les Urodèles, dont les houppes externes disparaissent d'une façon graduelle, à mesure que se substitue la fonction pulmonaire.

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