INFLUKNCB DB L*ÉLÉVATION OB T
LNFLUBNCB DE l'aBAISSEMBUT DB T.
remp.
MODT.
Tenip.
Mouv.
à la minute.
à la minute.
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RESPIRATION ET CIRCULATION il
» la fin de sa transformation. Nous reviendrons
^ i sur ce point à propos des mécanismes respi-
§• g ratoires.
Il 2'' ÉTolntion de la fonction. — Les modifi-
Ë ^ cations du rythme nous ont conduit à re-
I ^ chercher s'il n'y aurait pas aussi des ohan-
ô*o gements dans la fonction. Notre intention
«.b était d'abord de faire cette étude dans des
<• conditions irréprochables au point de vue
I • théorique, avec un appareil comme celui de
S S MM. Jolyet et Regnard, permettant de con-
s]^ server indéfiniment les qualités de fluide
iîf respirable. Malheureusement, un système
I S aussi compliqué nous a paru présenter des
§<« difficultés insurmontables pour des obser-
j S vations qui doivent être très rapprochées,
I a puisque la période sur laquelle elles portent
I fl est relativement courte. Les accidents que
;c 2 Ion évite avec peine et en prenant beau-
a -§ coup de précautions dans l'installation d'une
I S* longue expérience, auraient troublé à chaque
« ^ instant nos résultats, étant donné que le dis-
5 I positif devait être dérangé et remis en fonc-
§ I tion une ou deux fois par jour. Nous avons
'^ :| dû nous résoudre à opérer sur des animaux
f*]* renfermés dans un espace limité. Le réser-
§ g voir étant assez grand, la même raison qui
.b .1 rendait impraticable un appareil compliqué
g •» atténuait les inconvénients d'un vase clos^ En
I ê effet, l'eau et l'air étant renouvelés tous les
S,U jours, nos larves évoluaient régulièrement
I « et sans accident.
^ é Dans une première série d'opérations,
^^ douze têtards d'Alytes, pesant ensemble
^ 28 gr. 5, étaient enfermés dans un grand
12 MÉTAMORPHOSE DES AMPHIBIENS ANOURES
^acon contenant 2 litres d'eau avec une atmosphère de 2 litres d'air. -Le flacon portait deux tubulures. Une grosse, médiane, livrait passage à deux tubes de verre : Tun (1) assez fin et ouvert à ses deux -extrémités plongeait simplement dans Teau du réservoir pour • assurer le maintien de la pression ; Tautre (2) s'ouvrant dans Tat- -mosphère intérieure et fermé au dehors par une pince appliquée sur un caoutchouc, servait de prise de gaz, à la fin de l'opération. La deuxième tubulure, fermée également pendant Texpérience, servait à introduire dans l'appareil une quantité déterminée de mercure, de façon à repousser, par le tube n" 2, une -quantité déterminée de gaz.
Ce gaz, passant par la série ordinaire de tubes à analyse, laissait
son acide carbonique dans un barbotteur de Liebig chargé de
potasse, lequel par différence donnait en poids la quantité de gaz
-fixé. Connaissant, d'une part, la portion d'atmosphère analysée,
.d'autre part l'atmosphère totale, il était facile de déterminer la
quantité totale d'acide carbonique libre.
Quant à l'acide carbonique dissous dans l'eau, l'extraction au -moyen de la pompe à mercure nous a donné au début quelques résultats ; mais, connaissant la composition de l'atmosphère, il est inutile de faire une double série d'opérations. Un calcul assez simple, dans lequel entrent le coefficient de solubilité, la température et la pression, donne rapidement la quantité de gaz dissous connaissant sa proportion dans l'atmosphère supérieure.
Après avoir indiqué brièvement notre façon d'opérer, nous ajouterons que, dans cette première série de recherches, les dosages étaient faits tous les matins à la même heure pendant une période de 14 jours.
Aussitôt la prise de gaz ou d'eau effectuée, les larves étaient remises en expérience jusqu'au lendemain dans un milieu soigneusement renouvelé. Les principaux résultats obtenus sont indiqués par la courbe A (fig. 3). Le premier point correspond à une période de 24 heures avant la sortie des pattes antérieures. C'est dire qu'au bout de ce temps, pas une larve n'avait une. extrémité antérieure libre. Le nombre 142 milligrammes est la moyenne de deux ou
RESPIiflATION ET CIRCULATION 13:
trois opérations préliminaires donnant toujours sensiblement lé même résultat. Les larves ayant été convenablement choisies, au bout d'un temps assez court, toutes, sans être exactement au même point (ce qui est impossible), avaient les membres antérieurs ea' pleine période de sortie
Elles étaient aussitôt mises en expérience et, dès lors, les opérations se succédaient régulièrement comme il a été dit tout à Theure.
Le fait le plus saillant de cette courbe, le seulaussi sur lequel nous voulions insister, est l'abaissement considérable que Ton constate dans l'élimination du gaz carbonique à la sortie des pattes, abaissement qui se maintient pour ainsi dire jusqu'à la fin de la métamorphose. Ici, nous avons à noter un accident. Le septième jour, la queue n'existant plus que comme un rudiment de 2 millimètres à peine, nous avons trouvé une de nos larves morte, et les autres cherchant vainement à se maintenir à la surface où on avait négligé de leur ménager un appui. Le dosage nous a donné le chiffre énorme de 228 milligrammes. La larve étant remplacée et l'eau presque totalement supprimée, la production est vite retombée à des chiffres plus normaux : 182, 147. Bien que l'évolution pût être considérée comme terminée dès le septième ou le huitième jour, nous avons continué l'opération quelque temps, pour ne constater que des oscillations peu importantes et que nous avons jugé inutile de reproduire sur la courbe. On se rendra compte de la valeur négligeable de ces oscillations par les nombres suivants : 160, 155, 167.
Nous n'avons jamais retrouvé, à la fin de la métamorphose, cette ascension extraordinaire de la courbe d'élimination : nous sommes porté à l'attribuer à l'accident dont il vient d'être question. Ainsi, et sans insister davantage sur ces. opérations qui se ressemblent toutes, nous donnons un autre tracé que l'on peut considérer comme typique (B). II. a été obtenu avec sept larves d'Alytes pesant ensemble 20 grammes. Ici, chaque opération durait quarantehuit heures. Il est clair qu'à part la modification introduite accidentellement dans la courbe A, les deux tracés sont identiques. Pour les deux séries de recherches, nous constatons au début une forte
MÉTAMORPHOSE DES AMPHIBIENS ANOURES
diminution dans le gaz éliminé ; puisque, dans un eas, la quantité primitive est réduite de près de moitié; dans Tautre, de plus de moitié. La courbe se relève ensuite graduellement et se maintient à un niveau supérieur au niveau initial. C'est tout ce que l'on peut tirer de courbes obtenues comme celles que nous donnons. Ck>mme elles indiquent, en somme, des opérations successives, faites d'une certaine façon, commencées et finies à tel moment, on ne peut leur demander une concordance absolue dans tous les
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