UNIVERSITÉ DE LYON. — II. A
.18 MÉTAMOBPHOSE DES AMPHIBIE^S ANOURES
même en arrière dans la cavité branchiale. Cet air, en mettant à part son rôle direct dans les échanges offre à Tanimal un doubla avantage : V c'est un appareil hydrostatique qui permet au têtard de se maintenir en quelque sorte au repos à la surface, sa provision d'air étant faite ; 2* c'est un perfectionnement à l'appareil de respiration aquatique; les orifices nasaux étant occlus par des tampons aériens, le rythme aquatique, persiste quelque temps encore très régulier.
Lorsque la queue ne laisse plus que des traces à peine reconnaisr sables, les bulles accumulées dans la bouche se fusionnent en une seule en rapport avec les poumons ; et, par la bouche entr'ouverte on la voit faire hernie, limitée en avant d'une façon parfaite par des ménisques liquides, à l'ouverture buccale et aux orifices nasaux.
Un nouveau rythme respiratoire apparaît, beaucoup plus accéléré, et dont les mouvements correspondent aux oscillations du plancher buccal brassant l'air dans la respiration aérienne. Ce point particulier est assez nettement présenté par notre tracé (fig. 2, texte), et nous avons eu l'occasion de le développer plus hau,t.
Les formes successives de la respiration ont été figurées par des schémas (PI. I, fig. 4, 5, 6, 7) dans lesquels le mouvement de l'eau est indiqué par des flèches pleines, le mouvement de l'air par des flèches pointiilées. Il est facile de suivre sur ces figures théoriques la marche des modifications que nous venons d'esquisser.