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cellules n’ont pas de membrane d’enveloppe; leur protoplasma peut s’étirer en longs filaments. Elles sont quelquefois disposées eu éventail, comme en c, ce qui a pu donner lieu à l’interprétation de Mathias Duval, qui les considère comme résultant d’un bourgeonnement. Le noyau central qu'il indique à leur base, chez la Paludine, et qu'il considère comme le noyau mère, n'existe pas chez le Cyciostome d’une façon constante; lorsqu'il s’y trouve, il doit être considéré comme appartenant à un jeune ovule mâle, qui n’a d’autres rapports que ceux de la contiguïté avec les cellules qui l’entourent. Les noyaux des spermatogonies sont volumineux; lorsqu'on les étudie dans les préparations à l’acide osmique, leur contour paraît net et leur contenu finement granuleux ; ils renferment un nucléole central, ou bien deux, plus ou moins éloignés l’un de l’autre. Mais l’acide osmique est un mauvais réactif du noyau, car, si on emploie l’acide azotique à 3 1/2 0/0 et l'hématoxyline, on met le réseau de nucléine en évidence et l’on ne voit plus de nucléole. Les noyaux contenus dans les spermatogonies proviennent toujours de segmentations successives du noyau initial, et il n’y a pas lieu d'admettre la formation de noyaux par bourgeonnement, aux dépens d’un noyau mère, pas plus qu'une formation intra-protoplasmique par condensation de chromatine, telle que l’admet Sabatier. Le protoplasma de la spermatog'onie peut rester un certain temps indivis ; mais bientôt il s’étrangle, et ainsi se forment les groupes tels que celui qui est représenté figure 71, et celui, beaucoup plus compliqué, de la figure 68, obtenu par dissociation dans le sang de l’animal, et fixation immédiate par l’action des vapeurs d'acide osmique. Ces groupes, que nous pouvons appeler des spermatogemmes, sont formés d'éléments de valeur très différente. Les uns (fig. 68; 70, 4; 71, d), réprésen-
tent des colonies de spermatogonies de second ordre, dans l’intérieur desquelles le noyau se sesæmente, sans entrainer immédiatement la division du protoplasma. Ces ovules mâles secondaires sont réunis les uns au autres par un cytophore protoplasmique, qui n’est jamais nucléé. Ils peuvent terminer leur évolution de deux manières : l° ils peuvent, comme les ovules primordiaux, tomber au centre du follicule, comme on le voit dans la figure 70, et peut-être peuvent-ils encore donner, comme eux, naissance à un nouveau spermatogemme, semblable
à celui dont ils sont tombés; peut-être peuvent-ils aussi se transformer directement en spermatocytes; 2 ils peuvent rester fixés à la paroi par leur cytophore protoplasmique et se transformer, après une série de segmentations, dont le nombre est difficile à préciser, en spermatocytes (fig. 70, 4; 72; 72’).
- Les phénomènes que nous venons d'indiquer ressemblent peutêtre à ceux que Sabatier a décrits; mais il nous paraît difficile. en présence de leur complexité, de caractériser nettement les deux phases qu’il reconnaît dans tous les cas, la formation des protospermogemmes, et celle des deutospermogemmes.
Les spermatocytes, enfin, peuvent subir leurs transformations définitives en spermatozoïdes, soit en restant isolés, soit en restant unis par groupes de deux, ce qui est assez fréquent (fig. 74, 3, 2), soit en restant fixés sur leur cytophore (fig. 70, d), qui finit par se résorber (fig. 74, 1). Au fur et à mesure qu’elles se divisent, pour se transformer en spermatocytes, les spermatog'onies se modifient beaucoup. Leur noyau devient énorme par rapport au contenu de la cellule; ses nucléoles disparaissent, le réseau de nucléine devient plus net etse colore plus violemment par l’hématoxyline. Ces noyaux possèdent une membrane peu distincte, et sont entourés par une très mince couche de protoplasma. J’ai pu étudier la division des spermatocytes, soit sur des cellules groupées, soit sur des cellules détachées du cytophore. La plaque nucléaire, formée par la réunion des bâtonnets de nucléine, se sépare en deux parties réunies par des filaments achromatiques; le protoplasma cellulaire s’étrangle, mais ne se divise pas complètement, car les cellules resteront unies jusqu’à leur transformation (fig."73). La petite taille des spermatocytes ne permet de voir rien de plus dans ces phénomènes délicats.
Quelles sont les transformations que subit le spermatocyte, pour se changer en spermatozoïde? On admet, généralement, depuis les travaux de von Ebner, que le noyau prend une part importante à la formation du spermatozoïde, et cependant, sa disparition pure et simple a été affirmée par de nombreux auteurs : Frey et Leuckart, chez la Mysis; Zenker, chez l’Asellus aquaticus; Leydig, chez la Paludina vivipara; Max Schultze, chez le Wicrostomum lineare, et Salensky, chez l’'Amphilina. D’autres auteurs ont observé, à côté du noyau en voie de disparition, un petit corpuscule particulier, qui prendrait naissance
dans le corps cellulaire, et qui aurait, dans la formation du spermatozoïde, la signification qu’on attribue d'ordinaire au noyau. Keferstein, ‘chez l’Helir pomatia; Balbiani, chez les Aphides; Metschnikoff, chez l’Écrevisse et la Mouche; Mathias Duval, chez l’Helix, et peut-être chez la Paludine, ont signalé ce petit corpuscule.
De la Valette-Saint-Georges, qui ne doute pas de la participation du noyau à la formation du spermatozoïde, n’a pu se convaincre de sa persistance chez l’Helx et la Clausilia. D’après Flemming, chez la Salamandre, non pas le noyau tout entier, mais seulement la chromatine, interviendrait dans la formation de la tête du spermatozoïde; Jensen se range à l'opinion de Flemming.
C'est seulement au mois de juin, que les spermatozoïdes développés pendant l’année atteignent leur état définitif, et ce n’est que vers le milieu du même mois que l’on rencontre des formes telles que x, 13, de la figure 74. Les spermatozoïdes, avons-nous dit, peuvent provenir des spermatocytes réunis en spermatogemmes, ou bien simplement accouplés, et même complètement isolés dans le tube testiculaire.
La queue du spermatozoïde atteint presque toute salongueur, avant que le noyau ait commencé à s’allong'er (fig. 74,1), mais il s’est déjà modifié, et s’est décomposé en plusieurs amas plus ou moins distincts. Il n’existe à ce moment aucune trace d’un prolongement, unissant la queue au noyau. La masse nucléaire principale s’arrondit, devient homogène. Au point d'union de cette masse avec la queue, on voit un corps réfringent, dont l’existence n’est pas constante, et, vers l’autre pôle de la cellule, un petit amas granuleux qui a été rejeté du noyau, mais que je n’ai pas vu sortir du protoplasma, au milieu duquel il persiste longtemps, sous forme de granulations plus ou moins distinctes. Le noyau s’allonge, et arrive à former la tête, par une succession de changements qui sont représentés dans la figure 74, et qui ne laissent aucun doute sur le rôle de l'élément nucléaire dans la formation de la tête du spermatozoïde. Le protoplasma se résorbe peu à peu, et contribue à l’accroissement de la queue, qui s’allonge encore, et probablement aussi à la nutrition de la tête elle-même. Je n'ai jamais
pu voir, le long de la queue, les gouttelettes protoplasmiques qui ont été décrites dans d’autres espèces, pas plus que le manchon protoplasmique et la calotte de même substance qui, chez de nombreux animaux, entoure la tête des éléments fécondants. On voit, fig. 74,5, un spermatozoïde complètement développé: la tête est très allongée, cylindrique, d’un diamètre un peu supérieur à celui de la queue, homogène et très réfringente et ne présente plus aucune trace du protoplasma cellulaire, qui l'entourait autrefois.
Le canal efférent (fig. 1, »; fig. 65, 6) est un tube d’un blanc de lait, parfaitement cylindrique, qui fait suite au testicule, et se rend dans la vésicule glandulaire. Immédiatement avant de se jeter dans cet organe, il présente un rétrécissement très notable, dont la longueur est de 1 à 2 millimètres. Le canal tout ertier a une longueur de 17 à 20 millimètres. Il est logé entre le peau et la glande digestive, sous la concavité de l’estomac, et sur la partie ventrale du corps appliquée à la columelle. Comme il est beaucoup plus long que la cavité qu'il occupe, il est plusieurs fois replié sur lui-même.
La structure du canal efférent est la même d’un bout à l’autre. Il est constitué, de l’extérieur à l’intérieur, par une membrane conjonctive, dans laquelle se trouvent plongées de nombreuses fibres musculaires, formant un réseau très élégant (fig. 36). Cette membrane est tapissée par un épithélium pavimenteux simple, dont les cellules possèdent un contenu granuleux (fig. 75).
Le sperme, qui ordinairement remplit ce canal, lui donne sa couleur blanche. En effet, lorsque le contenu est vide, ce qui se rencontre quelquefois, probablement à la suite d’un accouplement récent, le canal tranche peu par sa coloration sur les org'anes environnants. Le sperme qui se trouve dans le canal efférent, forme une masse compacte, car elle n’a rencontré aucun organe glandulaire, dont le liquide ait pu la diluer. Les cellules granuleuses qui tapissent le canal sont peut-être capables de jouer ce rôle, mais assurément dans une très faible mesure.
Au niveau de la portion rétrécie du canal efférent, les fibres musculaires, qui, dans la portion précédente de ce conduit, étaient dirigées dans tous les sens, et formaient une membrane très mince, constituent une paroi très épaisse, surtout formée de
fibres annulaires. Il existe, en ce point, un véritable sphincter, qui ne s’ouvre probablement qu’au moment de l’accouplement, car on ne trouve jamais de spermatozoïdes dans la vésicule glandulaire des animaux disséqués. Les cellules d’épithélium pavimenteux du canal efférent se transforment, dans l’entonnoir qui précède la partie rétrécie, en un épithélium cylindrique non cilié (Hg. 76). Au-dessous, elles présentent l'aspect représenté dans la figure 77; ce sont de grandes cellules cylindriques, renfermant un contenu granuleux, et surmontées de cils fins et courts.
La vésicule glandulaire, qui fait suite à la portion rétrécie du canal efférent, est une poche blanche pyriforme, à grosse extrémité dirigée en bas, divisée en deux parties par un léger étranglement (fig. 78). Cet organe est long de 6 à 7 mill. sur 3 dans sa plus grande largeur. On le voit en place dans la figure 1, s. Il est représenté ouvert et étalé dans la figure 65, et fermé dans la figure 78. La vésicule glandulaire est placée sur le côté droit de l'animal; sa partie inférieure et interne est entourée par les follicules de la glande à concrétions. Plus haut, du même côté, elle se trouve en rapport avec le corps de Bojanus, et, dans Sa partie tout à fait supérieure, elle est immédiatement adossée à la paroi de la cavité respiratoire. Le rectum croise sa face postérieure; sa face externe est placée immédiatement sous la peau du corps; elle se continue en haut avec le canal déférent. La vésicule glandulaire possède une paroi formée de tissu conjonctif et de fibres musculaires entrelacées. Elle est, comme l'utérus, grisâtre dans sa partie inférieure, d’un blanc pur dans sa portion supérieure. Cette différence est due, comme dans l'organe femelle, à la constitution de l’épithélium qui tapisse la paroi. La membrane d’enveloppe s’adosse à elle-même pour constituer des feuillets plus ou moins saillants dans la cavité, Ces feuillets ont, contrairement à l’opinion de Claparède, une direction longitudinale (fig. 65, d'; fig. 16, 1). Le même repli glandulaire est gris dans sa partie inférieure, et blanc dans sa partie supérieure. On voit très bien dans la figure 79 le point de transition entre la partie blanche 4 et la partie grise w.
Tout ce que nous avons dit de la structure de la région blanche et de la région grise de l'utérus peut s'appliquer aux parties correspondantes de la vésicule glandulaire. Les cellules de la partie blanche sont ciliées, renferment des granules très réfrin-