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que possible, et placés ensuite dans l'eau, laissent, après un Jour, perler à leurs extrémités des gouttelettes de myéline qui se rassemblent, affectant, comme ledit Külliker (1), «toutes les formes possibles, soit celles de sphère régulière, comme des gouttes d'huile, de fuseaux, de cylindres, voire même celles des corps les plus bizarres » (2).
Nous avons observé les mêmes faits chezle Zonites algirus.
Les différentes parties du système nerveux sont enveloppées par un névrilème qui présente un intérêt particulier. Qualifié de fibreux par de Siebold et Stanmus (3), 1l prend, selon Leydig, chez les Mollusques, « cette forme celluleuse du tissu conjonctif qu'on voit ailleurs entre les organes » (4). Toutefois cette assertion a été modifiée par son auteur dans un mémoire ultérieur sur l'anatomie et la physiologie des Gastéropodes pulmonés, où il dit que ce névrilème, « comme chez les Vers et les Arthropodes, se divise en névrilème interne, qui est d’une nature plus serrée et qui circonscril immédiatement la substance nerveuse, et en névrikème externe plus che. Comme on rencontre d’abord ce dernier, je commence aussi par faire observer, ajoute-t-1l, que, chez les Gastéropodes pulmonés, il y a là des muscles qui s’entrelacent de la même manière (5). » La composition de l’enveloppe névrilématique est en effet complexe. On y trouve d'abord une couche superficielle conjonctive formée de cellules volumineuses, dont le diamètre mesure en moyenne 0"",05, et qui est jusqu'à un certain point comparable à l'adoenhiha des vaisseaux (6); mais au-dessous de cette couche cellulaire, on reconnaît la présence d’une couche musculaire formée de fibres minces et très-allongées, disposées longitudinalement (7). On constate aisément l'existence de ces éléments musculaires en faï-
(4) Kolliker, Éléments d'histologie, ps 316.
(2) Jobert, Contribution à lélude du système nerveux sensitif (Jowrnol de l’'anatomue et de la physiologie de Robin, 1870-1871, p. 629).
(3) Siebold et Stannius, loc. cit, t. T, p. 303.
(4) Leydig, Histologie comparée, etc., p. 204.
(5) Leydig, Zür Anatomie und Physiologre, etc., p. 54.
(6) Voy. fig. 21.
(7) Fig. 22.
RECHERCHES SUR LE ZONITES ALGIRUS. o1 sant macérer pendant deux ou trois jours les centres nerveux et les nerfs qui en partent dans un mélange par parties égales d'acide chlorhydrique et d'acide nitrique dilué dans dix ou douze parties d'eau. Il est alors facile de les isoler.
En parlant du système musculaire, nous avons décrit une expansion qui entoure le collier nerveux, et qui fournit aux nerfs une enveloppe contractile. Celle-ci est souvent considérable, et si alors on examine le nerf au microscope, sous un faible grossissement où même à l’aide d’une simple loupe, on le voit se présenter avec l'apparence d’un cordon opaque, et plusou moins flexueux au milieu de cette enveloppe (1}, dont nous venons de donner la composition histologique, et qui lui constitue un névrilème externe.
Immédiatement autour des nerfs, on remarque une seconde enveloppe conjonctive ou névrilème interne, composée d'éléments celluleux peu volumineux. Ces cellules ont 0"",025 environ de diamètre.
L'existence de fibres musculaires dans la gaîne qui renferme le nerf a pour effet de produire l'allongement et le raccourcissement de ce cordon musculo-nerveux ; et en effet, quand il y à contraction, les flexuosités décrites par le nerf dans son enveloppe sont d'autant plus marquées, que cette contraction est plus forte; à l’état de relâchement, au contraire, le nerf suit une direction rectiligne.
On voit que cette musculature particulière aux nerfs a un rapport physiologique manifeste avec la connexion si intime que nous avons indiquée entre le collier nerveux et l’appareil musculaire. Par suite de cette connexion, en effet, les centres nerveux liés aux muscles subissent des déplacements en rapport avec les changements de forme que le corps éprouve quand l'animal se rétracte ou se déploie, et les nerfs eux-mêmes, grâce à l'enveloppe musculaire dont ils sont pourvus, pouvant s’allonger ou se raccourcir, forment des liens actifs qui interviennent dans les modifications qu'entrainent les mouvements de l'animal,
(1) Voy. fig. 20.
da H. SICARD.