GLANDES SALIVAIRES
… Les glandes salivaires sont au nombre de deux et entourent l'æsophage comme d’un anneau (2). Les canaux excréteurs (3), l'un à droite, l’autre à gauche de l’æsophage, passent avec lui dans le collier œsophagien, et viennent, à travers les parois de la masse buccale, s'ouvrir sur les côtés de la langue. Ces glandes sont beaucoup plus concentrées que dans le Colimaçon, où, ainsi que l’a décrit et figuré Cuvier, elles s'étendent en lobules minces et irréguliers sur la surface externe de l'estomac, qu'elles embrassent. Dans la Limace, la disposition de ces glandes se rapproche davantage de celle que présente le Zonites ; elles s'étendent moims et ne se prolongent pas si loin en arrière que celles du Colimaçon. En effet, « elles ne dépassent pas, dit
(1) Carl Semper, loc. cit., p. 363, (2) Voy. fig. 33 g.
(3) Fig. 33 d, d.
Cuvier, la première dilatation qui marque la limite de l’œsophage et de l'estomac » (4). On voit donc que ces organes présentent dans le Zonites un plus haut degré de perfection, car leurs éléments sont plus rapprochés, moins épars et forment un tout mieux circonserit.
Ces glandes ont une couleur jaune grisätre. Leur étude histologique dans les Gastéropodes pulmonés a été faite avec soin par Carl Semper (2). Elles sont constituées par des cellules isolées, enveloppées chacune d’une membrane conjonctive qui se prolonge en un point sous forme d’un canal exeréteur aboutissant au Canal excréteur commun. Leydig range ces glandes dans le second des groupes entre lesquels 1l divise les glandes salivaires des Invertébrés, c’est-à-dire parmi « les glandes monocellulaires, mais dont la membrane est close et ne se prolonge pas en un conduit d’excrétion; elles ne sont appelées glandes monocellulaires que parce que chacune d'elles est placée dans une {unica propria (3).
» À ce schéma appartiennent les glandes salivaires des Gastéropodes terrestres (Helir, Limar, etc.) (4). »
Le canal excréteur est composé de trois couches : une extérieure, conjonctive ; une moyenne, musculaire, et une interne, épithéliale, qui, d'après Siebold, porte des cils vibratiles (5) ; mais nous n'avons pu constater la présence de ces cils, malgré que nous les ayons recherchés à de forts grossissements (objectif
(1) Cuvier, Loc. cit., p. 18.
(2) Carl Semper, loc, cit., p. 363.
(3) Cette dénomination ne nous semble pas heureuse. On ne peut appeler légitimement glandes monocellulaires que celles qui sont constituées par une cellule isolée, c’est-à-dire celles que Leydig range dans un premier groupe, sous le nom de glandes réellement monocellulaires. Toutes les autres sont des glandes qui sont composées d’un certain nombre de cellules, quel qu’en soit l’arrangement, et auxquelles peut s'appliquer par conséquent la dénomination de po/ycellulaires que Leydig réserve, à tort selon nous, pour celles dont il forme son troisième groupe ct dans lesquelles chaque diverticulum conjonctif, au lieu de renfermer une seulé cellule, comme dans le cas précédent, en renferme plusieurs. Les unes pourraient être appelées plus exactement glandes composées à acini monocellulaires, et les autres glandes composées à acini polycellulaires.
(4) Levdig, Histologie comparée, p. 396. ;
(5) Siebold et Stannius, loc, cit., p. 320,
à immersion n° 7 de Nachet). M. Semper dit également qu'il na jamais réussi à les reconnaître chez les Pulmonés, malgré tous les soins qu'il à pris, si ce n’est pourtant chez le Lannæus (1). Le tissu conjonctif qui forme la couche externe de ce canal se continue avec celui qui unit les différents lobules glandulaires, et qui les entoure ; il est composé de cellules volumimeuses.