APPAREIL RESPIRATOIRE
L'organe respiratoire des Gastéropodes pulmonés consiste en une cavité dont la voûte est occupée par le réseau vasculaire dans lequel se fait l'échange des gaz, et qu'on a nommée, par analogie de fonction avec le poumon des Vertébrés, poumon ou sac pulmonaire. Cette poche, à parois membraneuses et logée sous le dernier tour de spire de la coquille, présente dans le Zonites alqirus une forme subtriangulaure, et renferme, dans sa partie postérieure le cœur et la glande de Bojanus (5).
(4) Carus, Von den äussern Lebensbedingungen der weiss-und kaltblutigen Thiere, p. 72. Leipsig, 1824.
(2) Voy. fig. 43.
(3) Leydig, Ueber Paludina vivipara (Zeitschrift für wissensch. Zool., 1850, t. IT).
(4) Carl Semper, loc. cit., p. 378.
(o) Voy. fig. 45.
L'orifice pulmonaire est placé auprès de l'angle supérieur droit du collier, comme nous avons eu déjà l'occasion de l’indiquer en parlant de celui-ci. Il est ovalaire et assez grand. ds
La-chambre dans laquelle 1l conduit a pour parot inférieure la cloison diaphragmatique, sorte de plancher qui la sépare de la grande cavité, La paroi latéro-supérieure de cette chambre, qui constitue ce qu'on appelle la voûte, forme à droite, avec la paroi inférieure, un angle le long duquel cheminent le rectum et le canal excréteur de la glande urinaire. À gauche, cette ligne de jonction est moins nette. Sur cette voûte, on voit les ramifications du réseau vasculaire dans lequel lé sang est soumis à l’action de l'air. Ces ramifications sont disposées suivant le type que Moquin-Tandon appelle pectiné (1), tandis que dans l'Helir Pomatia, c’est le type arborisé que l’on rencontre. Ces mots se définissent par eux-mêmes ; nous n'y Insisterons donc pas. Du reste, la description anatomique du poumon des Gastéropodes pulmonés a été faite avec exactitude par divers auteurs, principalement par Cuvier (2), Treviranus (3), et en ce qui regarde l'espèce qui fait l'objet de ce travail, par Van Beneden (4) et par Erdl (5).
L'étude histologique de cet organe à été moins approfondie. ©: Williams est le premier, croyons-nous, qui S'en soit occupé avec détail (6).
Si l’on examine la membrane mince et transparente qui forme le poumon, on trouve qu’elle est composée des mêmes éléments histologiques que la peau : elle comprend dans sa structure du tissu lamineux et des fibres musculaires ; elle est en outre sillonnée par les nombreux vaisseaux dont nous avons indiqué plus haut la disposition. La cavité pulmonaire est revêtue d’un épithélium à cellules prismatiques; ces cellules mesurent 0"",025
(1) Moquin-Tandon, loc. cit., t. 1, p. 73.
(2) Cuvier, Loc. cit., p. 21.
(3) Treviranus, Beobachtungen a. d, Zoot. und Physiol., tab, 8, fig. 57 et 58,
(4) Van Beneden, loc. cit., pl. 10, fig. 3.
(5) Erdl, reproduit par Carus, Erlaüterungstafeln, tab. 2, fig. 10.
(6) Williams, Ox the Mecanisin of aquatic Respiration (Ann. of nat. Hist., 1856, t. XVII, p. 147).