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(4) S. Surckow. Sur les aiguillons des plantes et leur relation avec les poils et les épines. Breslau, 1873.
(5) Bâillon. Hist. des plantes.
de l’épiderme. De telle sorte que celui-ci, soulevé autour de l’aiguillon, l’enveloppe d’une couche amincie sur toute sa surface convexe ». Pour M. Van Tieghem (1) les aiguillons des Ronces proviennent de poils massifs qui ont durci leurs cellules.
Les glandes des Rubus ont été décrites, en même temps que celles de Ros a et de Drosera, par M. J. Chatin (2) qui ne partage par l’opinion de M. Martinet. Ce dernier auteur pense que le tissu de ces glandes serait formé par des éléments épidermiques « ayant subi une dégénérescence adénoïde ».
L. Olivier (3) étudie l’appareil tégumentaire des racines chez les Rosacées : il démontre que la membrane périphérique est, dès le début de la formation du bois et du liber secondaires, le siège d’un cloisonnement tangentiel successif.
Les cellules ainsi formées constituent un parenchyme très régulier qui se développe toujours dans le sens centrifuge.
Viennent ensuite une série de mémoires de M. Costantin. Il fait d’abord l’étude anatomique de l’enracinement d’une branche de Ronce (4). Il constate la produc- < tion dé deux zones génératrices dans la branche plongée sous terre : l’une cambiale, dont l’activité est très intense à l’intérieur comme à l’extérieur; l’autre, située exté-
U) Van Tieghem. Traité de Bot., 640.
J - Chatin. Thèse d’agrèg., 1874.
( 3 > L. Olivier. Appareil tégumentaire des racines. Ann. sc. nat., 1881, XI, 93 .
( 4 ) Costantïn. Bull. Soc. bot., 1882 , p. 79.
rieurement et dont le développement se produit exclusivement en dehors. Il trouve en outre comme produits emmagasinés, quantité d’amidon dans la partie enterrée, tandis qu’il n’en trouve pas dans la partie aérienne qui renferme du tannin et du glucose en plus grande abondance.
Plus tard, M. Cpstantin. étudie de nouveau l’enracinement de la Ronce et il compare le tubercule développé, à la tige maintenue sous terre (1). Dans la première partie de ce travail, il donne l^s caractères différentiels de la partie souterraine, savoir :
1° Plus grand développement du parenchyme cortical ; 2° exfoliation de l’éçorco accélérée par la grande activité de l’assise shbérpuse ; 3° réduction considérable des fibres libériennes ; 4° grand développement du liber mou et des faisceaux du bois ; 5° lignification plus intense de la moelle. Dans la seconde partie, il résume ainsi les caractères différentiels de la partie maintenue dans le sol et du tubercule : 1° réduction des faisceaux libéro-ligneux; 2° absence de toute lignification dans la moelle.
Mer (2), dans son étude sur l’enracinement de la Ronce, recherche également le mécanisme et la cause de la pénétration dans le sol de l’extrémité des tiges.
Dans un autre mémoire, M. Costantin (3) compare d’abord les tiges aériennes et maintenues sous le sol. Pour ces dernières, il en ^résulte : 1° que l’épiderme se
11) Costantin. Ann. sç. nat,, 1883, XVI.
(2) Mer. Bull. Soc. bot., fév. 1884.
(3) J. Costantin. Ann. sc, t nat., 1883, 6° s., XVI, p. 4, 175.
subérifie; 2 0, qu’une couche subéreuse petit naître vers là périphérie; 3° que le parenchyme cortical augmenté; 4° que le collenchyme disparaît ; 5° que les plissements de l’endoderme sont plus longtemps visibles ; 5° que les fibres libériennes sont pëü développées ôü‘ manquent ; 7° que la couche génératrice libéro-ligneuse est moins active ; 8° que les faisceaux! du bôis sont moins dëVeloppés et que la lignification ne ; se produit' que difficilement ; 9 & ' que le rapport de la moelle à l’écorce est plus faible que dans la tigé aérienne ; 10° qu’il peut se former de T amidon.
Puis, comparant ensuite les tiges aériennes et souterraines 1 naturelles, il examine le groupe des Rosinées. Il constate : 1° le dëVeloppemént d’une assise subéreuse dans l’endoderme chez Frngaria, Rübus, G. urbanum et P. vérrcai. :
2°’ L’existence d’un anneau de soutien dans les tiges aériennes, anneau qui disparaît dans léè rhizômes {Geùm utbàhùm).
3° Il annonce que la couche génératrice libéro-ligneuse prend Un grand accroissement dans les rhizômes et que le liber mou, peu développé dans les tiges aériennes (G. urbanum, G: môntanum), l’est au contraire beaucoup dans léS rhizômës. Chez F. vesca et P. verna, ce développement est encore manifeste, quoique moindre des précédents.
4° De même il fait la remarque que' les faisceaux du bois offrent souvent une très grande irrégularité de lignification dans les rhizômes : (G'. urbanum, F. vesca), et fiue ceux-ci présentent en général, de très grands rayons médullaires non lignifiés entre-, les faisceaux.
5° En outre, le parenchyme cortical se développe beau-
coup dans les .tiges souterraines, mais le rapport de la moelle à l’écorce est plus petit que pour les tiges aériennes;
6° Enfin, l’amidon existe dans les rhizomes.
La comparaison des rhizomes et des tiges a été faite aussi par Vaupell.
Dans un autre mémoire sur la structure de la tige des plantes aquatiques (1), M. Costantin étudie le Comarum palustre.
Il trouve que dans la région aquatique de la tige comparée à la région aérienne, le collenchyme diminue d’importance et que les plissements de l’endoderme deviennent plus marqués. Il ajoute, que dans la région souterraine de la tige comparée à la région aquatique, les fibres et le collenchyme disparaissent presque complètement, tandis que l’écorce se subérifie et que l’endoderme se différencie encore davantage.
Il recherche également l’influence du milieu sur la structure des racines (2).
Je crois utile de rappeler ici le travail de M. Van Tieghem (3) à propos de la détermination de l’angle formé par une radicelle avec le faisceau du bois le plus voisin. Cet angle (déviation), que l’on observe dans les racines binaires, varie avec les genres, les espèces et même les individus d’une même espèce : on comprend donc toute son importance.
(1) Costantin. Arm. sc. nat., 1884, 6« s., XIX, 287.
(2) Costantin. Ann. sc. nat., 1885, 7" s., 135-182.
(3) Recherches sur la disposition des radicelles et des bourgeons dans les racines des Phanérogames. Ann. sc. nat., 1887, 7* s., V, p. 130.
Enfin, M. Van Tieghem étudie le réseau sus-endodermique de la racine des Rosacées (1).
Ce réseau, de même que celui des Conifères et des Caprifqliacèes , a ses mailles vides, ce qui le fait distinguer de celui des Crucifères qui possède des mailles réticulées.
Il a été observé dans les Rubées (Rubus ), dans quelques Potentillées ( Dryas , Sieversia). Au contraire, il manque dans le plus grand nombre des Potentillées (Fragaria, Potentilla, Sibbaldia, Comarum, Waldsteinia, Geum). Pourtant, il existe des traces de réseau, consistant en quelques cellules sus-endodermiques éparses, munies de bandes épaissies, dans la racine du Sibbaldia cuneata et dans celle du Waldsteinia geoïdes, tandis que la racine du Sibbaldia parviflora et celle du Waldsteinia trifoliata en sont totalement dépourvues.
Parmi les Potentillées, les Sieversias qui ont un réseau, se distinguent par là des Benoites, qui n’en ont pas et auxquelles Bentham et Hooker les réunissent.
Chez Dryas les bandes d’épaississement sont reculées en dehors de manière à occuper les angles externes des cellules. Il peut exister deux cadres parallèles s’écartant l’un de l’autre de manière à occuper l’un les angles externes, l’autre les angles internes des cellules (Rubus).
Les Rubées, par leur réseau sus-endodermique, se rapprochent des Pyrées, des Spiréacées, des Prunées et des Rosées qui en sont également pourvues.
h) Van Tieghem. Sur le réseau sus-endodermique de la racine des Rosacées. Bull. Soc. bot., mai 1887, p, 221.