‹ Recherches anatomiques et physiologiques sur les dryadéesChapitre 25 sur 35 · III. — Rubus idæus · texte numérisé non relu

III. — Rubus idæus

1°. — Racine.

L’écorce secondaire renferme quelques mâcles et quelques octaèdres d’oxalate de chaux ainsi que de la matière verte ; mais les cellules scléreuses font défaut.

Les faisceaux libéro-ligneux sont séparés par des rayons médullaires qui sont intermédiaires par leur forme

et leur épaisseur à ceux des R. fruticosus et R. cæsius : moins allongés que las'|)ii , e , aiiers;et plus que les derniers.

Le liber est constitué par un certain nombre de fais- ■ ceaux tri angulaires tqtil s’avUnce'flt 1 éiï' pia'rtié ‘ dâ'nfc le 1 parëhbhyiii&JcoHiëàii ^u'âijii , àttï ,i tiér8 èUfirëh'de’SOm ëpiaiuèëiir'.'' 11 «•‘m/ml w> y-iumbi •.'{'jvcneij o,.l

Le , boiS l ëët II di^isé 1! pât' 1 dbS' rayonU médullairéë formés

• dé 1 plusiëiirs 'rangé- de béliulës allongées et potibttiéëk'Le

norrïbrë ; de icés rayons médullaires, plus considérable qüe cbéz R. C^tisj'ëët cë^etidaïit'tooîridre'que cbëZ'ÎRy/ruticbèû sf©ës/rayous internés plüë étroits ' découpent % Mtr tour les segmenté 1 ligneUxt s 1 1 ,i!

Lés Và'isséàUX' ; sbht' 'dië.^bSéS f sànS régularité daüàïa

• région 'è^xtêi'fefe 1 dé la ttïâsëê lignéus, les : fibrës ët lës vais¬

seaux! présèritbnt Un plus grand développement iftië daiis la zone interne. La limite de séparation est d’aillëuÿs nettemétït" irLdî^üéë^par UnàniieâU de cellules rëdtaiigu- 1 aires aplaties. • ■ ' 1

Làmoéllé'ëàtréduite,* Sélériflëel ■' ■ l!

2° - Tige (PI. 3, flg. 18).

L’épiderme (epV) a des éléments'rectangulaires courts à cuticule mince. Il est dépourvu de poils coniques, mais il possède cependant un petit nombre de glandes pédiçellées^ ,1m les, aiguillons postent pas, en grand, nombre.

L’éçopcq (p., c9r,) est, relativement épuise- Le collenchyme est formé, de plusieurs, rangs d’éléments à, parois épaissies tangentiellement, : la première assise, a ses cellules arrondies ou oblongues y les autres ont une dispo-

sÿfciüfi itréguliere et 1 pà i ràiisisbiit pi'iitôt ' aillbiipeh râdiàié-

lïlént. 07 j;i ( cy*j[iu!üî uî ■ i<oy ;*i •>->{ -icq hu'm '

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L'ès ëlëbfiénts ; l'és-pliife pxtMbtirs’SsèMëirt'«fepbsëi? ràdiàlëméüt ; cèbx tfuî à^bîâïnbntl’ëàfdbdétfeàiè tout une disposition- tarigentielle.

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^ Toutefois, les cellules opposées aux rayons médulla^ës : ne siihissènt pas bètfé lighifibàtîoÏÏ à ïslqtlfeÿïè "PdMppëht égà'ïèmëlït'bertàïiis ’èïé füMtddàtfsWitôti ? l »‘h>b enotïnail

Les faisceaux libéro-ligneux forment un anneau strié, radialement par les rayons médullaires, avec de grands vaisseaux condensés dans le voisinage de la moelle auxquels en succèdent d’autres à ouverture variable, et dont la disposition est à peu près radiale mais non concentrique.

Aux différents îlots du péricycle correspondent autant de massifs libériens que séparent de grands rayons médullaires. De petits rayons divisent aussi les faisceaux libériens. Comme dans R. fruticosus, des rayons médullaires à plusieurs rangs de cellules s’étendent jusqu’à l’endoderme et séparent nettement les îlots fibreux du péricycle; intérieurement, ils forment à la périphérie de la moelle une ceinture aux faisceaux ligneux. Notons cépendant que le nombre des assises de cellules, dans ces rayons médullaires, est moins considérable que dans R. fruticosus. Par contre, les rayons d’origine secondaire sont ici plus nombreux.

En examinant la structure du bois dans une tige très jeune qui n’a pas encore cloisonné son endoderme, on remarque tout d’abord des séries radiales de trachées dont les dimensions croissent de l’intérieur à l’extérieur. Ces jeunes vaisseaux sont entourés par des cellules parenchymateuses rectangulaires. D’autres cellules séparent les séries vasculaires, forment intérieurement un coin parenchymateux qui s’avance dans* la moelle et, extérieurement, un tissu qui progresse jusqu’au cambium.

Au moment de la division de l’endoderme, les modifications sont les suivantes : les cellules interposées aux

trachées se remplissent de matière verte ; celles qui s’avancent dans la moelle en séparant les faisceaux, épaississent leurs parois. Aux trachées se superposent des fibres ligneuses divisées par des rayons médullaires à une seule assise de ; cellules allongées et à parois épaisses. Ces rayons partent du parenchyme ligneux qui sépare les trachées.

Quelquefois, vers la limite extérieure des jeunes vaisseaux et dans le parenchyme ci-dessus, prend naissance un vaisseau à ouverture allongée, de telle sorte que le rayon médullaire se bifurque. Il résulte de cette complication que le bois secondaire n’a plus la disposition radiale du bois primaire.

La moelle diffère par son aspect de celle du R. fryticosus; cette différence est surtout très nette dans lés coupes longitudinales. Ici on trouve encore les grandes cellules,incolores, puis les files de cellules allongées ; mais ces dernières ne sont plus reliées par les cellules aplaties qui ont été signalées chez R. fruticosns.

En coupe transversale, après traitement par les sels de fer, n’apparaît plus le réseau si caractéristique de l’espèce ci-dessus. En coupe longitudinale, on retrouve les files tannifères, mais elles sont dépourvues d’anastomoses.

Des cristaux d’oxalate de chaux mâclés se rencontrent dans la région libérienne ; quant aux cellules cristalligènes, elles appartiennent surtout aux rayons .médullaires. On en trouve également dans les cellules allongées qui bordent intérieurement les faisceaux ligneux.

3° — Feuille (PI. 3, flg. 19-20).

Dans son ensemble, le pétiole (fig. 8) rappelle les précédents ; il porte de grands poils ünicellulaires. Le collenchyme est moins développé que dans les deux premières espèces ; il ne possède plus ici qu’un rang de cellules incolores, tandis qu’on comptait chez celles-là deux rangs de cellules à contenu brunâtre. Les faisceaux ont un parenchyme ligneux interne à éléments collenchymateux. Le péricycle est fibreux, mais non homogène. On remarque, en effet, de nombreux îlots qui lui donnent l’aspect d’une bande discontinue. Le tissu conjonctif renferme quelques mâcles seulement : le liber en contient beaucoup ainsi que des rhomboèdres.

Le limbe (fig. *20) est constitué par un parenchyme bifacial renfermant quelques mâcles. La face supérieure de ce parenchyme comprend deux rangs de cellules en palissade (p. pal.) et la face inférieure trois ou quatre rangs de petites cellules arrondies (p. lac.). L’épiderme a de grandes cellules polygonales à parois minces ; l’épiderrqe inférieur (ep. inf.) a des cellules plus petites et il porte des poils unicellulaires à parois minces, contournés; qui forment un véritable feutrage. Les stomates sont elliptiques et à la face inférieure.

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