‹ Recherches anatomiques et physiologiques sur les hémiptèresChapitre 14 sur 65 · Savans étrangers · texte numérisé non relu

Savans étrangers

de quelques légères aspérités. ‘Farses. de trois articles , dont le premier beaucoup plus court; le dernier tronqué obliquement pour l’insertion des ongles.

La Vélie vagabonde vit en sociétés assez nombreuses dans les fontaines rurales ombragées; elle n’est pas rare aux environs de Saint-Sever (Landes ).

Les larves sont noirâtres, et vivent en commun avec les individus adultes. Leur abdomen se termine en pointe, et ses bords à peine palifiés ne dépassent pas le niveau de la région dorsale. On observe une petite tache rousse sur le milieu du premier segment de l’abdomen. Le dessous de-celui-ci est d’un gris pâle, avec une rangée de taches noires sur les flancs.

J'ai eu de fréquentes occasions d'étudier et de disséquer les deux sexes de cet Amphibicorise, et Je ne vois"pas sur quoi se fondent MM. Lepelletier et Serville ( Encycl. méth., t. X, p. 780) pour regarder l’Aydrometra aptera de Fabricius comme le mâle de son #. currens. Je les crois deux espèces bien distinctes.

Le canal digestif de la Vélie ressemble beaucoup pour sa longueur, sa forme et sa structure, à celui des Gerris. Le ventricule chylifique , observé à une forte loupe, présente dans toute son étendue un pointillement particulier qui fait présumer l'existence de cryptes dans l'épaisseur de sa tunique. La vésicule biliaire est moins développée et les vaisseaux hépatiques sont plus sensiblement variqueux que dans le genre précédent. L’intestin est gros, dilaté, turbiné , rempli d’une pulpe excrémentitielle brunâtre.

Page 1