‹ Recherches anatomiques et physiologiques sur les hémiptèresChapitre 31 sur 65 · ARTICLE IT · texte numérisé non relu

ARTICLE IT

Organes générateurs femelles.

L'appareil génital femelle des Hémiptères se compose en général, 1° de deux ovaires; 2° d’un oviducte ; 3° d’une glande sébifique de l’oviducte; 4° de diverses pièces vulvatres plus ou moins externes 5° enfin des produits de

la fécondation, qui sont le plus RAT des œufs, rarement des petits vivans.

Les ovaires sont situés dans la cavité abdominale, audessous du paquet des viscères digestifs. [ls consistent, ainsi que ceux des insectes en général, en deux faisceaux semblables, composés chacun d’un certain nombre de boyaux tubulés, destinés, dans les espèces ovipares, à la formation , au développement, au séjour des œufs. Je désigne ces boyaux sous le nom de gaïnes ovigères. Celles-ci remplissent le même but physiologique que la matrice des quadrupèdes. Lorsque la fécondation a eu lieu, on les trouve partagées, suivant leur longueur, par des étranglemens successifs d'autant plus prononcés que la gestation est plus avancée, et qui interceptent des cellules ou des loges toujours monospermes, c’est-à-dire ne renfermant jamais qu'un seul germe ou un seul œuf, Dans l’état de ‘virginité elles n’offrent aucune trace d’étranglemens. Le nombre des gaïînes et des loges est constant dans les individus d’une même espèce, mais il varie suivant les familles et les genres. Ces gaînes peuvent être uni ou multiloculaires.

Le sommet ou l’extrémité antérieure de la gaîne ovigère est formé par un corps d'apparence charnue, compact, c’est-à-dire non vésiculeux, dont la configuration est différente suivant les genres. Cet article terminal est d’ordinaire fixé, suspendu au moyen dun filet propre d’une grande ténuité, qui mérite le nom de ligament suspenseur. Les sept ligamens suspenseurs convergent en un ligament commun qui va s'implanter dans le thorax. Ce corps charnu se rencontre constamment dans les ovaires de tous les insectes en général. Dans les divers écrits qui ont précédé celui-ci, J'ai gardé le silence sur ses fonctions, parce que Je ne me croyais pas suflisamment éclairé, et le petit nombre d’entomotomistes qui se sont occupés de l'appareil génital des insectes n’y ont porté qu’une atten-

ton fort superficielle. Je suis peut-être plus à même aujourd'hui de m'expliquer sur les attributions physiologiques de ce corps, que je n’hésite point à qualifier du nom d'organe. Je le considère comme le réceptacle des ovules ou germes imperceptibles des œufs, et je propose pour lui la dénomination d’ovulaire. Par sa position, ses rapports, ses fonctions, peut-être même sa texture, il présente , suivant nous, la plus grande analogie avec l'ovaire des quadrupèdes. Dans les femelles vierges, où les gaines ovigères n’offrent point encore la trace des loges, l’ovulaire est très prononcé, souvent même plus développé que dans la condition contraire.

Les gaines ovigères qui constituent chaque ovaire s’abouchent souvent en arrière dans un réservoir commun qu'on peut appeler calice. Celui-ci est plus où moins marqué, suivant l’époque de la gestation et la quantité d'œufs à terme qu'il contient. Ordinairement il se termine par une portion tubuleuse d’une longueur variable à laquelle J'ai donné le nom de col de l'ovaire. Les deux cols confluent ensemble pour la formation de l’oviducte.

L'oviducte est un canal ou conduit commun aux deux ovaires , dont ii est pour ainsi dire le tronc. Il est destiné soit à livrer passage aux œufs à terme pour être pondus, soit à faire l'office du vagin dans le coïit. Il varie pour sa forme et sa longueur, et il n’est pas toujours facile de le mettre en évidence.

J'ai désigné ailleurs sous le nom de glande sébacée, et je désigne aujourd'hui sous celui, plus approprié, de glande sébifique de l'oviducte, un petit appareil sécréteur qui fait partie de l’organe génital femelle de tous les insectes ovipares en général, et qui est constamment implanté sur le trajet du canal éducateur des œufs. Je lui attribue, avec Swammerdam , la fonction de sécréter une

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