C. nugax. — Le ventre de la femelle présente daus so
tiers postérieur une carène médiane qui n'existe point dans le male. Cette carène, limitée en avant par une légère protubérance, est pourfendue comme dans les Corés précédens et recèle un oviscapte. Mais ce dernier commence ici à être un peu apparent à l'extérieur, car on l’apercoit au bout de l'abdomen, niché dans une coulisse entre les panneaux de la wulve. Je ferai ici une remarque qui n’est pas sans intérêt physiologique, c'est qu'à mesure que l’oviscapte se perfectionne, le nombre des pièces constitutives de l'appareil vulvaire va en diminuant. C'est ainsi que dans les Scutellères et les Pentatomes, où on ne découvre encore aucune trace de cette espèce de tarriere, il y a sept ou huit plaques vulvaires; dans le groupe des Corés que j'ai signalé plus haut , et qui présente un petit oviscapte caché, le nombre des plaques est réduit à quatre; enfin, dans le C.nugax, où cet instrument a acquis un degré marqué de perfection , il n'existe que les deux panneaux de la vulve, et encore sont-ils bien moins développés que dans les autres espèces. Cette décroissance graduelle est digne d’attention.
Les ovaires du C. nugax ressemblent à ceux des Géocorises que nous venons d'examiner. [ls se composent de sept gaines ovigères biloculaires, et l'ovulaire qui termine celles-ci est ovale-conique très pointu. Les œufs sont
oblongs, et je n’ai pas reconnu qu’ils fussent tronqués au bout.
C. hirticornis. — Les pièces vulvaires sont encore ici au nombre de quatre, comme dans les espèces qui forment un groupe avec le €. marginatus; il y a aussi un petit opiscapte caché.
C. Panzeri. — la configuration du bout de l’abdomen et la structure de l’appareil vulvaire présentent dans cette espèce el dans celles qui constituent le groupe générique dont j'ai parlé à l'article de sa description, des différences tranchées avec celles des autres Corés. Le seul trait extérieur distinctif des sexes est fourni par le dernier segment ventral de l'abdomen , qui est comprimé, saillant et caréné dans la femelle seulement. Mais ce segment n’est plus pourfendu comme dans les précédentes espèces, et les plaques vulvaires ne sont plus en évidence à la paroi ventrale, et étalées. Tout l'appareil dont il est ici question est assez profondément enfoncé entre le segment dont je viens de parler et le dorsal qui lui correspond.
Les gaines ovigères sont au nombre de sept pour chaque ovaire, et elles ne m'ont paru qu’uniloculaires. Mais la base de ces gaînes présénte dans cette espèce, ainsi que dans quelques autres, un gros bourrelet particulier, d’une consistance comme calleuse et d’une couleur obscure, dont les fonctions ne me sont point connues.
Les œufs du €. Panzeri sont oblongs, cylindroïdes, obliquement tronqués à un bout.
Alydus geranii et apterus. — On se convaincra par l'étude attentive de l'organe génital femelle des 4/ydes, non-seulement que dans le cadre entomologique ils doivent être colloqués après les Corés ; mais que si dans ces derniers on convertit en genres les divers groupes naturels que j'ai signalés, il faudra que les 4lydes suivent im -
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médiatement la division générique à la tête de laquelle sérait placé le C. marginatus. Peut-être même qu’un examen sévère érigera en genre propre l’4lyde que j'appelle apterus.
Le dernier segment ventral de Pabdomen des 4lydes est pourfendu comme dans la plupart des Corés, mais cette fente est beaucoup moins longue. Les panneaux de la vulve sont grands, velus en dehors, et suivis d’une autre paire de pièces qui termine le ventre. On voit de chaque côté de ces dernières un repli triangulaire fourni par l’un des segmens supplémentaires de la région dorsale. Enfin la composition de l'appareil vulvaire est la mème que celle que J'ai décrite dans le €. marginatus.
Les ovaires, que J'ai plus particulièrement étudiés dans l'A. apterus, ont sept gaines ovigères assez courtes, biloculaires; l’ovulaire est allongé, cylindroïde ; il y a un calice assez marqué, et le col de l'ovaire est long comme dans le Coré que je viens de nommer. Les œufs non encore à terme, et observés dans les gaînes ovigères, sont d’un bleu lapis tranché; ils prennent une teinte châtain clair bronzé lorsqu'ils sont pondus. Ils ont une grosseur considérable vu l’étroitesse du corps de l’insecte; leur forme est celle des œufs du €. marginatus; mais au lieu d’avoir un côté simplement tronqué, ce côté est échancré ou excavé.
Pyrrhocoris aptera.- On ne trouve dans la Pyrrhocore aucun vestige d'opiscapte , et cette considération, qui n’est point sans valeur, contribue à justifier sa séparation générique. Le bout de l'abdomen de la femelle présente comme une troncature un peu déprimée, occupée par les pièces vulvaires. Celles-ci sont au nombre de trois paires. Les panneaux de la vulve sont grands, de forme à peu près quadrilatère. La fente linéaire et médiane qui les sépare, et qui constitue la vulve proprement dite, est
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placée dans une fossette naviculaire. Deux autres plaques beaucoup plus petites suivent immédiatement les panneaux dont je viens de parler et s’engrènent avec le bord postérieur de ceux-ci. Elles sont à peu près triangulaires et ont leurs bords relevés. C'est au-dessus d’elles que s'ouvre anus. Enfin ces plaques anales sont flanquées à droite et à gauche par une autre pièce triangulaire.
Sept gaines ovigeres quadriloculaires et fort longues composent chacun des ovaires de la Pyrrhocore. L’ovulaire est conoïde-pointu. Le col de l'ovaire présente une dilatation constante qui tient lieu de calice. L'oviducte est renflé dès son origine. La glande sébifique consiste en un réservoir arrondi brièvement pédicellé, et pour chaque côté en un organe singulier, semblable à une fraise élégante d’une teinte jaunâtre. Je n’ai point de notions assez positives sur la structure et les fonctions de cet organe, pour entreprendre sa description.
Lygœus lagemifer. —lL'appareil vulvaire des Lygées a bien plus de rapports avec celui des Corés qu'avec celui de la Pyrrhocore. Le dernier segment ventral de Pabdomen est pourfendu dans sa ligne médiane comme dans les premiers de ces Géocorises; ce qui est l'indice de la présence d’un oviscapte.
L'ovatre se compose de sept gaines ovigères fort longues, multiloculaires (à sept ou huit loges environ ). L’ovulaire est oblong, conoïde, pointu. Le col de lovaire est largement dilaté. La rer sébifique a de l’analogie avec celle des tai orues: mais je sens la nécessité Fe renouveler mes dissections pour être fixé sur cet organe. Les œufs sont ovales.
L. hyosciami. — Les gaines ovigères ne sont ici que biloculaires, etelles se terminent par un ovulaire allongé.
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Le col de l'ovaire est long et tubuleux comme dans le Coreus.
Miris Carceli. — Les Miris et les Capsus vont nous présenter une organisation toute particulière de l’appareil générateur femelle, et comme cette organisation est commune aux deux genres, Je me bornerai à l’exposer dans lespèce dont il est ici question.
La région ventrale de l'abdomen se compose, ainsi que je l'ai die ailleurs de sept segmens stigmatiféres, indépendamment des pièces qui constituent l appareilvulvair e. Cette région offre un trait anatomique distinctif dont j'ai déjà fait une simple mention, mais qui mérite de nous occuper un instant. Je veux parler de l'ovzscapte. Le long de la ligne médiane du ventre, à partir d’une petite gibbosité située au centre de cette région , on voit une fente linéaire qui se continue Jusqu'à l'anus. Cette fente, susceptble de s’élargir ou de se resserrer suivant la volonté ou les besoins de linsecte, est formée par les bords tranchans de deux longues vulves coriacées, parallèles, formant une gaïne ou espèce de coulisse qui loge l’oviscapte. Dansles Airis et les Capsus, ainsi que dans les Coreus, le dernier segment ventral stigmatifère (ici le septième}), est divisé par une fente médiane, et la gibbosité centrale dont je viens de parler paraît appartenir spécialement au pénultième segment. Une grande pièce vulvaire, un large panneau termine de chaque côté l’abdomen et ne paraît qu’un dédoublement du dernier segment dorsal. L'oviscapte, logé dans la coulisse médiane, ne semble à la première vue qu’une simple tige plate et cornée, une lame tranchante à pointe aiguë; mais c’est un véritable sabre, pour me servir de Pexpression usitée pour désigner cet instrument dans quelques Orthoptères. Ce sabre, attaché ou plutôt articulé par sa base, un peu di-
latée, à la gibbosité centrale, est formé de deux longues lames ou vulves semblables, simplement appliquées Pune contre l’autre et susceptibles de s'entr’ouvrir, de s’écarter méme beaucoup à l’époque de la ponte. La composition de cet instrument annonce que les Miris et les Capsus doivent enfoncer leurs œufs soit dans la terre, soit dans les plantes. Les entomologistes gardent un silence absolu sur ce point intéressant de l’histoire naturelle de ces insectes. Il était réservé à l’anatomie d’éveiller leur attention, de provoquer leurs recherches relativement aux mœurs et aux habitudes de ces Géocorises.
Chacun des ovaires des Miris et des Capsus est un faisceau allongé, non de sept, mais de huit gafnes ovigères, longues, tri ou quadriloculaires, terminées par un ovulaire ovale-oblong. Le calice est peu marqué, et le col de l'ovaire présente un renflement ovoïde entièrement caché, ainsi que l’opiducte, qui est excessivement court, par la glande sébifique.
Celle-ci forme par son développement, sa configuration et sa structure insolites, un des traits anatomiques les plus remarquables des Géocorises dont nous nous occupons , et autorise à présumer qu'elle a des attributions spéciales. Elle se compose d’un réservoir et d’un vaisseau sécréteur. Le réservoir est une grande vessie placée au centre de l’appareil génital, à peu près carrée, avec ses angles arrondis , et dont les parois fibro-membraneuses sont pellucides. Il n'a été impossible de constater d’une manière positive le mode de connexion de ce réservoir, soit avec l’oviducte, soit avec le vaisseau sécréteur. En déchirant ses parois, J'ai toujours rencontré dans sa cavité un corps d’un blanc nacré, d’une consistance céracée, qui ne m'a offert aucune organisation. Ce corps ne m'a paru que de la matière sébacée concrète ayant toute l'apparence de l’adipa-cire. Le
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vaisseau sécréteur entoure comme une guirlande le bord du réservoir, auquel il ne tient que par quelques rares trachéoles. Son tronc principal, grêle, flexueux et diaphane, émet à droite et à gauche de courts rameaux simples ou divisés, droits ou repliés. Ce vaisseau est tout-à-fait simple dans le Capsus tricolor, mais fléchi en nombreux petits festons qui couronnent aussi le pourtour du réservoir. Certainement les fonctions d’un appareil sébifique ainsi organisé ne se bornent pas à enduire les œufs d’un vernis, et je ne serais point surpris quand on découvrirait que ces Géocorises forment à leurs œufs une enveloppe commune, une espèce de cocon analogue à celui des Mantis.
Les œufs des Miris et des Capsus, que je n’ai Jamais vus pondus, et que je ne Juge que d'après ceux que j'ai rencontrés à terme dans le col de l'ovaire, sont allongés , cylindroïdes , tronqués à un bout et légèrement arqués.
Phymata crassipes. —- Je n'ai point parlé des organes
générateurs males de ce bizarre Géocorise, parce que je n'ai point encore trouvé l’occasion de me livrer spécialement à son étude anatomique. Par la même raison, je ne suis pas plus avancé pour la connaissance de ces mêmes organes dans la femelle. C’est une lacune à remplir; mais je dirai deux mots sur les signes extérieurs qui servent à distinguer les sexes.
Dans le mäle l’armure copulatrice est tout-à-fait inférieure et enchatonnée dans le centre du dernier segment ventral de l'abdomen. Elle y circonscrit un espace en ovale régulier , saillant, convexe, légèrement caréné dans la ligne médiane, et d’une texture analogue à celle du segment luimême. La situation aussi inférieure de cette armure fait naître l’idée d’un mode d’accouplement différent de celui de beaucoup d’autres Géocorises.
Dans la Phymate femelle, l'abdomen est tronqué net
au même point de la région ventrale indiqué pour le male. Cette troncature, formée par les pièces vulvaires, est tout-à-fait indépendante du dernier segment stigmatifère, et débordée par Paile que forment les parois abdominales. On n’apercoit dans cet insecte aucune trace d’oviscapte; en sorte que, sous ce point de vue, la transition des Miris et des Capsus aux Phymata est des plus brusques. La composition , et surtout la disposition des plaques vulvaires, ne ressemblent plus à celles que J'ai décrites jusqu’à présent. Ces plaques sont au nombre de trois seulement, dont deux latérales etune médiane. Cette dernière, bien plus large que les autres, est glabre, lisse, triangulaire, ei la pointe du triangle est dirigée en avant. Les latérales, étroites etobliques à l'axe du corps, sont couvertes d’aspérités. Dans tous les Géocorises précédens , la vulve, ou l’ouverture extérieure du vagin, est une fente placée dans la ligne médiane du corps, comme dans lespèce humaine, par conséquent longitudinale. Dans la Phymate, elle est transversaleet tout-à-fait antérieure. Cette direction insolite de la vulve confirme ce que je viens de dire relativement à la singularité présumée du mode d’accouplement et de la ponte des œufs. Elle est faite pour piquer la curiosité du physiologiste.
Aradus avenius. — Au lieu du mamelon assez gros qui termine le ventre du mäle, on ne trouve dans la femelle qu’un très petit segment supplémentaire en carrélong transversal, débordant à peine le contour arrondi du bout de l'abdomen. La vulve, autant qu'il est permis d'en juger sur un insecte aussi petit et aussi plat, ne m'a point paru longitudinale, et est placée, je crois, tout-à-fait à l'extrémité de l'abdomen. Je ne vois d’autre pièce vulvaire que le segment supplémentaire signalé plus haut, et l’on ne reconnaît aucun indice de l'existence d’un oviscapte.
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Chacun des ovaires de l'Aradus ne m'a paru composé que de quatre gaines ovigères biloculaires. Les ovulaires sont ellipsoïdaux, pointus. Le col de l'ovaire est dilaté, et l’oviducte a une grosseur assez remarquable. Les œufs sont oblongs.
Le nombre quaternaire des gaînes ovigères est si insolite dans les Géocorises, que c’est avec une extrême défiance que J’avance ce fait.
Cimex lectularius. —Les organes reproducteurs femelles de la Punaise des lits ont plus de rapports avec ceux des Corés qu'avec ceux des Miris et des Capsus. Les ovaires consistent en deux faisceaux obtus, presque arrondis, composés chacun de sept gaÿnes ovigères courtes, à deux loges. L’ovulaire est gros, ovale-conoïde. Le calice de l'ovaire est bien marqué et dégénère en un col tubuleux de moyenne longueur. L’oviducte est très court. Malgré les investigations les plus soigneuses, les plus réitérées, je n’ai pu reconnaître pour l'appareil sébifique que deux vessies, une pour chaque côté, ovoïdes ou globuleuses , pellueides, munies d’un col excessivement court par lequel elles s’insérent non sur l’'oviducte, mais au côté externe de chacun des cols tubuleux des ovaires. Cette situation au-delà de l’oviducte ou du vagin, et ce nombre binaire, sont, il faut en convenir, bien peu favorables à l’opinion de ceux qui ne veulent voir dans l'appareil sébifique qu’une poche copulatrice. Les vessies dont Je viens de parler contiennent une matière sébacée plus où moins coagulée. Elles sont comparables, à n’en pas douter, au réservoir des glandes sébifiques ordinaires. Mais, je le répète, je n’ai pu découvrir dans les nombreuses dissections que j'ai faites de cet insecte, aucun vaisseau, aucun Corps particulier qui puisse représenter un organe sécréteur. La petitesse de celui-ci l’a-t-elle dérobé à mes yeux armés de verres amplifians à
divers degrés, ou bien existe-t-il dans cette Punaise une anomalie relativement à ce petit appareil? Les parois de ces vessies seraient-elles chargées en même temps de sécréter et de contenir l'humeur sébacée? Des entomotomistes plus heureux ou plus adroits que moi pourront éclaircir ces doutes.
Les œufs de la Punaise des lits, lorsqu'on les observe encore enfermés dans les ovaires, et non à terme, sont ovales et gros. Mais quand ils sont pondus ou à la veille de l'être, ils ont une forme oblongue légèrement rétrécie vers le bout antérieur. Celui-ci présente un petit opercule arrondi, à peine convexe, qui couvre l’ouverture par laquelle la larve doit éclore. Soumise à une forte lentille du microscope, la coque de ces œufs paraît toute couverte extérieurement de petites aspérités piliformes, destinées à favoriser leur adhérence contre les corps et les tissus où ils sont déposés. C’est surtout à la découverte et à la destruction des œufs qu'il faut s'attacher pour préserver des Punaises les lits.
Reduvius stridulus. — Les pièces externes de l’appareil copulateur des Réduves se présentent avec une CoMmposition et une structure particulières. La région de l’anus est noire dans les deux sexes, ainsi que Je l'ai exprimé dans le signalement de l'espèce, mais elle est convexe et arrondie dans le mäle, en saillie conoïde dans la femelle.
L’armure copulatrice du mâle est enchatonnée dans le dernier segment ventral de l’abdomen (le sixième stigmatifère), et circonscrit un espace ovalaire mais pointu en arrière, de manière que sa pointe touche au bord anal du segment. La couleur et la texture de son tiers postérieur diffèrent de celles du reste de armure. On y reconnaît deux panneaux assez grands, triangulaires, d’un brun obscur, d’une consistance bien moins coriacée, rap-
prochés ou contigus à la ligne médiane par leurs bords libres. Ces panneaux ressemblent à ceux de la vulve de plusieurs Géocorises femelles, et en imposeraient facilement à ceux qui n’étudient pas le scalpel à la main. Je présume que ces panneaux de l’appareil copulateur male forment la seule partie essentiellement mobile de Parmure, et c’est par leur entr'ouverture médiane que doit sortir la verge pour le coït. Rien de semblable ne s'est présenté dans les Géocorises précédens ; mais Je dois prévenir que ce trait singulier est peut-être simplement spécifique, car il ne se rencontre ni dans le À. personatus ni dans quelques autres espèces que J'ai examinées comparativement.
La région anale de notre Réduve femelle est composée de plusieurs pièces vulvaires symétriquement rapprochées. La vulve s’apercoit à la ligne médiane, en avant de la saillie conoïde. Elle est formée par deux petits panneaux oblongs ou triangulaires, adossés à leur base à deux grandes plaques l’une-à droite, l’autre à gauche. Par l’extrémité opposée, c’est-à-dire en arrière, les petits panneaux vulvaires forment avec une autre pièce anale du dos, une sorte de bec court et gros que je viens de mentionner sous le nom de saillie conoïde, et entre les mandibules de ce bec se trouve lanus. J’ai vainement cherché à découvrir un oviscapte, tandis que cet instrument conducteur des œufs est assez apparent dans les Vabis, genre qui dans le cadre entomologique suit immédiatement celui des Réduves.
Les ovaires de notre Réduve se composent chacun de sept gaines ovigères qui ne m'ont paru que biloculaires. Les ovulaires ont la forme d’une massue oblongue; le calice est bien apparent, et le col de l'ovaire est un long conduit tubuleux ; l’oviducte est dilaté; la glande sébifique ne nest pas bien connue.