A0 RECHERCHES ANATOMIQUES
jaune clair et transparent sur la coupe et d'une consistance plus molle, d’une coloration rouge au centre.
Les deux nodosités en question correspondaient à de lévères élevures de la surface. Le diverticule vertical dont nous avons parlé, présentait trois tumeurs enkystées, dont une occupait la presque totalité de l'appendice et les deux autres, très petites, d'un jaune transparent à la coupe et d’une consistance élastique, étaient situées derrière la grande, l’une en haut l’autre en bas.
L'isthme reliant les deux lobes latéraux montrait à l'incision, une tumeur semblable dans sa partie supérieure, creusée d'une cavité à parois lisses, dans la quelle on aurait pu loger un pois. De cette cavité s’écoula un liquide brunâtre trouble, inodore.
La partie inférieure de l'isthme était formée par un tissus grenu.
Le lobe thyroide droit offrait un aspect encore plus varié;, moins irrégulier à sa surface, il donnait, quand on le palpait, la sensation de plusieurs tumeurs glissant plus ou moins sous le doigt.
Sur la coupe, on observait, disseminées dans une masse grenue: l° une petite tumeur sphérique à consistance élastique que nous pümes isoler complètement en comprimant entre les doigts le tissus environnant; incisée, elle montra une partie centrale ramollie, de la quelle s’échappa un liquide visqueux, légèrement jaunâtre séchant immédiatement sur le doigt, et un petit morceau de substance gélatineuse à forme irrégulière ; 2° une autre tumeur, munie d'une cavité centrale contenant un liquide brunâtre; 5° une tumeur sans particularités; 4° une poche kystique remplie elle aussi d’un liquide brunâtre.
Ces différentes tumeurs donnaient un aspect très varié À la figure anatomique. =
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Goître hémorrhagique - Struma haemorrhagica.
‘ Que les kystes proviennent du goitre gélatineux ou des tumeurs enkystées dégénérées, on observe souvent des hémorrhagies de leurs parois, qui colorent le contenu liquide.
Felix Hoppe Seyler ! à fait de très intéressantes observations sur trois échantillons de ces extravasats sanguins. Voici ce qu'il a écrit à ce sujet: « Ces liquides avaient une couleur brune et un sédiment facile à filtrer, le quel, mélangé à plus ou moins de choléstérine, ne se composait que de corpuscules ayant la forme et la couleur de corpuscules sanguins rouges, ratatinés; pas trace de flocons fibrineux ou cristaux d’hématoidine. Le liquide versé clair ou filtré ne précipita ni en présence de l’eau ni de l’acide acétique, ni lorsque les deux étaient réunis, sans chauffer.
Avec de l'acide nitrique, il se fit dans deux de ces liquüides, une réaction importante de cholépyrrhine. Dans le troisième il ne se montra pas trace de variété de couleur.
Dans les trois liquides, au contraire, la couleur dépendait de la matière colorante du sang transformé, car les solutions montraient au spectre solaire, la même bande d'absorption que j'ai trouvée pour la solution alcoolique d'hématine de Wittich. Les deux raies de la matière colorante du sang non transformé, faisaient défaut.
| « Archives d'Anatomie pathologique et physiologie Virchow, page 392.
Le dépôt rouge commun aux trois liquides, décrit ci dessus comme étant composé de corpuscules de sang ratatinés, ne se dissolvait pas dans l’eau et n’y gonflait pas. Aussi au microscope, les corpuscules particuliers, après un lavage complet dans l'eau, ne se montrèrent modifiés ni en couleur ni en grandeur.
Remué dans l’eau, le précipité ne tardait pas à se déposer de nouveau comme une vase fine, épaisse. Dans l’ammoniaque même, le dépôt ne se dissolvait qu'en partie après gonflement préalable. Les corpuscules qui restaient avaient l'aspect de cellules sanguines rouges ratatinées et de nouveau gonflées. Aussi dans l'acide acétique la solution complète ne se faisait que par une cuisson prolongée avec un surcroit d'acide très concentré. La belle solution ammoniacale colorée en rouge, ne montrait au spectre solaire que la bande de la matière colorante modifiée. Par la cuisson avec de l'acide acétique concentré, on obtint, mais avec difficulté, des cristaux d’hémine. L'hémine et l'hématine ne sont pas complètement identiques comme l'a supposé Lehman. L'hémine se séparait plus sous forme de sphères qu'en tablettes rhomboidales parfaites. Bouilli avec de l'alcool acidulé, le dépôt de ces liquides, donna l'hématine de Lecann. L’éther et le chloroforme séparèrent un peu de choléstérine du précipité et se colorèrent en jaune pâle à peine perceptible.
1 gr. 4734 du dépôt lavé à l'eau, extrait par l’éther et désseché sur l'acide sulfurique in vacuum, donna après réduction en cendres, 0.0101 gr. d'oxyde de fer et 0.003 gr. de chaux carbonatée. Le contenu en fer du dépôt, s'élève ainsi a 0,48 (fo... Il semble donc que les extravasats de sang qui s'opèrent dans le liquide concentré des kystes du goitre subissent un changement. Ce changement de leurs cellules sanguines rouges, dépend uniquement de. la
forte concentration de ces liquides et il survient justement quaud on met du sang dans des solutions de sel concentrées. Il arrive aussitôt après un ratatinement des corpuscules sanguins et avec cela une partie de l'hématoglobuline abandonne les corpuscules du sang et passe en dissolution.
Une pareille solution on l’obtient avec toutes les solutions de sels concentrées. L’hématoglobuline qui reste dans les corpusculés rouges, passe alors à la modification insoluble ci dessus indiquée. La partie de l’hématoglobuline qui à passé en solution, laisse l’hématine dans la solution et en partie est détruite par la formation de cholépyrrhine. Ces changements ultérieurs ne s’opèrent que dans un temps long. Des grumeaux de fibrine, des cristaux d'hématoidine , des faisceaux conjonctifs sont quelquefois tellement mélangés aux corpuscules sanguins que l'analyse microscopique seule est possible. »
Tumeurs strumeuses accessoires.
A coté du goitre ganglionaire (struma gangliosa), il faut signaler l’existence dans quelques cas, de productions strumeuses semblables dans le voisinage de la thyroide. Ces petits goîtres accessoires peuvent du reste subir les mêmes métamorphoses que les tumeurs enkystées. L'on est pas d'accord au sujet de leur origine; quelques auteurs prétendent, que du nouveau tissus glandulaire peut bien se former en dehors dela glande, au dépens du tissus cellulaire qui l’environne de toutes parts. D'autres au contraire et c’est cette dernière manière de voir qui nous semble