A4 RECHERCHES ANATOMIQUES
la plus rationelle, croient que ces productions proviennent toujours de la glande thyroide. C’est en particulier, l'opinion de Uhle et Wagner qui s'expriment ainsi à ce sujet: « Dans une troisième forme il s’agit du développement de nouveaux corps thyroides arrondis, de la grosseur d’un petit pois à celle d’une noisette. Ces nouveaux corps situés dans le voisinage de la glande thyroide (glandes accessoires) sont probablement congénitaux pour la plupart. La formation de ces glandes accessoires procède de l’épithélium glandulaire qui prolifère, à un endroit, de manière à former une proéminence de la membrane glandulaire.
Cette proéminence grossit peu à peu et finit par se détacher. W. Müller décrit deux cas de pareils adénômes congénitaux. Le tissus glandulaire de nouvelle formation, peut du reste, être affecté de ces mêmes altérations que nous avons observées dans le corps thyroide.
Rokytansky mentionne aussi, le développement de nouveaux corps thyroides arrondis, de la grosseur d'un pois, d'une fève ou d’une noix, dans le voisinage de la thyroïde, survenant, selon cet auteur, pendant la vie extrautérine.
Virchow décrit plus en détail, ces productions secondaires:
« Il arrive parfois, dit-il, que dans le processus pyramidal de Lalouette, quelques portions deviennent isolément malades et qu'il se produit un goiître partiel ne paraissant avoir aucune corrélation avec la glande » (struma accessoria - goitre latéral).
Entre l'os hyoide et le cartillage thyroide on peut rencontrer un goitre isolé constituant une petite tumeur circonscrite qui ne semble avoir rien de commun avec le reste du goître, bien que cependant par son développement elle provienne de celui ci. Il peut même se faire,
que la partie supérieure du processus soit affectée de tuméfaction strumeuse hétéroplasique purement accessoire ainsi qu'Albers le décrit sous le nom de goître ganglionpaire. On rencontre quelquefois dans d’autres points des lobes glandulaires isolés qui continuent à se développer et peuvent ainsi dévenir le point de départ de productions strumeuses. Je citerai comme telle la partie postérieure des cornes latérales, où j'ai trouvé souvent, de petites tumeurs arrondies,-souvent pas plus grosses qu’un pois, qui ne se reliaient à la glande que par un tissus connectif lâche et avaient plutôt l'aspect de petits ganglions Iymphatiques que de portions du corps thyroide. Quand elles sont affectées de goitre elles donnent lieu à ces formes inégales qui compriment souvent l’oesophage. Je n’ai jamais pu admettre qu'il puisse se former de toutes pièces et à nouveau une substance semblable à celle de la glande thyroide, dans des endroits où auparavant il n’y aurait eu aucun germe glandulaire. »
Goître vasculaire.
Une autre forme bien caractéristique du goître est celle qui a été, appelée « goitre vasculaire » (struma vasculosa - struma aneurysmatica) à cause du développement extraordinaire des vaisseaux. Elle s'observe le plus souvent chez la femme.
En même temps qu'une dilatation des vaisseaux préexistants il y à une véritable néoformation de vaisseaux dont le résultat est de produire une tumeur vraiment vasculaire, qui pendant la vie est sujette à des oscillations de volume.