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3l4 TREWTE-]YEUVIÈME LETTRE.
der (i), Tbéocî. Zwinger (2), Lebenwalcî C^), Gandolphe (4) , Clainiig (5), J. Dav. Maucbard (6), Miegius (7), Alex. Camérarius (8), Trew (9), ainsi que par Médiavia, comme je vous l'ai écrit ailleurs. (10) D'ailleurs je ne trouve point de différence eïitre les tumeurs de l'ovaire gauche et de l'ovaire droit sur une seule et même femme, soit que je considère celles qui furent décrites autrefois par Heintz(i i), ou celles qui l'ont été postérieurement parNaboth (12) et par Laul)i!is (ï3), et je n'en Ob'servai moi-même aucune entre celles que j'ai décrites dans la Lettre précédente ('4)^ o^* bien si j'en trouve une, elle consiste en ce que la tumeuF du côté droit était la plus grosse, comme dans les observations de Bauhin (i5), de Gandolphe (16)
(1) Eph. N. C, deé. i, a. 3, obs. 180.
(2) Earamd. dec. Q, a. 9, obs. i36.
(3) Earumd. dec. 3^ a. i, obs, 92.
(4) Hist. de l'Acad. Roy. des Sc., a. 1 707, obs. anat. 4*
(5) Eph. N. C. , cent. 7 , obs. 64.
(6) Earumd. cent. 8^ obs. 14.
(7) Act. N. C. , tom. 1, obs. 85.
(S) Ibid. y ohs. 160.
(9) Commerc. iitt., a. 1734, ïiebd. 44*
(10) Epist. 29, n. 14.
(il) Apud Schenck., obs. med., 1. 3, ubi de hydrop., obs. ê.
(12) Disput. de sterilit. millier. , n. 1 1.
(i3)Eph. N. C. , cent. 5^ obs. 21.
(i5) Cit. c. 35, primo loco.
(16) Cit. bist. primo loco.
DES TUMEURS INTERNES BU VENTRE. 3l5
et de Goetzr(j). Enfin, s'il s'agit d'hydatides développées dans ces organes, Kerckring (2) a noté que celles qu'il trouva sur un enfant et qui étaient de la grosseur d'un œuf de pigeon^ appartenaient non pas à l'ovaire gauche, mais à l'ovaire droit.
ïl existe sans doute un bien plus grand nombre d'observations relatives à l'un et à l'autre ovaire; car je n'ai cité que celles qiie je n>e rappelais pour le moment, et ce n'est pas tant pour vous faire comprendre que ce fut par hasard qu'il se présenta en premier lieu à ma mémoire tant d'histoires où les tumeurs se trouvaient toutes dans le colé gauche, qu'afin que vous en eussiez beaucoup à votre disposition, pour voir si en les Gomparar)t entre elles vous pourriez tirer de quelques-unes quelques conséquences qui ne seraient pas inutiles pour les conjectures à former sur une maladie obscure et fréquente.
4î. Mais ce que j'ai dit des poils trouvés par Bauhin et Blasius dans des ovaires de femmes, n'est pas très-rare. En effet, Bauhin (3) a rapporté cette observation de manière à indiquer que ce n'était ni la seule ni la première; et plus lard des poils furent observés aussi dans ces organes par Blasius, comme je l'ai dit, et par d'autres, parmi lesquels se trouvent Wepfer (/J) et Andr. Véro-
(i) Act. N. C. , t. 1, obs. 207.
(2) Obs. cit. 10.
(3) C. cit. 35.
(4) Vid. Th. 17, Scliorkopfjii cit. , n, 40,
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nici (i) qui les virent à gauche, tandis que Stalpart (2) et le célèbre de Hal 1er (3) les virent à droite; et, pour ne pas citer un plus grand nombre d'auteurs, la même observation a été faite deux fois de mon temps dans une seule ville par âçt^ hommes savaus de Bologne, savoir dernièrement yjar Menghi et Bonzi (4) sur l'ovaire gauche, et cinquantetrois ans auparavant sur l'ovaire droit par Manfrédi que j'ai nommé plus haut (Sj. Car celui-ci m'écrivit qu'à cet ovaire était attachée une boule du volume d'un très-gros œuf, qui était embrassée dans une tunique blanche et comme cartilagineuse, mais plus mince en quelques endroits, et noirâtre; que dans l'intérieur de cette boule était caché un peloton de poils entièrement séparé de cette tunique, et enduit d'une sorte de suif; mais que dans ce peloton se trouvait un noyau d'où quelques vaisseaux s'étendaient dans la substance continue de l'ovaire. Je ne me souviens pas que ces vaisseaux et ce noyau aient été remarqués par d'autres, ni que personne ait observé deux choses que Bauhin avait notées, savoir des poils blancs attachés à la tunique qui les renfermait, et l'absence de poils sur le pubis de la femme, quoique
(i) Apnd Targion.j cit. ibid,
(2) Cent. 2, p. 1, obs. 37.
(3) Opusc. pathol , obs. A 2.
(4) Comment, de Bonon. Se. Acad., t. 2, p. 1, inter medica.
Di:S TUMEURS INTERNES DU A7ENTRE. 3iJ
ce ne fût pas ime jeune fille, et qu'elle eût même déjà mis au monde un enfant.
Mais en revoyant ceci je suis tombé sur un programme intitulé. De la Tumeur velue de V Ovaire, qui fut publié à Leipsick l'an lySS par Pol. Got. Schacher, lequel non-seulement cite d'autres médecins qui ont observé des poils et une matière grasse sur des ovaires de femmes, principalement à droite, mais encore écrit avoir trouvé lui aussi les mêmes choses sur un ovaire gauche devenu très-gros; et il eu fait la description avec autant de soin que qui que ce soit, surtout des poils, en y ajoutant même des dessins, et en confirmant que ces poils sortaient de la surjace interne de la tunique épaissie ^ qu'il n'hésite pas à comparer pour celte raison avec la peau externe de la tête qui est couverte de cheveux. J'ai même remarqué que te célèbreTargioni(i) avait également reconnu que les poils étaient attachés par l'une de leurs extrémités à une tunique épaisse et tenace, comme ils ont coutume d'être fixés à la peau. Mais il est difficile de dire par quelle cause des poils naissent dans l'intérieur des ovaires, si toutefois ce sont de véritables poils; et cependant ce n'est pas plus difficile que d'expliquer leur formation dans l'intérieur d'autres parties. Car Corn. Celse (2) lui-même a écrit que quelquefois aussi des poils mêlés de pe-
(i) Cit. suprà, ad n. 40.
(2) De medic, 1. 7, c. i3.
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tits OS sont renfermés À^ws les tumeurs de la glande thyroïde, d'autres médecins cités par le célèbre Heister (î) en ont vu ailleurs, et moi-même (2) j'en ai observé dans le prolorjgement transversal de la dure-mère du cerveau.
Mais cette Lettre aussi est déjà fort longue, en sorte qu'il me faut voir plutôt comment je la terminerai par quelque observation qui réponde à îa dernière histoire (3) de Vaisalva. Cette observation sera relative à uue chute, sinon de Tesiomac, du moins de la rate, et elle sera extraite d'une Lettre extrêmement honnête du même Manfrédi, dans laquelle il me comminiiqua l'an 17 18 cet exemple, ainsi que deux autres qui ne sont pas communs, et que je vous ai décrits dans un autre temps.
4^. Un homme avait le ventre tuméfié à l'une et à l'autre aine. Mais la tumeur du côté gauche, que l'on savait bien être une hernie, ayant causé îa mort après que l'iléon s'y fut introduit, fournit l'occasion de reconnaître ce qu'était celle du côté droit.
Examen du cada\>re. En effet , à l'ouverture du ventre, on trouva la rate à l'aine droite, d'où elle n'avait pas pu se dégager, quelque secousse qu'eût éprouvé le cadavre pendant qu'on le retirait du sé-
(i) Epist. de pilis, etc. ^ ad Paverum. {2) Episl. anal. 20, 11. 58.
(3; Supi'à^ n. 14.
DES TUMEURS IlYTEllHES DU VENTRE. 3?9
piilcre. Cette rate pesait trois livres environ, et était épaisse de cinq travers de doigt, large de douze, et longue d'autant. Elle était attachée à restomac par une espèce de corde cachée sous une partie des intestins, qui avait deux pouces d'épaisseur, et qui était composée de vaisseaux sanguins embrassés dans une tunique un peu épaisse, comme dans une capsule, de sorte qu'elle ressemblait au cordon ombilical par sa couleur et par certains contours que faisaient les vaisseaux; quoiqu'elle présentât extérieurement quelques appendices, qui étaient peut-être des restes de membranes déchirées, lesquels représentaient au premier coup-d'œil ces appendices adipeux dont sont fournis les gros intestins. Les branches des veines appartenant à la rate étaient très-dilatées; mais celle qu'on appelle vaisseau court, recevait facile* ment le doigt indicateur.
/l3. Quoique Blasius (i) qui a publié une observation de chute de la rate, qui est la même que celle que Ruysch (2) a mise au jour ensuite, ait donné un peu plus de détails que celui-ci sur ce qu'on observa pendant la vie'ët après la mort, et entre autres choses sur les vaisseaux spléniques qui avaient acquis une longueur et une capacité étonliantes; cependant je ne me souviens pas d'avoir lu aucun auteur qui ait décrit avec plus d'exactitude
(i) P. 1, obs. med. 14.
(2) Obs. anal. , chir. 62.
SaO TRENTE-NEUVIÈME LETTRE.
que Manfrédi, la corde des vaisseaux spléniques dans des cas analogues. Du reste, pour ce qui regarde les causes de cette chute, j'admets bien l'augmentation excessive du poids de la rate, qui relâche ou rompt les liens membraneux qui rattachent au diaphragme; et en effet la plupart dea médecins ont fait mention de ce poids qui coexistait avec la chute, ou l'ont indiqué. Cependant lorsque je rappelle à ma mémoire des rates volumineuses qui n'étaien l point tombées, telles que celles que j'ai décrites (r) plus d'une fois, ou dont vous aurez lu la description dans le Sepuich/^etum (i), je conçois facilement qu'il faut ajouter d'autres causes au poids, comme un trop grand relâchement ou une trop grande faiblesse de ces liens, ou une chute d'un lieu élevé, ou d'autres choses analogues, parmi lesquelles voyez si vous voulez transporter ce que Riolan (3) a pensé relativement au rein. La cause de la luxation du reiîi, dit-il, peut être une toux violente et de longue durée, qui en agitant continuellement le diaphragme, peut chasser de saplace Vun des deux reins qui sont appuyés contre celui-ci'.
44- Mais il faut chercher d'après les histoires de cette maladie, par quels signes on peut la recon-
(i) yid. praesertim , Epist. 36, n. ii et 17.
(2) L. 3 , sect. 16, obs. 9, et seq. piurib. etsect. 21^ obs. 84? 5. I, ?., 3.
(3) Anthropogr. ^ 1. 2^ c. 26,
naître et la distiiigner des autres; quoique tous ceux qui Tout trouvée après la mort n'aient pas pu indiquer quelles étaient les affections particulières pendant la vie. Car certainement ce que nous voyons dans l'exemple le plus ancien de tous qui se trouve dans Baillou (i), n'est pas particulier à la chute de la rate. Et nous ne pouvons riea conclure de l'observation (2) de Cabrol , qui fut recueillie peut-être assez peu de temps après celte première, si ce n'est qu'on avait pu sentir facilement la Yixte flotter dans toute la cavité du ventre pendant la vie, comme on le pouvait après la mort. Je crois que ce signe n'est point inutile, mais je pense qu'il faut y avoir plus d'égard dans les premiers temps, comme je l'ai dit plus d'une fois pour d'autres symptômes. En effet, par les progrès du temps il peut manquer facilement, parce que la rate est devenue immobile, comme vous l'avez vu dans l'observation de Matïfrédi que j'ai rapportée, et comme vous le verrez dans Baillou; car la rate s'appuyant sur la vessie lui était assez fortement adhérente, Riolan confirme ceci, à l'endroit où il dit (3) quV/ avait vu quatre fois cette maladie ; et il est certain qu'il en rapporte (4) deux exemples, dans l'un et dans l'autre desquels la rate était si
(1) Epidem., ]. 2, vere a. 1578.
(2) 6 in obs. var.
(3) Eiicheir. , 1. 2 , c. 26.
(4) Anlhropog. , 1. 2^ c. 23.