‹ Recherches anatomiques sur le siege et les causes des maladies (volume 3)Chapitre 5 sur 44 · TI · texte numérisé non relu

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34 TliElVTE-HUÎTlÈMi? LÈTTKif;

moins une pénurie d'esprits et leur langueur, que leur quantité et leurs mouveinens désordonnés. Au reste, je ne passerai pas pour cela à l'opinion de Willis qui est rapportée aussi en détail dans le Sepulchretum (i). Cet auteur faisait dépendre, contre ce que pensa postérieurement Littre, la distension tympanitique de ces viscères de l'afflux abondant et désordonné des esprits vers leurs fibres, comme si lorsque les fibres disposées autour des tubes membraneux sont enflées, elles ne resserraient pas plutôt la cavité de ces tubes, et ne résistaient pas à la distension. Quant à moi, je croirais qu'il vaut mieux suivre ici une troisième opinion formée des deux autres, et croire que les fibres contractées çà et là par l'afflux désordonné des esprits, et resserrées par des convulsions, avaient empêché les mouvemens naturels de ces tubes, et par conséquent l'expulsion d'une grande quantité d'air extrêmement raréfié, lequel d'après cela pressant d'autant plus les autres fibres dans les trajets où il était enfermé, que sa quantité et sa force augmentaient davantage, avait triomphé d'abord de la résistance de ces dernières fibres, et ensuite aussi de celles que les convulsions antérieures avaient laissées sans force, et avait enfin dilaté tous ces tubes après avoir affaibli et relâché toutes les fibres de cette manière.

Au reste, des constrictions très-étroites obser-

(i) Sect. hâc 21, ia schoL ad obs. 22.

DE lViYDROPISTE IîT DE LA. TYMPA]>fITE. 35

vées assez souvent en différens endroits des intestins dans les dissections, prouvent que leurs fibres charnues peuvent être tellement convulsées, qu'elles ferment toute issue à l'air intercepté. Des observateurs assez nombreux rapportent ^ dit le célèbre Corn. Henr. Velse (i), et f ai vu moi-même fort souvent sur les cadavres ^ que tandis quun intestin était lâche y mou , extensible , flasque dans un endroit, il était dur, contracté, rugueux ^ incapable d'être rétréci davantage avec les doigts , imperméable aux liquides et semblable presque à une masse solide dans un autre. Or , après avoir dit que ces dispositions alternent quelquefois dans toute la longueur des intestins, comme il le vit sur le cadavre d'un enfant, cet auteur fait voir (2) par sa propre observation quel effet produit l'air élastique qui est intercepté et qui se dilate de plus en plus par la chaleur du Xx^w.J'aivu, dit-il, sur une petite fille de deux ans une portion de ï intestin colon si violemment agrandie par Vair quelle renfermait^ quelle ressemblait à une vessie composée de tuniques rendues extraordinairement transparentes par leur extrême allongement ^ tandis que le reste dû trajet du même intestin au-dessus et au-dessous de cette tumeur^ était sillonné extérieurement par suite d'un très grand rétrécissement , et tout-àfait imper- 'méable. A ceci je voudrais que vous réunissiez le

(ï) Disp. de mutuo intestin, ingress. ^ p. i, J. 14.

{2)IbicL,%.i^

36 TREjyTE-HUlTiÈME LETTRE*

rétrécissement également imperméable observé par le célèbreBassius ( i ) entre les parties su périeure et inférieure du colon d'un homme, qui étaient extrêmement distendues par de Fair. Or, des constrictions de cette espèce s'étant relâchées, comme cela est nécessaire sur les sujets qui doivent vivre, je n'ai pas besoin de vous dire que les fibres étaient déjà devenues très- faibles sous une si grande pression, ni de vous avertir que ces trajets déterminés qui avaient été resserrés , ou dans lesquels il y avait eu de l'air, durent être dilatés par toutes les forces de ce fluide, et cela d'autant plus que ces forces furent ou continuèrent à être plus considérables.

D'après cela vous ne serez pas étonné de ce que dans une observation de Laubius (2) l'estomac était ridé, et le colon tellement distendu, quun homme très-robuste aurait pu facilement j introduire tout son bras, ni de ce que Littre (3) vit souvent le cœcum et colon présenter la grosseur de la cuisse d'un homme, ni même de ce que Plater (4) remarqua sur un enfant que les intestins paraissaient avoir la même grosseur en certains lieux. D'un autre côté, la distension de l'estomac est d'autres fois (5) si énorme, que l'on a cru

(1) Dec, 3, obs. anat. 9.

(2) Act. N. C. , tom. 2, obs. 20.

(3) Mém. cit.

(4) Sect. Lac Sepulcbr. 2i, obs. 22^ J. 4-

(5) Act. cit.;, tom. \, obs. A9^ cuin schol.

DE l'hYDROPISFE ET DE LA TYMPANITE. 3"?

quelquefois uon-seulement que ce viscère poussait en haut la partie contiguê du foie et le diaphragme, mais encore qu'il les empêchait de descendre, et que le malade tombait par suite dans un tel danger, qu'il demandait un secours prompt qui n'avait pas encore été tenté, et qui consistait à préparer sur-le-champ une issue à l'air au moyen d'une longue aiguille qu'on lui enfoncerait dans l'estomac à travers l'hypochondre gauche. Mais je parlerai de ceci plus bas (i). Du reste, vous avez pu remarquer combien Testomac était également distendu sur la femme de Valsalsa dont j'ai rapporté l'histoire (2), et de laquelle j'ai pris occasion d'expliquer la tympanite dans certains cas où elle n'existe pas sans des constrictions convulsives antérieures. Que si par hasard vous aimez mieux vous servir de l'explication de Littre dans tous les cas, je m'y opposerai avec d'autant moins d'opiniâtreté, que dans les progrès de toutes les tympanites il faut toujours revenir à elle, si ce que je disais un peu plus haut est vrai.

24- De cette manière on comprendra bien les causes de la tympanite, soit après une maladie chronique, soit dans une affection aiguë, lorsque l'air raréfié distendra par sa quantité et par sa force les intestins, l'estomac, et par suite les parois de l'abdomen placées sur ces viscères. Mais

, il existe une autre espèce de tympanite; c'est lors-' que le même air raréfié hors de la cavité de ces derniers, distend seulement le ventre. Quand les muscles abdominaux destinés aussi à empêcher que lorsque les choses sont dans l'état naturel c^s viscères ne soient distendus outre mesure, auront été trop relâchés par une cause quelconque, non-seulement ils ne s'opposeront pas à leur distension, mais encore ils devront être mis, à ce qu'il semble, au nombre des causes pour lesquelles ceîie-ci survient plus facilement et est plus considérable. Mais lorsque l'air situé hors de ces viscères poussera l'abdomen trop relâché , celui-ci sera distendu d'une manière d'autant plus prompte et plus forte, que les parois des intestins et de l'estomac ne se trouveront pas opposées à la force de ce fluide, qui n'aura alors à distendre que l'abdomen.

Néanmoins cette espèce de tympanite, soitseule^ soit compliquée avec la précédente, n'est pas fréquente; elle est même si rare, que ni Willis (i), ni Littre (i) ne l'ont vue, et que l'un a même écrit qu'il ne pouvait pas la comprendre, et l'autre que ses expériences la réfutaient entièrement. Quant à moi , je ne nierai pas quelque chose par la raison qu'on ne peut point la comprendre suffisamment, et je ne croirai pas que ce qui n'existe pas

(i) Loco indicatOj n. 23.

(a) Jbid,

DE l'hYDROPISIE ET DE LA^ TYMPAlVlTE. 3g

sur le plus grand nombre des sujets ne puisse avoir lieu sur quelques-uns; et peut-être ces homlïies illustres n'auront-ils pas eu une autre idée, mais seulement elle n'est point exposée d'une manière assez claire.

D'autres au contraire ne doutent nullement que l'air ne puisse se dégager des humeurs épanchées dans le ventre et putréfiées dans cette cavité , principalement sur les corps chez lesquels il n'aura point été convenablement et intimement jjiélé à raison de la violence de la maladie, ou bien qu'il ne puisse provenir de quelque viscère corrompu, ou enfin (et ceci est la supposition la plus probable) des intestins perforés dans quelque partie. Au reste, j'ai dit que c'était la supposition la plus probable, parce que le célèbre de Haller (i) a observé dans VLwe très-grande distension des intestins produite par la violence de cette affection, que l'air s'était frayé une voie à travers leurs parois jusque dans des cellules situées sous la tunique externe. Je me souviens même que l'illustre Spœring rapporta dans les Mémoires de l'Académie Royale de Suède, l'an 17421 à ce que je crois (car je n'avais pas le livre entre les mains lorsque j'écrivais ceci), que sur un homme dont le colon était rempli d'excrémens durs, l'air avait tellement dilaté l'intestin au-dessus de cet obstacle,

(i) Opusc. pathol. , obs, 26,

4o TRENTE-HUITIÈME LETTRE.

qu'ayant fait violence à ses membranes il n'était plus contenu que par la tunique extérieure; en sorte qu'il est facile de comprendre combien il s'en fallait peu à la fin pour que de la cavité de l'intestin il s'échappât dans celle du ventre.

Au surplus, non-seulement l'air, mais encore l'érosion ou la gangrène qui perforent les intestins, peuvent donner issue aux vents, comme cela est arrivé plus d'une fois dans des cas de perforation de l'estomac. C'est ainsi que ce viscère étant perforé dans les deux observations (i) de Camerarius et de Hoyer qui ont été citées plus haut, il lie fut pas étonnant que l'abdomen ayant à peine été légèrement incisé, il s'échappât avant tout des vents, non sans bruit et sans une odeur fétide. Cependant d'autres observations font voir que la même chose peut avoir lieu aussi lorsque les intestins ne sont pas perforés, soit qu'ils se trouvent attaqués de gangrène, comme dans un cas dont parle Méad (2), soit qu'ils tendent à cet état, el qu'ils soient en même temps couverts en dehors d'une humeur de mauvais caractère, et gonflés en dedans par des vents, comme dans une observation qu'on lit dans le célèbre Gulîmann (3), soit qu'il n'existe rien de cela, et que les intestins et l'estomac soient seulement énormément enflés ^

(2) Monit. medic. ^ c. 8.

(3) Eph. N. C, cent. 7, obs. 89.

DE LnYDROPISIE HT DK LA TYMPANITE. /J l

comme dans un exemple de Merrklin (i), soit enfin que l'état, non pas de l'estomac, mais des intestins, se trouve comme il est (Tailleurs sur les sujets sains ^ comme dans une histoire de l'illustre Heister (a). Mais dans ces deux derniers cas, et dans d'autres de cette espèce si par hasard il s'en présente, par quelles voies dirons-nous que l'air pénétra dans la cavité du ventre? Il faut avouer qu'il peut en exister tantôt quelques-unes, tantôt quelques autres que nous ne concevons pas. Mais cependant, puisque nous voyons quelquefois des tumeurs flatulentes dans certains viscères, pourquoi l'air ne pourrait-il pas se rassembler dans la cavité du ventre comme ailleurs? J. B. Fantoni (3) trouva la vésicule du fiel, par exemple, extrêmement gonflée par de l'air renfermé sous sa tunique extérieure; et son fils (4) vit plus d'une fois, ainsi que d'autres, une infinité d'espèces de vésicules de différente grandeur distendues par de l'air sous les membranes extérieures du foie, de la rate, et surtout du mésentère: et il conjectura que comme après la rupture des hydatides l'eau qui continue à s'écouler dans le ventre forme une ascite, de même l'air qui s'échappe quand ces bulles s'ouvrent, doit former une tympanite, si en se séparant

(i)Earumd. dec. 3^ a. 3, obs. 142.

(2) Earumd. cent. 5, obs. 84.

(3) Obs. medic. 18.

(4) In schol. ad eam oit. edit.

4^ TRENTE- H UITIÈME LETTRE.

du sang il ne cesse de se précipiter dans la cavité du ventre.

Au reste, quand même on ne pourrait pas concevoir les causes du phénomène , il est certain qu'on ne pourrait pas nier le phénomène lui-même. En effet, ce même auteur confirme avoir vu sur une adolescente un cas parfaitement semblable à celui que Baillou ( i) observa sur une jeune fille ^ c'est-à-dire la tuméfaction du ventre qui s'affaissa en rendant un grand bruit lorsqu'enfin on fit une ponction après mort. Mais vous comprendrez d'après \e Sepulchretum même (2), que ce qui arriva à Baillou est aussi arrivé à d'autres, et entre autres à Vallesio; vous y verrez en même temps quels sont ceux qui ont rencontré de l'air dans la cavité du ventre, lorsque les intestins (3) étaient distendus par ce fluide, ou lorsque de l'eau était épanchée dans cette cavité (4). Vous concevez d'ailleurs suffisamment d'après les observations plus récentes que j'ai citées un peu plus haut, quels sont les auteurs que vous pourriez réunir à ces derniers. >

25. Pour que vous ne soupçonniez point par hasard que ce que j'ai dit arriva parce qu'on piqua quelque intestin avec le péritoine , auquel ce vis»

(i) Hic in Sepulchr. , obs. 23 , §. 2.

(2) Ibid. , §. I,

(3) Ibid. , obs. 22, J. 4, et in addit, , obs. 76. f/j) Ibid. , obs. 24 j et in addit. , obs. 260

DE l'hYOÎIOPISIF- ET DE LA TYMPANTTE. ^3

cère aurait été exactement contigu à raison de sa distension qui rendait en outre sa paroi extrêmement mince, remarquez que dans les cas où il existait en même temps une ascite il y avait de l'eau entre le péritoine et les intestins, et que dans ceux où il n'existait point d'ascite, il aurait été difficile qu'il ne se fût pas manifesté alors ou dans la suite des indices de la perforation de l'intestin, dont aucun n'a pu être reconnu par moi malgré toute l'attention que j'ai portée dans quelques cas où il m'est arrivé d'observer la même chose. Ajoutez à cela ce que plusieurs observations (i) du Sepulchretum vous apprendront, et ce que la raison confirmera, que l'intestin étant légèrement perforé, l'air voisin du trou s'échappe, tandis que celui qui en est éloigné distend les autres intestins, ou ne sort pas tout de suite, ou que s'il sort promptement, ce n'est cependant pas avqc une telle vitesse que l'on voye s'ensuivre en un instant l'affaissement de tout le ventre, de même que quand une vessie fait explosion ; ce qui a été admis par ces grands hommes que j'ai cités (a), comme vous le reconnaîtrez facilement en bien examinant leurs paroles. Ou bien, si vous n'accordez pas cela, et si vous voulez absolument que l'air s'échappe de tous les intestins dans le même instant où quelqu'un d'entre eux aura été

(i)Obs. 75 cit., etobs. 22^ §,2, etc.

(2) N. 24 ad fin.

légèrement piqué , dites donc comment Guîîmann(i) \gs yil gonflés par des vents bientôt après leur piqûre, ou comment Mercklin (2) en faisant V examen des entrailles après que l'air se fut échappé avec un grand bruit de l'abdomen légèrement incisé, et que le ventre se fut aussitôt affaissé tout entier, remarqua que V estomac avec tous les intestins sans exception était distendu comme une petite outre extrêmement gonflée.

Ajoutez à cela pour terminer cette controverse

une observation rapportée par Heister (3). Une

femme qui avait le ventre très-distendu étant morte

subitement, ce que j'ai dit que Mercldin observa,

arriva aussitôt qu une petite blessure eut perforé le

péritoine; mais les intestins ne se présentèrent pas

distendus par de l'air; au contraire, ce cadavre

était celui sur lequel ils se trouvaient comme ils

sont d'ailleurs sur les sujets sains. Je ne dirai pas

ici que si quelques uns d'entre eux eussent été

distendus auparavant à ce point par des vents

qu'ils auraient renfermés, ils auraient conservé

l'indice de cette distension, soit par leur grosseur,

soit par leur siège. Je dirai seulement que comme

un aussi grand nombre de médecins et<le cl^irur-

giens d'Amsterdam s'étaient rendus à là prière qui

leur avait été faite d'assister à la dissection, et

(1) IN. eod.

(2) Ibid.

(3) Ihid,

DE l'hYDROPISïE ET DE LA TYMPAWITE. ^3

«înire autres le grand anatomiste Ruysch , outre îleister lui-même, qui à la véritéétaitencorejeune, mais qui s'élait déjà distingué dans la même faculté, je ne puis me déterminer à croire que si l'on eût incisé quelque chose au-delà du péritoine, quelqu'un d'entre eux ne l'eût reconnu aussitôt.

Au reste, je ne pense pas que vous attendiez de moi ici que je détruise un autre soupçon dans cette observation et dans d'autres de ce genre appartenant à des auteurs très-célèbres, soupçon qui tendrait à faire croire que l'air dont l'abdomen était distendu, s'était enfin répandu days la cavité du ventre après la mort; car la tuméfaction de l'abdomen avait déjà existé auparavant pendant la vie sur les sujets dont il est question. Quant à ces vésicules pleines d'air que j'ai citées avec Fantoni (i), elles peuvent exister même sur le vivant, comme le prouvent ces tumeurs externes flatulentes que la plupart des chirurgiens admettent dans le scrotum des malades et dans d'autres parties, et qui furent comptées autrefois par Gorgias parmi les j:iernies de l'ombilic, comme vous le lirez dans Celse (2). Je n'ignore pas quels doutes on a élevé tout récemment à ce sujet. Mais je suis persuadé que beaucoup d'air raréfié peut quelquefois se dégager d'une petite quantité d'humeur qui

(2) De med. , 1. 7 ^ c. 14»

/j6 TilENTE-HlJiTlEME LETTRE.

€st en stagnation entre des tnniques; et lorsque J'étais à Venise , ou bien nous nous laissâmes complètement tromper des médecins et des chirurgiens très-expérimentés et moi, ou bien une tumeur assez volumineuse d'une forme circulaire qui s'était développée sur un barbier sous les tégumens communs de l'abdomen , et que j'ai vue depuis parfaitement guérie, était formée par de l'air qu'elle renfermait. Je ne vois pas d'ailleurs facilement comment j'expliquerais sans air ces tumeurs que le célèbre Dan. Hoffmann (i) observa pendant le jour sur une accouchée, qui couraient d'uï^côté et d'autre sous la surface même de l'abdomen en changeant de grosseur, et qui ne se di- Jalaient pas sans bruit, mais qui se dissipaient vers le soir; ce qui dura pendant quelques semaines. Du reste , je sais positivement que le gonflement que Duverney le jeune (2) remarqua à la fin d'une maladie sur une jeune fille, qui augmenta progressivement jusqu'à ce qu'il eut occupé tout le tronc du corps, et qui, si on le comprimait quelque part, faisait éprouver pour ainsi dire la sensation d'un air qui fuyait sous les doigts non sans bruit; je sais, dis-je, positivement que ce gonflement était produit par de l'air qui se dilatait sous la peau; car à peine celle-ci eut-elle été incisée à l'abdomen, qu'il s'exhala une fétidité

(i) Comiîierc. litt, ^ a. 1737, hebd. 11.

(2) Mém. de l'Acad. Roy. des Se. , a. 1704.

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