DE L*HYDROPISIE LT DE LA. TYMPAJVITE
moins de partisans que ceux qui se sont servis d'une simple glande; et parmi ces partisans il y en a même quelques-uns qui ont cherché à rendre cette explication plus probable, en y ajoutant quelque chose. Pour moi, je loue l'habileté de tous ces auteurs; je croirais même que l'opinion de Warthon est fortifiée par cette grande quantité de vessies que Persius (i) avait vues doubles ^ telles quon les enlève sur les carpes ^ parce qu'elles représentaient deux interstices qui n'étaient pas encore séparés , ainsi que par ces cordons transparens corn* posés de petites vésicules enchaînées pour ainsi dire les unes aux autres, que Méad (2) a observés quelquefois en grand nombre dans les eaux des ascitiques. Mais quoique je ne disconvienne pas que l'on ne puisse rapporter d'une certaine manière quelques hydatides à une simple glande, et quelques autres à des interstices de cette espèce, cependant je ne vois pas comment toutes pourraient avoir une telle origine. En effet, il y a long-temps que B-uysch (3) a averti qu'on rencontre quelquefois un grand nombre d'hydatides dans le placenta de l'utérus, où j'en ai vu moi aussi, ainsi que dans d'autres parties dans lesquelles on ne trouve aucuns conduits de la lymphe. C'est pourquoi il
{i) Ihid. , ^, Q.
(2) Monit. med. , c. 8.
(3) Advers. , dec. \, c. 2^ vid, et tlies. %, tab. 5, lig. 3 et seq.